Branle-bas de combat sur le stockage géologique de déchets nucléaires. A six mois du débat public sur le stockage géologique des déchets de haute et moyenne activité à vie longue, tout semble s'accélérer pour qu'une esquisse de centre industriel de stockage géologique (cigéo) puisse se discuter. Depuis la loi Bataille et l'autorisation donnée à l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) d'exploiter le laboratoire de Bure à la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne, l'Andra poursuit ses études sur le stockage géologique de déchets nucléaires de haute et de moyenne activité à vie longue (HA-MA VL). Avec des acquis, notamment le fait que l'infrastructure souterraine soit creusée à 500 mètres sous-terre, dans la couche d'argilite formée au Callovo-Oxfordien ("Cox"). Celle-là même où se trouvent les galeries creusées dans le cadre du laboratoire. Le débat public sera dans six mois, est-il écrit dans la Loi Concernant les déchets, par exemple, comment imaginer débattre sans connaître l'inventaire de ceux destinés au stockage géologique ?
La Hague : secrets et mensonges d’une usine nucléaire française. [Article publié le 4 octobre 2011] C’est officiel depuis le 15 septembre, le ministre de l’Industrie Eric Besson l’assure avec aplomb : “Le niveau de sûreté des centrales nucléaires du pays est élevé.” Après Fukushima, l’Europe a imposé à chaque pays européen de soumettre ses installations nucléaires à des “stress tests”. Areva a remis, il y a quinze jours, ses évaluations de sûreté dites “post-Fukushima” pour l’usine nucléaire de La Hague.
Trois cents pages pour imaginer les “événements redoutés” ou les “agressions externes” d’origine accidentelle ou naturelle. Grand absent : le scénario terroriste. Ce risque d’attentat, la Commission européenne voulait pourtant, en mars dernier, qu’il soit inclus dans les tests imposés aux installations nucléaires européennes. La France et l’Angleterre s’y sont opposées. Une enquête des Inrocks avait déjà pointé cette faille dans la sécurité de chaque centrale française. Porte indiquant qu’on entre en zone verte, combinaison obligatoire. 30 km carrés de déchets radioactifs. 500 mètres sous terre, en France, entre la Meuse et la Haute-Marne, la plus grande décharge nucléaire souterraine est en cours de construction.
Pour accueillir des tonnes de déchets hautement radioactifs sur 30 km2 de galeries et de tunnels. Notre journaliste y est descendue. Voyage au centre du nucléaire. À la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne : la commune de Bure sur laquelle est implanté le laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA). À 500 mètres sous terre, le laboratoire accueille des tests et expérimentations pour déterminer les réactions de la roche dans laquelle seront plongées, à partir de 2025, les tonnes de déchets radioactifs en provenance de La Hague. Entrailles Les 80 kilomètres qui séparent Bure de Nancy sont une suite de champs. “Ce sont un peu nos clients [les officiels : EDF, Areva et le CEA, NDLR], ce sont eux qui payent” souffle Marc Antoine Martin, le responsable de communication du site.
Probabilité. La Russie retire 1,6 tonnes d'uranium de l'étranger (Rosatom) La Russie a repris 1,6 tonnes d'uranium hautement enrichi retirés des réacteurs à l'étranger, a déclaré vendredi l'Agence atomique étatique russe Rosatom. La Russie a commencé à reprendre des matériaux fissibles des centrales nucléaires à l'étranger correspondant au Retour du carburant utilisé par le réacteur de recherche du pays d'origine, initié par les Etats-Unis et la Russie en 1999.
Le programme a été conçu pour empêcher la prolifération des matériaux nucléaires utilisés dans les centrales nucléaires russes et américaines, qui utilisent l'uranium hautement enrichi comme carburant. Il pourrait être utilisé pour produire des armes nucléaires dans les pays tiers. "La responsabilité de la Russie et des Etats-Unis (dans la sphère nucléaire) est tellement élevée qu'aucune conjoncture politique ne pourrait affecter leurs obligations (dans le programme de sûreté nucléaire)", a souligné Sergueï Kiriyenko, directeur de Rosatom.
«Balayer les idées fausses» En matière de galeries souterraines et de tunnels, le sénateur de Savoie Jean-Pierre Vial (UMP) sait de quoi il parle. Ce qui ne l’a pas empêché d’être « impressionné », hier, à la sortie d’une visite des installations souterraines du laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), à Bure, dans la Meuse. « J’ai l’habitude du côté carrière mais j’ai été surpris par la spécificité de la roche et l’ensemble des instrumentations menées au niveau scientifique », a-t-il commenté, précisant qu’il « était prématuré » d’affirmer que le stockage était une « bonne solution » mais que la « proposition était intéressante ». « Il n’y a pas de coûts cachés » « La France pas organisée sur l’efficacité énergétique » « Nous faisons quelque chose d’inhabituel en demandant aux différents acteurs de l’énergie des chiffres, des rapports, des étalonnages. Notre ambition est de bâtir un rapport qui balaie des idées fausses.
Nicolas GALMICHE. Centraco : toujours pas d’incinération. Fin octobre, Centraco déclarait avoir plusieurs mois de stockage. (M. A.) Depuis le dramatique accident industriel du 12 septembre 2011 survenu au Centre nucléaire de traitement des déchets faiblement radioactifs (Centraco), à proximité de Marcoule, que deviennent les déchets ? Sont-ils toujours acheminés à Codolet dans le Gard, site unique en France à les traiter, ou les clients - les centrales nucléaires - sont-ils contraints de les stocker ? Le Canard enchaîné lance cette semaine (11 janvier) le débat dans ses colonnes, annonçant "que dans toutes les centrales de France, les déchets s’entassent au lieu d’être envoyés à Marcoule... " Contactée hier, la direction a expliqué ne pas vouloir "rentrer dans la polémique". "L’incinérateur est fin prêt à redémarrer" Roland Vierne, porte-parole de la Socodei "Nous disposons d’un cahier des charges des contrats d’approvisionnement des déchets à long terme.
Deux mois et demi après cet entretien, où en est-on réellement ? Les solutions françaises et mondiales en matière de gestion des déchets | déchets-radioactifs.com. Le MOX, sujet qui fâche. Mais quel est donc ce MOX, apparu dans le débat politique mercredi ? Ce combustible nucléaire a fait l’objet d’ un paragraphe dans l’accord trouvé au forceps entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts , partisan de l’abandon de cette filière. Une "intervention" d’Areva plus tard, l e PS a finalement réfuté le paragraphe incriminé , arguant d’une différence d’interprétation avec ses partenaires. Europe1.fr vous en dit plus sur ce produit qui fâche. La plupart des réacteurs étant conçus pour fonctionner à l’uranium enrichi, l’utilisation du MOX reste limitée. Selon EDF, le combustible est actuellement utilisé dans 21 des 58 réacteurs nucléaires en France, qui peuvent contenir jusqu'à 30% de MOX.
Mais ce combustible nucléaire pourrait devenir incontournable à l’avenir. La seule usine au monde à produire du MOX à échelle industrielle est française. Pour le plutonium, il convient de retraiter les déchets. Allemagne : des milliers d'antinucléaires contre le stockage de déchets. Plusieurs milliers de personnes manifestaient samedi contre le stockage de déchets nucléaires à Dannenberg (nord de l'Allemagne), d'où un convoi de résidus hautement radioactifs s'approchait lentement malgré des altercations, sans gravité, avec la police.
A une vingtaine de kilomètres de la mine de sel de Gorleben, destination finale du dernier convoi de déchets nucléaires allemands retraités en France, un collectif d'associations écologistes voulait rappeler que la sortie programmée de l'Allemagne du nucléaire n'a pas encore réglé la question des résidus. Quelque 8.000 opposants étaient sur place en milieu d'après-midi selon la police, 23.000 selon les organisations écologistes. Plusieurs centaines de personnes occupaient, sous les yeux des policiers, une portion de voie ferrée entre Lüneburg et Dannenberg dans une ambiance bon enfant, a constaté un photographe de l'AFP. Les déchets sont actuellement entassés dans l'ancienne mine de sel de Gorleben.