Inside Job VOSTFR. Exil pas que fiscal. La France connait un problème, celui de la fuite d'une partie de sa population, la plus riche et la plus entreprenante, la plus industrieuse, aurait-on dit autrefois. Même si on a du mal à le mesurer exactement, ce phénomène est bien réel, et occupe de plus en plus de place dans les médias et dans le débat public. Il explose même littéralement quand une personnalité connue annonce qu'elle quitte la France pour aller résider en Belgique.
C'est un problème politique grave, car on ne quitte pas son pays pour de simples raisons fiscales, surtout quand les départs sont aussi importants. Le cas de Gérard Depardieu est exemplaire et emblématique. C'est un acteur connu, dont la carrière n'est pas terminée, qui vit en France depuis toujours, qui y travaille car sorti de l'hexagone, il ne pèse professionnellement pas lourd. Il a toujours payé ses impôts en France et on peut penser qu'il a un certain attachement à son pays.
Or, il part. "Je n'aime pas les riches". Friedrich Hayek. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Hayek. Friedrich Hayek Philosophe occidentalÉconomiste autrichien XXe siècle Portrait de Friedrich Hayek. Friedrich Hayek s'est intéressé à de nombreux champs de la connaissance humaine, comme l'économie, le droit, la psychologie, la philosophie ou la science politique. Hayek a vécu en Autriche, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, et a été naturalisé britannique en 1938.
Biographie[modifier | modifier le code] De 1923 à 1924, Hayek est l'assistant du professeur Jeremiah W. Il jouit alors d'une certaine notoriété, qui lui permet d'être invité en 1931 pour une série de quatre conférences à la London School of Economics (LSE) par l'économiste Lionel Robbins. Refusant de rejoindre l'Autriche annexée par les Allemands, il acquiert en 1938 la nationalité britannique. En 1944 paraît son ouvrage le plus lu, La Route de la servitude. En 1950, il quitte la LSE pour l'université de Chicago. Quand la finance échappe aux financiers eux-mêmes ! « La Plume d'Aliocha. Quand la finance échappe aux financiers eux-mêmes ! Allons, puisque nous sommes tous plongés dans la crise des subprimes, autant rester dans le sujet. Je voudrais faire une précision à l’attention de mes lecteurs. Je suis juriste de formation, pas économiste. La presse économique fait appel à mes services pour décrypter une réglementation, analyser un nouveau texte, débattre des mérites d’un projet de réforme.
"A titre d’illustration, on notera que dans certaines banques, en raison du fonctionnement des systèmes d’information, les conseils ne sont plus informés des positions globales de trading mais des positions nettes. Avouez que ça donne le vertige non ? Like this: J'aime chargement… Crise des subprimes : la presse économique en question ? « La Plume d'Aliocha. Un coup d’oeil sur Boursorama m’apprend que le CAC 40 amorce un rebond à la suite du sauvetage d’AIG. Mais pour combien de temps ? La crise n’est pas soldée. Elle a déjà fait bien du dégât depuis l’été 2007. Elle en fera encore.
Une terrible question rôde dans mon esprit : et si la presse économique avait manqué à ses obligations ? Ce que nous savions Aux lecteurs qui se demanderaient si nous savions que cette crise allait survenir, la réponse est non. L’a-t-on assez dit ? Voilà une question délicate qui nécessite d’expliquer comment fonctionne la presse économique. Indépendance intellectuelle ? La question de l’indépendance économique se double de celle de l’indépendance intellectuelle. Mais, me direz-vous, quel rapport avec la crise des subprimes et le rôle de la presse économique ? Faut-il boycotter la presse économique ? Non bien sûr. Like this: J'aime chargement… Révolte et mélancolie, de Michaël Löwy et Robert Sayre Chine trois fois muette, de Jean-François Billeter.
Il est devenu aujourd’hui banal de constater la prise de pouvoir de l’économique sur le social, en général pour la déplorer. Mais, en posant le problème en termes moraux, on le prive trop souvent de son historicité : on oublie que la grande force du système, celle qui explique sa longévité, est de parvenir à donner l’illusion de sa « naturalité », en se présentant comme la grève sur laquelle toute société humaine est destinée à échouer tôt ou tard. Dans Chine trois fois muette (2000), Jean-François Billeter retrace le long processus au fil duquel, à partir de la Renaissance, en Europe, la façon qu’avaient les marchands de voir le monde est devenue la vision universellement partagée, aboutissant à « soumettre l’infinie profondeur et variété du social aux abstractions de la raison marchande ».
Cette confusion entre raison instrumentale et raison tout court nous prive du moyen d’agir sur le développement autonome du capitalisme, car elle reste largement inconsciente. Le consommateur (vraiment) rationnel est-il un rat ? Le premier semestre universitaire se termine déjà et avec lui ce cours de sociologie de L2 AES dans le cadre duquel je me suis intéressé aux conditions de la rencontre entre l'offre et la demande. La sociologie, sur ce sujet, cherche en quelque sorte à ouvrir la boîte noire des fameuses « choses égales par ailleurs » dans laquelle les économistes rangent les facteurs qui ne les intéressent pas en priorité (mais dont ils reconnaissent l'existence de ce fait même).
J'ai beaucoup suivi cette année les travaux de Franck Cochoy (dont celui-ci)... un peu trop même à la réflexion et je réfléchis déjà à améliorer le propos l'an prochain. Pour cela, rien de tel que de se replonger dans la microéconomie, avec, par exemple, le manuel très bien fait de Paul Krugman et Robin Wells, dont les multiples encadrés et études de cas sont autant de pistes de réflexion pour la sociologie et l'anthropologie (qui ne peuvent pas se contenter de refuser le raisonnement économique). Figure 11.9 (reproduction) Des salariés plus productifs, mais moins payés - Travail. Les usages de l'argent. 1Parler de l’argent aujourd’hui, dans notre culture, consiste tout d'abord à entrer dans un monde mythologique, celui de la science économique.
Dans cet univers, les non-initiés voient s'affronter des êtres mystérieux mais infiniment puissants comme l'inflation, la reprise, les investissements... tous gouvernés par la puissance menaçante qu'Adam Smith désigna par l'expression « main cachée ». Ces êtres semblent animés par des motivations qui dépassent de loin la compréhension des simples humains mais leurs actions, comme celles des dieux grecs, sont lourdes de conséquences pour les hommes, qui réalisent alors leur impuissance. Ces affrontements de titans vagues et indistincts semblent avoir lieu hors du temps et de l'espace qui circonscrivent la vie des mortels.
Ils possèdent leurs rythmes propres, ou plutôt leurs cycles, mais ceux-ci sont contrôlés par une fatalité aléatoire. 1 Un phénomène déjà bien illustré dans des cas fort différents par le volume Barter Exchange and Value (...) David Graeber. Untitled. Les inégalités n’ont pas toujours existé. Plus encore, leur apparition est loin d’avoir partout suivi le même chemin que celui emprunté par l’Europe et les Proche et Moyen-Orient, le plus souvent résumé par le modèle de la « révolution néolithique ».
Montrant la volonté de la collection « Passé & Présent » d’élargir son champ chronologique (jusqu’aux périodes les plus anciennes) et au-delà de l’histoire proprement dite (ici, la « préhistoire » et l’ethnologie), cet ouvrage de vulgarisation insiste sur l’importance d’une approche universelle de l’évolution des sociétés dites « primitives ». S’appuyant sur les très nombreux exemples de sociétés étudiées par les ethnologues et les voyageurs alors qu’elles étaient encore vivantes, il montre le cas de sociétés durablement égalitaires ainsi que la variété des chemins empruntés vers l’inégalité.
Dossier de presse Compte-rendu Christophe Darmangeat est un économiste marxiste qui s’intéresse à l’anthropologie : après tout, pourquoi pas ! A. S. S! Introduction à l'analyse économique. Qu’est-ce que la dette ? David Graeber, est un anthropologue états-unien. Il a participé au mouvement altermondialiste et se définit comme anarchiste. En 2011, il a publié une vaste étude sur la dette intitulée Debt : the First Five Thousand Years (‟Dette : les 5000 premières années”) dans laquelle il contredit l’un des fondements des théories économiques en soutenant, entre autres choses, la thèse selon laquelle le système du troc n’a jamais été utilisé comme moyen d’échange principal au cours de ces cinq derniers millénaires.
Par contre, selon lui, le système du crédit et de la dette est très probablement antérieur à l’invention même de la monnaie et ce système suppose, fonde et instaure une relation de pouvoir, de domination, de culpabilité et d’asservissement et que c’est là qu’il faut situer son origine. La plupart des économistes affirment que la monnaie a été inventée pour remplacer le système du troc. Mais vous avez trouvé quelque chose d’assez différent. Intéressant. La compétitivité, ou la loi des multinationales. Depuis les années 90, la compétitivité est devenue le maître mot du discours politique, un véritable mantra. Aujourd’hui encore, depuis le Parti socialiste jusqu’à la droite, la compétitivité serait l’unique voie de sortie de la crise.
Pourquoi au juste ? Parce qu’il n’y a pas le choix. Dans un contexte de libéralisation et de concurrence généralisées, la compétitivité, c’est l’équation gagnante : compétitivité des entreprises = croissance = créations d’emploi. Cette simple équation permet de comprendre comment la compétitivité s’est imposée comme un objectif ultime, un modèle « gagnant-gagnant » : les entreprises, les salariés et les gouvernements, tout le monde y gagne ; c’est la fin de la lutte des classes, sous la bénédiction bienveillante du capitalisme financier.
Cette potion magique ne s’applique pas seulement à l’économie, mais à la société toute entière. Pourtant, la quête de la sacro-sainte compétitivité n’a pas été en pertes pour tous. Le rêve des industriels Frédéric Lemaire. Ras-le-bol de LA compétitivité (néolibérale) ! On a eu droit avec le rapport Attali (début 2008) à un hymne à la « libération de la croissance ». Voici venu le temps de l’invocation de LA compétitivité, source majeure, selon notre Président, de croissance et d’emploi. Tout se passe comme s’il n’en existait qu’une modalité : LA compétitivité. Celle que nous dicte l’univers impitoyable de la guerre économique néolibérale de tous contre tous par tous les moyens, y compris les plus destructeurs de la société et de la planète. Une telle vision signe la défaite du politique, dont l’une des missions devrait être la détermination des règles du jeu économique, donc des règles de la compétition dans la sphère marchande (qui n’est pas la seule, et dont le politique doit aussi circonscrire le périmètre pour préserver des biens communs hors marchés).
La concurrence marchande peut, selon les cas, être raisonnable, équitable, loyale, ou se transformer en jungle où les plus faibles trinquent. Mais on est à l’opposé. CEJ : Le secret qui couvre Goldman Sachs et la BCE. Sécuriser le système financier ? Pas si facile… Le gouvernement présentera le 19 décembre prochain en conseil des ministres sa loi sur les banques. Celle-ci se fixe pour objectif de tirer les leçons de la crise de 2008 et propose notamment le cantonnement dans des filiales autonomes des activités considérées comme spéculatives. Dont acte. Au passage, le projet de réforme renforce les pouvoirs des deux gendarmes compétents pour surveiller la finance en France, l’AMF qui s’occupe des marchés financiers, l’ACP qui est en charge des banques.
Fort bien. Pour mémoire, la loi dite de régulation bancaire et financière, adoptée en octobre 2010, donc sous le précédent gouvernement, avait déjà resserré les boulons. Le dossier législatif permettant de comprendre les objectifs du texte et de suivre son processus d’élaboration est ici (que faire d’autre par un week-end gris de décembre que lire des documents techniques et roboratifs, je vous le demande !). Venons-en plutôt à la surveillance.
Question : que font les gendarmes financiers français ? Benjamin Coriat, économiste atterré : « Mittal s’en est bien tiré » | Rue89 Eco. Déçu par l’abandon de l’idée d’une nationalisation, Benjamin Coriat reproche au gouvernement de céder à « toutes les demandes des lobbys patronaux ». Un salarié d’Arcelor Mittal, après l’annonce de Jean-marc Ayrault, le 30 novembre. (Jean-Christophe Verhaegen/AFP) Il n’y aura pas de nationalisation temporaire du site sidérurgique de Florange. L’annonce de Jean-Marc Ayrault vendredi a cassé le projet d’Arnaud Montebourg. Une nouvelle couleuvre pour le ministre du Redressement productif. A tel point qu’il était légitime de se demander s’il n’allait pas démissionner. Ce samedi soir, invité au au journal télévisé de TF1, Arnaud Montebourg a balayé cette éventualité. « Si j’avais du me sentir désavoué, je n’aurais pas été seul car plus de 63 % des Français soutenaient cette proposition [de nationalisation, ndlr] » Il a aussi assuré qu’il gardait en tête son idée pour jouer le rapport de force avec Mittal. « La question de la nationalisation reste sur la table. une arme dissuasive. » Ah oui...
Milton Friedman n’est pas mort, par Serge Halimi. Avec Friedrich Hayek, Milton Friedman est sans doute le penseur qui aura le plus inspiré la révolution néolibérale. Son décès, le 16 novembre dernier, n’en marque nullement la fin, comme le démontrent à la fois les niveaux particulièrement élevés de rémunération du capital et les orientations monétaristes de certaines banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) en particulier. Outre son influence intellectuelle, Milton Friedman fut un combattant.
S’il a prétendu que seule « la force des événements » expliquait le triomphe de ses idées, il n’aura rien laissé au hasard. Dès 1947, il participe avec Hayek, mais aussi George Stigler et Maurice Allais, tous futurs prix « Nobel d’économie » (1), à la création de la Société du Mont-Pèlerin, une « boîte à idées » dont l’objectif déclaré était de refouler le socialisme, mais aussi plus largement la « pensée unique » keynésienne alors en vogue en Europe et aux Etats-Unis. Mission accomplie aujourd’hui. L’orthodoxie a changé de camp. Milton Friedman. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Friedman.
Milton Friedman Photographie représentant Milton Friedman. Milton Friedman a inauguré une pensée économique d'inspiration libérale dont les prescriptions s'opposent de front à celle du keynésianisme. En réponse à la fonction de consommation keynésienne, il développa la théorie du revenu permanent. Avec cette théorie et l'introduction du taux de chômage naturel, Friedman remet en cause le bien-fondé des politiques de relance qui, pour lui, ne peuvent que provoquer de l'inflation contre laquelle il faut lutter.
Ses idées se diffusèrent progressivement et devinrent populaires parmi les milieux politiques dans les années 1980, influençant profondément les mouvements conservateurs et libertariens américains. Biographie[modifier | modifier le code] Jeunesse et formation[modifier | modifier le code] Le campus de l'université de Chicago Travail au niveau fédéral[modifier | modifier le code]