Ce que Sarkozy savait de DSK. Le Monde | • Mis à jour le | Par Ariane Chemin C'est un déjeuner de copains, deux semaines avant le scandale du Sofitel. Bernard Squarcini, le patron du renseignement intérieur, retrouve autour d'une table Julien Dray, le député socialiste de l'Essonne, et Max Torossian, le nouveau chef d'état-major de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). "Toto", comme l'appellent ses amis, est l'homme de confiance de Bernard Squarcini à la DCRI.
Mais ce "flic de gauche" est aussi un "pote" de Julien Dray depuis que, dans les années 1980, aux Renseignements généraux de la Préfecture de police de Paris, il avait été chargé de "suivre" SOS-Racisme. "Le bois de Boulogne, on n'est pas derrière ça, glisse Bernard Squarcini dans la conversation : Ce n'est pas mon truc. On ne fera pas une campagne sale. Le bois de Boulogne ? DSK reprendra ses activités d'économiste lundi à Pékin.
Affaire du Carlton: l'ancien cadre d'Eiffage entendu par les juges d'instruction. L'ancien directeur d'une filiale du groupe de BTP Eiffage David Roquet, mis en examen dans l'affaire de proxénétisme en lien avec l'hôtel Carlton de Lille, a été entendu mardi par les juges en charge du dossier, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Lille. Ancien directeur de Matériaux enrobés du Nord, une filiale du groupe Eiffage, David Roquet est notamment soupçonné d'avoir réglé des frais liés à des parties fines avec des prostituées auxquelles Dominique Strauss-Kahn aurait participé. Il a été mis en examen pour «proxénétisme aggravé en bande organisée» le 14 octobre et placé en détention provisoire. Il était entendu mardi pour la première fois sur le fond du dossier depuis sa mise en examen.
Son audition, qui a duré toute la journée, s'est achevée vers 18H30, a précisé le parquet. M. Roquet, qui avait dans un premier temps été suspendu, a été licencié par Eiffage, ainsi que son supérieur hiérarchique, selon le directeur général du groupe de BTP Pierre Berger. Wikileaks s'attaque à la surveillance des réseaux.
C’est un nouveau marché directement issu de l’économie numérique, il pèse aujourd’hui 5 milliards de dollars. Pourtant, il apparaît rarement sur le devant de la scène et préfère une discrétion toute stratégique. L’industrie de la surveillance et de l’interception des communications n’aime en effet pas trop la lumière. Pour une raison bien simple : ses clients sont souvent bien peu recommandables. Si l’utilisation de ces technologies est étroitement surveillée dans les démocraties, leur commercialisation vers les pays moins regardants sur les droits et les libertés n’est pas ou peu réglementée.
Rien d’étonnant à ce que ce secteur soit la nouvelle cible de WikiLeaks, qui, pour son retour aux affaires après quelques mois de silence et malgré une situation financière difficile ( lire l'article ), vient de rendre public 287 documents internes et commerciaux de ces acteurs de l’armement numérique. Mais que disent-ils, tous ces documents ? Pseudos. Lire les réactions à cet article. Le voisin de DSK au Sofitel, un «homme d'affaires français en vacances» Qui était donc dans la chambre 2820, que Nafissatou Diallo a visitée trois fois avant de se rendre dans la suite 2806 de l'hôtel Sofitel, où se trouvait Dominique Strauss-Kahn?
Selon une source proche de l'enquête contactée lundi par Libération, l'occupant de la chambre 2820, qui se trouve de l'autre coté des ascenseurs, était un «homme d'affaires français». Cette même source, qui a accepté de parler sous couvert de l'anonymat, n'a pas voulu donner l'identité de l'homme d'affaires mais a précisé que celui-ci avait déclaré aux enquêteurs «qu'il était quelques jours en vacances à New York».
La source contactée par Libération a toutefois refusé de préciser s'il pouvait y avoir un lien direct entre DSK et l'homme d'affaires en question. Les examens des clefs électroniques du Sofitel avaient permis de déterminer que Nafissatou Diallo s'était rendue à trois reprises dans la chambre 2820 avant de rejoindre la 2806. Fabrice ROUSSELOT De notre correspondant à New York.