
Le siège de Terra Nova
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Partout en Europe, la social-démocratie est en crise. Elle ne gouverne plus que dans 6 pays sur 27. Elle n’a pas pu capitaliser politiquement sur la Grande Crise de 2008.
Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?
L’élection se gagnera au peuple
mai 13 2011 Depuis quelques jours une note de réflexion de la Fondation Terra Nova suscite de vifs débats. Un article d’un grand quotidien du soir a en effet révélé au grand public les prescriptions du think tank présidé par Olivier Ferrand. Mon analyse diffère radicalement de celle de la note de Terra Nova. Je suis élu d’un département industriel et agricole, frappé par la désindustrialisation, par la précarité, par le recul de l’Etat… Je n’oublie pas qu’il y a encore, en France, 60% d’ouvriers et d’employés, même en ayant perdu depuis 1983, 2,5 millions d’emplois industriels. Même si les catégories populaires s’abstiennent massivement aux élections régionales, cantonales ou européennes, je n’oublie pas que le taux de participation a été massif en 2007 parmi elles comme dans l’ensemble du pays.Terra Nova le think tank de gauche l'affirme : « la gauche centrée sur la classe ouvrière est en déclin » et explique l'incapacité de cette gauche à renouer avec ces classes populaires. Mais de quelle gauche parle t-elle ? Ainsi, après l'UMP, spécialiste des débats « sans tabou », c'est au tour de Terra Nova, think tank qui se réclame de gauche, de succomber à cette mode . Dans un rapport publié sur son site Terra Nova affirme que : La sociale démocratie ne pourrait gagner en 2012 qu'en faisant l'impasse sur le vote des classes populaires et en misant sur celui d'autre catégories plus porteuses ! Or, au moment où les appels à l'union à gauche se multiplient, essayant de regrouper sous une même bannière, toutes les composantes de celle-ci. Le débat que viennent de lancer Bruno Jeanbart et Olivier Ferrand ressemble bien à un mauvais coup porté à leur camp.
SLOVAR les Nouvelles - Expressions libres
Pour gagner en 2012, la Gauche ne peut renoncer aux classes populaires | Régis Juanico
Dans une note récente, Terra nova propose un changement radical de stratégie électorale pour la Gauche. Nous devrions tourner le dos aux ouvriers, taxés de conservatisme et qui glisseraient irrémédiablement vers la Droite, voire le Front national. Cette stratégie du renoncement serait la seule utile afin de concentrer nos réponses sur un nouvel électorat constitué d’un agrégat incertain « avant tout unifié par des valeurs culturelles, progressistes » communes. Tout est décrit avec clarté : « La volonté pour la Gauche de mettre en œuvre une stratégie autour…des classes populaires nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est à dire de rompre avec la sociale-démocratie. » ! Ce choix, défendu dans certains milieux bien pensants et ripoliné en modernisme, serait mortifère pour la Gauche .La gauche libérale en plein racisme social
Les socialistes Alain Bergounioux, Gérard Le Gall et Alain Richard, membres du groupe de travail à l'origine du rapport de Terra Nova sur la facture entre la gauche et les classes populaires, ont refusé de signé le texte final. Pour cause, ils sont en désaccord avec les conclusions tirées par le président du think tank de gauche, Olivier Ferrand. Et le font savoir dans cette tribune exclusive pour le Nouvel Observateur. Alain Bergounioux est secrétaire national au PS et spécialiste des études ; Gérard Le Gall a longtemps été chargé des études d'opinions au sein du Parti socialiste ; et Alain Richard est ancien ministre de la Défense et spécialiste des questions électorales. Nous avons participé aux débats du groupe de travail invité par Olivier Ferrand sur les choix de stratégie électorale offerts à la gauche ; nous avons trouvé intérêt à ce questionnement stimulant et retiré des enseignements des échanges avec les chercheurs invités.

