Virginie Despentes – Les jolies choses de l’art. Elle est une grande écrivaine, mais aussi une immense lectrice : Virginie Despentes est d’ailleurs, depuis trois ans, membre de la prestigieuse académie Goncourt qui décerne chaque année le prix du même nom. Pour la troisième partie de cet entretien, il est question de féminisme et d’art. Comment ses convictions politiques, notamment son féminisme, ont-elles changé le regard qu’elle porte sur les oeuvres littéraires ? Plus largement, comment peut-on concilier ses convictions féministes avec sa consommation d’oeuvres artistiques – majoritairement masculines, souvent misogynes ?
En quoi le cinéma a t-il permis de structurer notre vision binaire et stéréotypée du genre et des corps féminins ? En tant que créatrice, quelles sont les questions politiques qu’elle se pose lorsqu’elle est en train d’écrire, ou de relire, ses textes ? Charles Bukowski est un poète et romancier américain, emblématique du mouvement littéraire du réalisme sale. Léonora Miano est une écrivaine franco-camerounaise. Podcast | Vénus s'épilait-elle la chatte ? Les épisodes. L’impuissance comme idéal de beauté des femmes – figures de la laideur féminine – Sexisme et Sciences humaines – Féminisme. « Au meeting des suffragettes, vous pouvez entendre des choses simples – et les voir aussi ! », carte postale britannique, début du XXème siècle (source) Partie 1 : Introduction Partie 2 : Un beau corps féminin est un corps qui n’occupe pas trop d’espace Partie 3 : Un beau corps féminin se déplace avec difficulté Partie 4 : Un beau corps féminin est un corps à l’air jeune voire enfantin et qui est sexualisé Partie 5 : Un beau corps féminin est un corps qui exprime l’abnégation – le sourire Partie 6 : Un beau corps féminin est un corps qui exprime l’abnégation – la répression des désirs Partie 7 : Un beau corps féminin est un corps qui exprime l’abnégation – la souffrance physique Partie 8 : Un beau corps féminin est un corps qui exprime l’abnégation – la souffrance morale Partie 10 : Conclusion Encore une fois : merci à Pimprenelle pour les corrections.
Je n’ai pas encore terminé la rédaction des parties 7 et 8. 1. L’examen d’une sorcière par Thompkins H. 2. 3. Vous voulez plaire aux hommes ? 4. Picasso, séparer l'homme de l'artiste – Vénus s'épilait-elle la chatte ? Pourquoi les femmes n’ont-elles pas de nez en BD? En BD, les personnages féminins se voient très souvent attribuer deux narines à la place d'un réel nez. Un cliché de plus en plus dénoncé par les dessinatrices, qui y voient un témoignage de la domination masculine. Que serait Blueberry sans son fameux nez cassé?
Ou Achille Talon, Obélix et Haddock sans leur tarin? Si les héros du 9e Art arborent de splendides nez leur offrant des visages atypiques toujours charismatiques, les héroïnes de papier s’en voient très largement dépourvues, apparaissant ainsi interchangeables. Il existe traditionnellement deux types de nez en bande dessinée: le gros nez, allongé, crochu ou en patate, réservé au registre humoristique (Bonemine dans Astérix) et le nez retroussé, presque enfantin, sans arête, qui se traduit graphiquement par deux petites narines et se trouve exclusivement dans les histoires réalistes ou semi-réalistes (Laureline dans Valérian). "C'est insultant ces femmes sans nez" "Je pense que c’est une néoténie", rétorque Marion Montaigne. Luxure, vanité et mort – Mieux vaut art que jamais.
Pourquoi l’image de la jeune femme vaniteuse se mirant dans un miroir et accompagnée de la Mort, a-t-elle souvent servit de mise en garde contre le péché de luxure et le caractère éphémère de la vie ? Et pourquoi le corps féminin vieillissant est-il si souvent diabolisé ? Rappelle-toi qu’à la fin on meurt tous ! Les images de jeunes et de vieilles femmes accompagnées de la mort sont issues de représentations qui sont nées à la fin de l’époque médiévale : les danses macabres. On les retrouve sur les murs de cimetières, de charniers, ou d’églises, le plus souvent peintes. Dès le XVIIe siècle, un autre type de représentations liées à la mort arrive sur le devant de la scène (NB : on en trouve dès l’Antiquité) : il s’agit des « vanités ».
Ta beauté ne vaut rien Alors, pourquoi associer un jeune corps féminin à un corps décharné ? Dans cette oeuvre d’Hans Baldung, la jeune femme n’est clairement pas d’accord avec le fait que la Mort vienne la chercher. Les trois âges de la vie Sources WordPress: