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Europe: Grèce et autres problèmes, solutions?
Le cas d’école Irlandais permet de faire une triple démonstration : 1- La dette publique n’a strictement rien à voir avec l’augmentation des dépenses sociales, l’augmentation des salaires des fonctionnaires ou de l’emploi public Mais, d’ores et déjà, 35 milliards du « plan d’aide » de l’Union européenne et du FMI sont destinés à combler le gouffre sans fond des pertes bancaires irlandaises.
L'Irlande un cas d'école
EN EUROPE AUSSI, LES FAITS SONT TÊTUS L’Irlande vient de rejoindre la Grèce dans le camp des pays européens dont il est très probablement devenu inévitable qu’ils fassent défaut sur leur dette obligataire. Le Portugal entre dans la zone des tempêtes après avoir réussi un temps à l’éviter en se faisant tout petit. Le risque monte que d’autres pays comme l’Espagne et l’Italie les rejoignent, ce qui serait pour l’Union européenne – et pas seulement la zone euro – une toute autre affaire. Billet invité. Cette perspective n’a rien d’alarmiste, si l’on entre dans le détail.
En Europe aussi, les faits sont têtus, par François Leclerc
En pleine crise de la dette européenne , devant les menaces pesant sur l’économie américaine et les difficultés des États-membres de l’Union à proposer des mécanismes efficaces contre la méfiance des marchés envers les économies grecque, irlandaise, portugaise et espagnole, une idée revient assez fréquemment dans la bouche et la plume de certains citoyens : supprimer la dette des pays européens ; pas seulement celle de la Grèce, mais bien celles de tous les États-membres (y compris la France). La force de cette idée est sa simplicité, pour ne pas dire son simplisme. La dette européenne pose problème? Hop, on l’efface ; plus de dette, plus de problème, plus de crise. CQFD.
Supprimer la dette européenne, réelle possibilité ou fausse bonne idée? (1/2) : un précédent historique, le cas argentin | Intelligence-strategique.eu
Supprimer la dette européenne, réelle possibilité ou fausse bonne idée? (2/2) : la légitimité de l’endettement public en question | Intelligence-strategique.eu
Mais revenons à la dette européenne. Si l’on s’inspire du cas argentin, on pourrait croire que rien n’empêche la Grèce de se déclarer insolvable, et d’imposer des réductions de capital forcées à ses créanciers. D’ailleurs, peu importe la solvabilité réelle ; rien ne peut forcer un État souverain à adopter un comportement économique particulier s’il en a décidé autrement.
Peut-on encore relancer la croissance en Europe ? - Contre-Feux.com
Voilà plus de 20 ans que la croissance économique est structurellement plus faible en Europe que dans le reste du monde. En soi, cela serait peu inquiétant si les crises et récessions étaient également plus modérées. En effet, l’Union européenne pourrait être une région moins inégalitaire et plus solidaire que le reste du Monde où les pays récemment intégrés connaitraient un certain dynamisme leur permettant d’entrevoir un rattrapage économique rapide et où le modèle social permettrait à chacun de vivre décemment, d’avoir accès aux soins et à l’éducation… C’est en tout les cas ce que nos décideurs nous ont "vendu" pendant des années pour justifier cette croissance qu’ils qualifiaient souvent de "molle". Mais voilà, cette justification se heurte aujourd’hui à plusieurs contradictions et surtout elle masque mal les risques à venir quant à l’évolution de la situation économique en Europe.
Dans toute l’Europe, la diminution du coût du travail apparaît de plus en plus comme au centre de la stratégie suivie par les dirigeants européens. En application de l’analyse selon laquelle il faut ainsi accroître la compétitivité pour relancer la croissance ; une pirouette que la Grèce a le redoutable honneur de réaliser en premier, afin d’éviter à l’Allemagne d’infléchir son propre modèle tourné vers l’exportation. Celui-ci s’appuie sur des salaires contenus sur son sol et le développement de la sous-traitance dans les pays d’Europe Centrale et de l’Est à bas salaires. Pour le reste, il faut encore et toujours gagner du temps, ce à quoi la BCE s’emploie. En inondant de liquidités le système bancaire européen, elle est parvenue à détendre un peu le marché obligataire (sauf pour le Portugal), en attendant la suite.
Ils Ne Veulent Pas En Démordre, par François Leclerc
L'Europe fonctionne par la croissance or nous atteignons un plateau : l'environnement ne peut soutenir une croissance continue, les conditions économiques càd crédit facile et nouveaux marchés à exploiter et industrielles càd travail peut cher ne sont plus là. by Feb 7
"La BCE constate elle-même que le crédit aux entreprises et aux particuliers diminue. Afin de reconstituer leurs fonds propres, les banques contribuent à la récession dans un monde qui dépend de la croissance comme d’une énergie vitale, car il a été ainsi calibré."
"Cette variante n’abandonne pas le cœur de la stratégie poursuivie, la recherche illusoire d’une compétitivité reposant sur la diminution du coût du travail, dans un monde où celui-ci est à bas prix et le demeurera longtemps."
"si la machine à faire de la dette et du crédit ne peut plus prétendre aux mêmes performances, son mécanisme brisé, ne va-t-on pas accélérer le déclin des pays avancés, dont la croissance repose sur la consommation ? Pour déséquilibrer encore plus le monde, car le succès des pays émergents repose sur leurs exportations vers les premiers, leur marché intérieur ne pouvant pas prendre le relais sans une profonde réorientation de l’appareil de production et d’importantes remises en causes sociales." by Feb 7
La révélation il y a quelques jours du fait que Goldman Sachs a aidé la Grèce à cacher le montant de sa dette à l’aide d’un swap de change trafiqué (le contrat tel qu’il est décrit visait simplement à déguiser un prêt à long terme en un swap , nous ramenant aux plus beaux jours des falsifications ingénieuses que la firme Enron avait orchestrées en son temps [1]) et que des tractations en vue d’arrangements du même genre étaient encore en cours en novembre dernier, constitue pour l’opinion publique – il faut l’espérer –, la goutte qui fait déborder le vase. Dans un billet publié hier, Simon Johnson , l’ancien économiste en chef du FMI, réclame une commission d’enquête qui examinera les conditions dans lesquelles Goldman Sachs a opéré et déterminera si la firme a été impliquée dans d’autres « arrangements » du même type. Goldman Sachs se trouvait déjà sur la sellette.
L'’affaire d'’État Goldman Sachs
Qui était au courant dans les instances communautaires et gouvernementales européennes ? D’autres pays auraient-ils procédé de même ? D’autres banques se seraient-elles prêtées à de telles opérations ? Pour répondre à ces questions, il n’est envisagé, aujourd’hui, qu’une banale demande d’information au gouvernement grec de la part d’Eurostat – l’organisme chargé de centraliser les données économiques et financières des pays membres de la zone euro – et qu’une enquête très indécise menée depuis Bruxelles. Les grosses voix qui comptent, celles de Jean-Claude Trichet et de Jean-Claude Junker, ont d’autorité et d’entrée de jeu évacué l’idée que d’autres pays pourraient avoir joué au même jeu interdit que la Grèce (en précisant, à tout hasard, « à ma connaissance »).
Le brouillard des comptes se dissipe
Les pratiques qui sont véhémentement reprochées à la Grèce se sont en fait très largement répandues dans toute l’Europe durant les deux dernières décennies, au point de devenir banales. Non sans profiter aux mégabanques, qui touchent d’importantes commissions, élargissent leur domaine d’intervention et se créent une nouvelle clientèle, captive. Chargeant d’autant la machine à faire de la dette avec un nouveau combustible, car celle-ci est exigeante et en épuise les gisements. Les règles les plus élémentaires de la comptabilité publique, rappelées pour mémoire, ayant pris un sérieux coup de vieux au passage.
Les États jou(ai)ent aussi en bourse leur dette
Des investisseurs «floués» par les montages d’Athènes
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La Grèce, Moody’s et le destin de la zone euro
Ce thème du pouvoir exorbitant des agences de notation, je l’avais déjà abordé le 1er février dans une chronique pour BFM Radio que j’avais précisément appelée Un pouvoir véritablement exorbitant mais je ne parlais alors qu’en termes généraux. Parlons maintenant en termes spécifiques. Ce qui va nous ramener… à la Grèce, bien entendu.
Mise sous pression, la Grèce a dû démontrer qu’elle avait un plan de redressement approprié. L’Europe et ses membres lui ont d’ailleurs fait la leçon : si elle ne parvient pas à réduire son déficit à 3% du PIB d’ici 2012, les sanctions tomberont. Il n’est initialement fait aucune allusion à une quelconque aide de la part de l’Europe.
L'euro à la merci des banques
Europe Economie européenne Energies
Le monde immorale de la finance
Les estimations du sénateur UMP Alain Vasselle dans son rapport indiquent que, pour faire face, la CRDS aurait alors dû doubler d'ici 2012. Ce qui aurait fait désordre, alors que la campagne présidentielle se profile. Il fallait donc trouver le moyen de financer la dette sans que cela n'apparaisse, ni dans les charges de l'Etat, ni dans les comptes de la Cades. Mais tout cela ne suffit déjà plus : il a fallu en effet trouver une solution pour les 26,5 milliards d'euros de déficit qui se sont ajoutés en 2009.
Comment la France escamote 120 milliards d’euros de sa dette | R
Agences de notation vs États
Les problèmes rencontrés par la Grèce ne devaient donc pas influer sur la santé des autres états de la zone euro. Il ajoutait même que la crédibilité des pays concernés se jugerait à l’aune de leurs capacités à maintenir les plans de relance car la croissance était jugée encore trop faible. Dès lors, comment comprendre qu’un mois plus tard, la même agence Fitch, société appartenant à FIMALAC, détenue majoritairement par M. Ladreit de Lacharrière, puisse annoncer ‘brutalement’ quasiment l’inverse de ce qu’il avait pu déclarer préalablement ? L’approfondissement brutal de la crise grecque aurait-elle fait changer d’avis son patron ?
Islande et Grèce premières initiatives
Islande et Grèce cas tests européens
Cas tests Islande et Grèce ratés
Marrant comme tout le monde évite soigneusement d'aborder la question de l'origine du creusement soudain des déficits publics. Plus un mot sur le plan de sauvetage des bankdits, on reste pudiques sur le retour du grand casino planétaire et des bonus en platine qui viennent directement de notre argent et on préconise, comme d'hab, que les populations se serrent la ceinture quelques crans de plus. Pourtant, on sait très bien où est l'argent, suffit d'aller le chercher. by Feb 27
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