Capitalisme et démocratie
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L’ambition de cet ouvrage donne tout simplement le vertige : relevant l’inanité des théories critiques, à ce point incapables de saisir notre modernité démocratique qu’elles corroborent selon lui une réalité qu’elles croient dénoncer, Pascal Michon ne propose rien de moins que de repenser la démocratie, en élaborant quasiment de toutes pièces un appareillage conceptuel, et en s’efforçant de déduire des conclusions normatives des découvertes que lui permettent les lunettes dont il se chausse, très loin de la très académique neutralité axiologique.
Le recul quasi général de la participation électorale, la montée du populisme de droite, l'effritement des solidarités sociales, le recul des libertés civiles depuis le 11 septembre 2001, pourraient avoir fissuré ce bel édifice idéologique.
Il faut d’abord s’entendre sur le sens des mots qui constituent l’ossature du "discours" [1] des économistes orthodoxes (classiques et néoclassiques), hétérodoxes et marxistes.
Par Débat animé par Max Armanet Retranscrit par Yoann Duval S ans attendre la chute du mur de Berlin, les utopies collectives qui prétendaient que l’Etat devait faire le bonheur de tous, ont connu le fiasco que l’on sait. Le capitalisme s’est retrouvé seul et une nouvelle utopie a émergé, celle du marché.
A quoi ressemblera la société dans un ou deux siècles ? Rares sont ceux qui osent se poser ouvertement cette question. La raison de cette prudence, ou de cette myopie, n’est pas l’incertitude qui entoure la question mais plutôt, vraisemblablement, le consensus assez général que la réponse s’impose avec une évidence déprimante.