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Crise 2007-?: évolution économique et sociétale

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BOUCHE BÉE. Billet invité.

BOUCHE BÉE

La mesure est loin d’être prise : réduire la crise financière actuelle à sa dimension purement européenne ou bien même aux péripéties d’un désendettement massif auquel tous les pays sont confrontés sans avoir de solution, chacun à leur manière, c’est ne pas voir que la désagrégation de la machine à fabriquer de la dette se poursuit et qu’elle ne pourra pas en tout état de cause retrouver son rendement. Selon l’OCDE, toutes les grandes puissances économiques sont simultanément en phase de décélération, depuis les États-Unis jusqu’à la Chine et le Brésil, en passant par l’Europe et le Japon. Un tel symptôme ne reflète pas la conséquence d’un désendettement qui n’a à peine que commencé, quand c’est encore le cas.

Un train peut en cacher un autre. Dans un contexte déjà marqué par l’émergence de pays désormais devenus de grandes puissances économiques, qui impose de lourdes reconsidérations, le capitalisme financier va devoir trouver un autre modèle ou bien passer la main. Crises de la dette : la fin d’une idéologie. L'actualité internationale fut, ces dernières semaines, pour le moins chargée.

Crises de la dette : la fin d’une idéologie

Fidèles à leur bipolarité, les médias se déchaînent sur l’intervention russe en Crimée, diabolisent celui qui était jusqu’alors admiré et polarisent les opinions entre pro-Obama et pro-Poutine, oubliant par-là que les deux ne jouent que les mains qu’on leur a servi. Justement, il y a une partie de cartes qui n’est que trop peu évoquée, car souterraine, et au sein de laquelle tous les coups, même les plus tordus, sont permis.

Cette partie se joue dans le cyberespace, et fait rage depuis déjà quelques temps. ### Uroboros et cartes de crédit : l'émergence russe Cela a été évoqué au début du mois par les spécialistes : un malware, probablement en vadrouille… [Lire la suite] Une alternative à l’austérité budgétaire : le plan Stiglitz. Ce sera le choc de politique économique de l’année 2011 : les pays européens réalisent, enfin, la coordination de leur politique budgétaire.

Une alternative à l’austérité budgétaire : le plan Stiglitz

Malheureusement, c’est pour engager tous en même temps des politiques d’austérité qui vont tuer la demande intérieure de la zone. Pouvait-on faire autrement dans la mesure où il était nécessaire de maîtriser les déficits pour empêcher un dérapage incontrôlable des dettes publiques ? Oui. Comme le souligne l’économiste Patrick Artus, l’Europe pourrait connaître en 2011 non pas une simple croissance faible mais un effondrement de l’activité. La probabilité en est accrue du fait de la réaction négative de la demande intérieure que produiront les politiques massives d’austérité budgétaire engagées sur le continent. Compte tenu du besoin de maîtriser les déficits pour empêcher une progression incontrôlée des dettes publiques, l’Europe était-elle condamnée à subir ce multiplicateur d’austérité ?

"Inside Job", le film qui permet (presque) d'apprendre la vérité sur la crise financière. "Un crime commis de l'intérieur", InsideJob, le long métrage de l'américain Charles Ferguson porte bien son nom.

"Inside Job", le film qui permet (presque) d'apprendre la vérité sur la crise financière

Ce documentaire a pour dessein de dévoiler l'effrayante vérité qui se cache derrière la crise de 2008. Par une série d'entretiens avec les grands acteurs de la finance américaine, des hommes politiques et des journalistes, le réalisateur tente de retracer l'émergence d'une industrie scélérate, la finance, qui pendant des années se serait goinfrée sur le dos de ses concitoyens. Des banques capables de parier sur l'écroulement des produits financiers qu'elles vendent à leurs propres clients. Lordon et le capitalisme "waoow", d@ns le texte. Dynamiques de la crise. Billet invité.

Dynamiques de la crise

La chute libre du système capitaliste financier a été freinée (non sans mal et à quel prix), sa stabilisation reste à démontrer, mais la discussion sur ce qui va lui succéder ne fait que s’engager. Les événements historiques qui se déroulent sous nos yeux ont surpris par leur ampleur, ils vont au moins autant le faire par leur durée. Sans que l’on perçoive clairement, dès aujourd’hui, ce qui pourra en être l’issue. Avec au moins une certitude, sans que nous en rendions nécessairement compte : les faits que nous vivons sont déterminants, pour employer un mot démonétisé à force d’être utilisé, mais nous ne savons hélas pas en quel sens. Nouvelle échappatoire vers le haut. Billet invité.

Nouvelle échappatoire vers le haut

Le FMI s’essaye depuis quelques mois à son nouveau rôle, attribué par le G20 de Londres. Notamment lorsqu’il s’efforce au langage de la vérité, froissant parfois des ailes au passage, expliquant alors sur tous les tons et dans toutes les occasions que le redémarrage de l’économie ne sera pas possible tant que la situation du secteur bancaire ne sera pas assainie. Il vient de franchir un nouveau pas en annonçant la distribution à ses 186 Etats membres, dès la fin de ce mois et au prorata de leurs droits de tirage spéciaux, de 283 milliards de dollars de DTS (1).

L'’économie mondiale marche en crabe. Billet invité.

L'’économie mondiale marche en crabe

A en croire Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, nous étions « en chute libre » et nous n’y sommes plus, notable progrès, il faut en convenir. Finance, puissances... le monde bascule, par Martine Bulard (Le. Washington perd l’initiative Les uns après les autres, les chiffres de l’emploi tombent : 6 000 suppressions chez Renault, 1 600 chez Nissan, 3 500 chez Daimler-Benz.

Finance, puissances... le monde bascule, par Martine Bulard (Le

Dans la construction, les licenciements s’accélèrent. Alors qu’aux Etats-Unis 159 000 postes sont passés à la trappe en septembre, en Chine le ralentissement est patent. Selon le Bureau international du travail (BIT), le chômage devrait toucher 210 millions de personnes dans le monde d’ici à la fin 2009 ; 20 millions de plus qu’actuellement. Des mystères sans grand mystère. Quand, de manière incorrigible, il ne nous est pas encore une fois annoncé les lueurs de l’aube de la reprise, comme si cette incantation pouvait tenir lieu de politique (même si elle devait être finalement exaucée), il nous est promis pour la suite des événements une longue période de faible croissance (sans nous expliquer pourquoi, rajoutant du mystère au mystère.)

Des mystères sans grand mystère

Il n’est pourtant pas possible d’échapper au débat, qui va rebondir, non seulement sur la réalité de cette reprise tant attendue comme une sorte de miracle, mais également sur la forme qu’elle va emprunter. Nous y revenons donc : « L » ou « W » ? Une croissance pour longtemps atone ou une mini-reprise suivie d’une nouvelle récession ? Sortie de crise : le retour du baratin. GEAB N°37 est disponible! Crise systémique globale : A la poursu. Conseils et recommandations stratégiques: 1/ A quels indicateurs. Dans le cadre du changement historique de référentiel actuellement en cours, il est essentiel de se focaliser sur le réel, en s'attachant uniquement aux indicateurs et informations provenant, d'une part, des activités économiques (et non pas des activités financières), et, d'autre part, des opérateurs économiques eux-mêmes (et non pas des gouvernements ou des lobbies).

Conseils et recommandations stratégiques: 1/ A quels indicateurs

Lettre ouverte / Sommet du G20 de Londres: la dernière chance av. Installés dans la crise et la déflation rampante, par François L. Billet invité. Nous sommes désormais installés dans la crise sans savoir comment en sortir, c’est la seule constatation solide possible dans l’état actuel des choses. Déflation ou pas ? Billet invité. C’est le sujet de la rentrée. Quadratures du cercle. Billet invité. C’est avec des mots choisis que les temps prochains nous sont contés. « USA : le patron de la banque centrale mise sur une reprise à court terme » titrait hier encore une dépêche d’agence, à propos de la réunion des banquiers centraux de Jackson Hole (Wyoming) ; mais seule la lecture de celle-ci nous apprenait toutes les réserves que Ben Bernanke mettait à la réalisation de cette perspective, ainsi que la modestie de la reprise pour laquelle il formulait ses vœux. Au fil de la lecture des titres de la presse internationale, il est flagrant de constater combien de nombreux journalistes, ces temps-ci, aimeraient bien pouvoir annoncer de bonnes nouvelles.

Le syndrome Japonais. Billet invité. Parmi les certitudes qu’il est envisageable de partager à propos de cette année à peine entamée, si toutefois un tel réconfort est recherché, il en est une à propos de laquelle on ne risquera pas de se tromper. Ce sera la montée en puissance des déficits publics, occasion d’une sourde et insistante campagne destinée à convaincre de l’inéluctabilité des sacrifices qui nous attendent et auxquels nous allons devoir nous résoudre. Une fois que la responsabilité de ceux qui sont à l’origine des déficits sera autant que possible estompée, ce qui n’est pas très bien parti. Si on écoute le choeur des sirènes du FMI, de la BCE et de l’OCDE – qui ont pris les devants -, les formules employées pour inciter les gouvernements à s’engager dans cette voie sont d’une prudence de Sioux, exprimant combien le sujet est délicat, à manier avec précaution, risquant même d’être explosif.

Dans l’immédiat, les trois coups de la bataille du déficit vont retentir. Une double impasse financière. Billet invité. Discrètement, le gratin de la finance mondiale s’est réuni à Bâle ce week-end, sous les auspices de la Banque des règlements internationaux (BRI). Présentée comme une réunion de routine, cette assemblée trimestrielle de la BRI ne l’est toutefois certainement pas, ne serait-ce qu’en raison de la présence de très nombreux représentants des mégabanques, qui y ont été conviés. Que ce soit pour les chapitrer ou leur demander leur soutien, cela risque fort d’être sans effet dans les deux cas. Un peu comme ces récentes et naïves missions en Chine qui avaient pour objet d’obtenir une réévaluation du yuan. A noter toutefois que les Pdg de Goldman Sachs et de JP Morgan semblent avoir décliné l’invitation, non sans désinvolture. Arrêtez les dépenses gouvernementales... et la reprise s'arrête.

La diplomatie des T-Bonds. Billet invité. Treasury Bond. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Trappe à liquidité. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Carry trade. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La peste ou le choléra. Le bal des vampires. L’'impardonnable est arrivé.

Billet invité. Rien d’un tant soi peu concret n’est sorti de la réunion du G8 qui vient de se terminer en Italie et qui a réuni les ministres des finances de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de la Russie et du Japon. Même les meilleurs expédients ont une fin. Le crédit carbone, relais de croissance de l’« industrie financi. International Accounting Standards Board.

Déflation. Inflation. Stagflation. Groupe Caisse d'épargne. Banque populaire. Banque mondiale. Est-ce la fin du « laisser-faire » ?, par Laurent Cordonnier (Le.

AIG: bénéficiaires secrets du sauvetage

Réformes financières que reste-t-il des États ? La crise, la finance, l'univers et le reste. La machine à concentrer la richesse, lundi 6 – mardi 7 février 2012. C'est pas la crise finale? Le vif du sujet. Elle tourne et elle rode. Des paradoxes qui prennent tout leur sens. Cessons de nous ruiner pour sauver les riches, par. Une impuissance inavouable. Gagner du temps pour toute politique. Catch 22 (roman) Catch-22 (logic) Banques zombies et retour du culte du Vaudou, par Paul Krugman. « Too Big To Save ? » Problèmes de riches. Les oligarques montent en puissance. Microcrédit, macro-usurie. Comment on devient l’« anthropologue de la. Paul Jorion, Vers la crise du capitalisme américain. Paul Jorion : Vers la crise du capitalisme américain ?

Vers la crise du capitalisme américain ? (Paul Jorion, 2007) La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire. La crise vue par Paul Jorion - Nonfiction.fr le portail des livr. "La Crise" de Paul Jorion (Fayard) : bonnes feuilles - Nonfictio. YouTube - Peter Schiff Was Right 2006 - 2007 (2nd Edition) Krugman, d'une crise à l'autre - La vie des idées. Quelle régulation pour sortir de la crise ? - La vie des idées.

L’État de l’après-crise - La vie des idées. Mais qui sont donc ces économistes ? - La vie des idées. La Grande Crise. La Californie en cessation de paiements. La Californie en état de cessation de paiement. The truth about California Brett Arends' ROI. Dubaï, l'heure des soldes - SoBiz, le business expliqué à ta soe. Dette du tiers monde : Vers une nouvelle crise ?(1/2) Dette du tiers monde : Comment mettre fin à ce problème ?(2/2) Une crise toujours sans fonds. La crise revient. Subprime : la deuxième vague arrive. Troublante liquidation des stock-options chez les grands patrons. Pire que la Grande dépression... La Grande Crise s'auto-alimente. La « reprise » aux États-Unis.

USA : les classes moyennes lessivées.

Oui, mais celà fait longtemps que ce déséquilibre grandit, en France comme au États-Unis d'ailleurs. La vidéo de Peter Shiff aussi dans cette perle donne une raison : manque d'épargne. Il faut voir aussi que si les gens n'épargnent pas c'est souvent aussi car leur salaires ne le leur permettent pas. C'est ce que certains articles à propos des retraites dans ma perle Politique sociale explique aussi, en France depuis plusieurs années les salaires n'ont pas autant augmentés qu'ils auraient du, dès lors on se retrouve avec une diminution de la classe moyenne. Ce qui est grave bien entendu c'est que les politiques des partis de droite comme de gauche ne font pas grand chose pour l'éviter or si les gens n'ont pas les moyens, pas de consommation, pas de rentrer des impots, pas de moyens de l'état (vu que c'est cette classe de population qui ammène une grosse partie). Qu'ils décident par la suite de sabrer dans les indispensables sociaux : éducation, santé, retraites, m'écoeure. – objectifmars

Les heures les plus sombres pour les uns, une époque faste pour les autres par Alexander Cockburn * Crise économique.