Outrages à la presse?
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Un mois après son altercation avec l’étudiant en journalisme de Sciences Po, J.L Mélenchon nous a accueilli dans son antre du Parti de Gauche. Avec sa gouaille légendaire, le tribun de gauche expose sa vision d’un système médiatique qu’il juge en pleine déliquescence… Extraits de l’édito précédent : A l’instar de la stratégie mitterrandienne de 1974 à l’égard de l’ORTF, J.L Mélenchon cherche à « discréditer l’avis médiatique » dès qu’il en a l’opportunité, et, plus profondément, à le désacraliser aux yeux d’une opinion publique qui prend trop souvent l’information officielle pour argent comptant. En octobre dernier, il confiait ainsi aux journalistes de l’émission Arrêt sur Images : « Chaque fois que j’augmente le nombre de gens qui ne croient pas à ce qui est écrit dans la presse, j’augmente la taille de mon camp. Car si le peuple croit ce qui est écrit dans la presse, je n’existe plus… »
Par LAURE EQUY Il s’est payé le luxe de dédoubler son meeting. Le premier dehors, sur un pupitre donnant sur l’un des boulevards de la Place de la République (Paris), puis à l’intérieur du théâtre Dejazet.
Dans son livre-programme à paraître la semaine prochaine, Qu'ils s'en aillent tous (Flammarion), Jean-Luc Mélenchon se donne pour mission, entre autres, de «libérer les médias» et de mener «une révolution citoyenne» en leur sein pour «les émanciper».... La télévision, en particulier, qui «présente une société totalement imaginaire», qui aurait «un dégoût pour le peuple réel» et qui constituerait pour sa formation «un rude barrage politique». Le président du Parti de gauche a fait des médias son champ de bataille de prédilection. Dernière victime en date, David Pujadas, présentateur du JT de France 2, traité par Jean-Luc Mélenchon de «salaud» et de «larbin». Le député européen, ancien sénateur socialiste, a prononcé ces injures le 21 avril 2009, devant les caméras du journaliste et documentariste Pierre Carles, lors du tournage de Fin de concession , un documentaire sur les médias programmé pour sortir le 27 octobre.
A travers l'objectif d'un étudiant en journalisme traquant le clash au camescope, Jean-Luc Mélenchon s'attaque à la « sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier ». Le ramdam est parti. 230.000 visionnages. Aussi sec, le président du Parti de Gauche se prend quelques salves éditoriales, radiophoniques télévisées de la part de ceux qu'il appelle " la meute ". Parallèlement, il suscite un pic d'intérêt " inespéré " chez ceux qu'il met en cause. Le 14 avril dans la foulée de son "pas d'excuses Tour", curieux de ce jeu paradoxal mêlant mépris et "soif d'en être" qu'il entretient avec la société du spectacle, de ses réflexions sur la mutation du journalisme (qu'il a exercé) s'alternant aux admonestations contre les intéressés, 4 blogueurs ( Sebmusset , Vogelsong de Piratages , Mancioday de Reversus et Bruno-Roger Petit du Post.fr ) discutent avec JLM durant une heure sur ces thèmes occupant une place croissante dans son discours politique .
Il y a quelques semaines, J.L Mélenchon s’était entretenu avec des blogueurs pour exposer sa vision de la politique et des médias. Avec sa gouaille légendaire, le tribun du Parti de Gauche s’en était pris au système médiatique, qu’il juge « perverti », afin de mieux se poser en alternative d’une société capable de s’éroder… La vérité est un mensonge