Monde diplomatique

Facebook Twitter

Frédéric Lordon. La pompe à phynance. Les blogs du Diplo. Ignacio Ramonet. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ignacio Ramonet

Ignacio Ramonet au salon du livre de Genève en 2011. Ignacio Ramonet, né le à Redondela (Galice, Espagne), est un sémiologue du cinéma et un journaliste, ancien directeur du mensuel Le Monde diplomatique. Il est actuellement directeur de l'édition espagnole du Monde diplomatique[1] et président de l'Association Mémoire des luttes[2]. Il est également éditorialiste de politique internationale à l'agence Kyodo News (Tokyo), à l'agence Inter Press Service (IPS)[3], à Radio Nederland, (Amsterdam), au quotidien Eleftherotypía (Athènes) et au journal d'information numérique Hintergrund, Allemagne. Biographie[modifier | modifier le code] Ignacio Ramonet a grandi à Tanger (Maroc) où ses parents, républicains espagnols fuyant le franquisme, se sont installés vers 1948. Le fondateur d'ATTAC[modifier | modifier le code] Il a été à l'origine de la création de l'association ATTAC dont il est Président d'honneur. Controverse[modifier | modifier le code]

La grande régression. Il est clair qu’il n’existe pas, au sein de l’Union européenne (UE), de volonté politique pour affronter les marchés et résoudre la crise de la dette souveraine.

La grande régression

Jusqu’à présent, on avait expliqué la lamentable attitude des dirigeants européens par leur incompétence sans bornes. Ce n’est pas faux. Mais cette explication ne suffit pas, surtout après les récents "coups d’État financiers" qui ont mis fin, en Grèce et en Italie, à une certaine conception de la démocratie. Il est évident qu’il ne s’agit pas seulement de médiocrité et d’incompétence, mais de complicité active avec les marchés. Qu’appelons-nous "les marchés" ? Pour avoir une idée de leur colossale force, il suffit de comparer deux chiffres : chaque année, l’économie réelle crée, dans le monde, une richesse (PIB) estimée à 45 mille milliards d’euros. C’est ainsi que les marchés ont finalement obtenu ce qu’ils voulaient : que leurs propres représentants accèdent directement au pouvoir sans avoir à se soumettre à des élections.

Le Monde diplomatique.