
Diplomatie
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Après l’assaut, le risque de l’isolement pour Israël | www.rfi.f
En images : Le Proche-Orient manifeste contre Israël Après l’assaut meurtrier de l’armée israélienne contre la flottille pour Gaza, nombreux sont les pays et les organisations qui réclament l’ouverture d’une enquête internationale. Elle doit être « crédible et indépendante », insiste l’organisation de défense des Droits de l’Homme Amnesty International.nouvelle détérioration des relations entre Israël et
La moitié des navires qui composait la flottille internationale violemment assaillie par les commandos israéliens dimanche soir, venaient de Turquie. Tout comme la moitié des militants à bord. Le navire amiral, Mavi Marmara , particulièrement visé, portait pavillon turc. Et selon les médias d'Ankara, la moitié des victimes aussi seraient des ressortissants de ce pays. Pourquoi une telle présence turque? "Par proximité géographique d'abord", explique Nu Bolat, assistante de recherches turque à l'Ifri à Paris.Le tollé suscité par l'attaque israélienne de la flottille humanitaire à destination de Gaza contraint les autorités internationales à réagir. Lundi soir, le Conseil de sécurité s'est réuni en urgence afin de débattre de l'assaut israélien, ont rapporté des responsables de l'ONU. Un peu plus tôt, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait fait part de son indignation devant l'intervention israélienne. L'Union européenne, elle aussi, se mobilise. L'UE a réclamé une "enquête complète" sur l'assaut, tout comme la France. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, Paris s'est déclarée "profondément choquée" .
La flottille ouvre une crise - crise diplomatique attaque flotil
Israël fait fi des affaires étrangères | slate
- Un militant arrêté à bord d'un bateau pour Gaza sort de la prison d'Ella, Israël, le 2 juin 2010. REUTERS/Alberto Denkberg - Plus encore que pendant la guerre du Liban ou celle de Gaza, où il pouvait compter sur la bienveillance des Etats-Unis présidés par George W.Le Conseil des droits de l'homme de l' Onu a adopté mercredi 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une "mission d'enquête internationale" sur l'intervention militaire israélienne contre une flottille pro-palestinienne pour Gaza. La résolution décidant "d'envoyer une mission internationale pour enquêter sur des violations des lois internationales" a été approuvée par 32 des 47 membres du Conseil tandis que trois pays se sont prononcés contre, dont les Etats-Unis. La France et le Royaume Uni se sont abstenus. Une session extraordinaire du Conseil sur le raid israélien avait été convoquée mardi sur l'initiative du représentant palestinien, du Soudan, du Pakistan au nom de la Ligue arabe et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). Dissensions entre pays occidentaux et arabes
Flottille : l'Onu approuve une enquête internationale - Monde -
Israël-Turquie : des relations au plus bas
Il n’en demandait sans doute pas tant. Le dramatique assaut des commandos israéliens Shayetet 13 aura suffi à faire de Erdogan un héros - on le compare à Nasser ! - et à installer le leadership turc sur le monde arabe. Située aux carrefours de l'Europe, de l'Asie, et du Moyen-Orient, allié de poids des Etats-Unis, la Turquie est en plein repositionnement au niveau international et possède d’ incontestables atouts dans le redéploiement de sa politique extérieure.
Comment Israël a donné la main à la Turquie
La Turquie, nouvelle héroïne du monde arabo-musulman | Rue89
Israël et la Turquie, la fin d'une époque, par Alain Frachon - L
Cette adresse e-mail n'est pas valide ou ne correspond pas à celle de votre abonnement et / ou de votre inscription au Monde.fr. N.B. : si votre adresse e-mail est de la forme "@club.lemonde.fr", veuillez contacter notre service clients .La Turquie place ses pions sur l'éch
La «flottille de la paix», soutenue par le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie, visait à accroître la pression internationale sur Israël, qui maintient le blocus de Gaza. L'objectif est rempli. L'arraisonnement sanglant du Mavi Marmara a produit un autre effet immédiat : il renforce les positions turques sur la scène moyen-orientale, déjà raffermies par la diplomatie active d'Ahmet Davutoglu, le ministre des Affaires étrangères, dans la région. Des funérailles hors normes ont été réservées aux huit victimes turques. La cérémonie religieuse s'est déroulée à Istanbul, à la mosquée de Fatih, érigée en l'honneur du conquérant de Constantinople.Les intérêts économiques sont plus forts que to
La presse turque a unanimement condamné Israël, le qualifiant d'"Etat terroriste", mais les intérêts économiques semblent plus forts que tout. Les tensions grandissantes entre Israël et la Turquie, après l’attaque israélienne, le 31 mai, contre les bateaux d’aide humanitaire à destination de Gaza, ont d’ores et déjà des répercussions sur les relations financières et commerciales des deux pays. Le 3 juin, Ankara annonçait la suspension de tous ses projets d’infrastructure en partenariat avec Israël. Des hommes d’affaires turcs annulent des réunions avec leurs partenaires israéliens. Quant au tourisme entre les deux pays, il semble s’être arrêté net. En outre, des sociétés d’investissement turques comme Helman Aldubi ont annoncé qu’elles renonçaient à des projets en Israël, et de nombreux Israéliens appellent à un boycott de tous les produits turcs.La Turquie et le blocus arménien - La Règle du Jeu
Paysage à la frontière entre Arménie et Turquie L’issue meurtrière de l’assaut contre une mission à vocation humanitaire qui se rendait à Gaza, autorise-t-elle pour autant la Turquie à donner des leçons de morale aux Israéliens ? Sans préjuger des torts dans cette terrible affaire qui alourdit encore davantage le climat au Moyen Orient, on ne peut que s’étonner de l’arrogance des dirigeants turcs. Faut-il rappeler qu’Ankara qui affecte de s’indigner aujourd’hui du blocus imposé à Gaza et va jusqu’à soutenir ouvertement les militants qui voudraient le lever, exerce depuis 17 ans un blocus totalement illégal contre l’Arménie ?L'émotion et la compassion sont une chose, la diplomatie en est une autre. Que la population turque soit choquée par le drame du Mavi-Marmara est logique et légitime. Que le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, fasse le matamore en multipliant ses habituelles outrances verbales à l'encontre d' Israël relève de la froide realpolitik. Cette attitude vindicative traduit, depuis 2008 au moins (et non depuis le drame de la flottille !), la volonté de casser un partenariat turco-israélien qui, contrairement à l'idée en vogue, n'incarnait pas une longue alliance traditionnelle, mais un accord assez récent (février 1996) tranchant avec plusieurs décennies de rapports tantôt cordiaux (années 1960), tantôt glaciaux (années 1980), jamais excellents. Ce divorce s'inscrit dans une profonde réorientation diplomatique menée par le gouvernement islamo-conservateur de l'AKP, dont l'objectif consiste à faire de la Turquie la principale puissance du Moyen-Orient .

