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2013 La grande crise alimentaire

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Sécheresse aux USA et en Russie : le système alimentaire mondial fragilisé. La sécheresse aux Etats-Unis et en Russie, gros pays exportateurs, entraîne une flambée des prix des céréales dans le monde faisant planer la menace des émeutes de la faim de 2008. Alors que la famine sévit déjà en Afrique au Sahel, la spéculation sur les marchés agricoles est de nouveau pointée. La sécheresse historique que connaissent les Etats-Unis depuis juin s'est aggravée dans la "Corn Belt" (Middle West), la "ceinture" des Etats producteurs de maïs situés dans le centre et centre-est du pays (Illinois, Iowa, Missouri, Indiana, Arkansas, Kansas et Nebraska) mais aussi une partie du Wyoming (ouest) et du Dakota du Sud (centre-ouest), a annoncé le 26 juillet dans un communiqué Brian Fuchs, climatologue au Centre américain de surveillance de la sécheresse.

Plus de la moitié des USA touchée par la sécheresse Si de faibles précipitations sont attendues cet été, les conditions de forte chaleur ne devraient pas s'améliorer à court terme. Pics des prix des céréales et inflation. La Banque mondiale s’inquiète de la flambée... Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, s’est déclaré préoccupé par les conséquences de la hausse des prix des céréales. Les cours mondiaux sont aujourd'hui plus élevés encore qu'en 2008 au moment des émeutes de la faim.

Les prix des céréales ont flambé sur les bourses mondiales depuis la mi-juin : plus 50% pour le maïs, 45% pour le blé ou encore 30% pour le soja. Et c’est bientôt toute la chaîne alimentaire qui devrait être progressivement touchée. Selon la Banque mondiale: « les hausses des cours vont se répercuter non seulement sur le pain et sur les produits agroalimentaires, mais également sur l’alimentation animale et, in fine, sur le prix de la viande. » Les autorités américaines prévoient 3 à 4% de hausse pour les prix alimentaires aux Etats-Unis l'an prochain. La pire sécheresse depuis plus de 25 ans aux Etats-Unis Comme le rappelle la Banque mondiale, « jusqu’à début juin, les analystes s’attendaient encore à une baisse des prix pour la saison prochaine.

La banque mondiale s’inquiète de la flambée des prix des céréales - Agroalimentaire. Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, s’est déclaré préoccupé par les conséquences de la hausse des prix des céréales. Les cours mondiaux sont aujourd'hui plus élevés encore qu'en 2008 au moment des émeutes de la faim. Les prix des céréales ont flambé sur les bourses mondiales depuis la mi-juin : plus 50% pour le maïs, 45% pour le blé ou encore 30% pour le soja.

Et c’est bientôt toute la chaîne alimentaire qui devrait être progressivement touchée. Selon la Banque mondiale: "les hausses des cours vont se répercuter non seulement sur le pain et sur les produits agroalimentaires, mais également sur l’alimentation animale et, in fine, sur le prix de la viande. " Les autorités américaines prévoient 3 à 4% de hausse pour les prix alimentaires aux Etats-Unis l'an prochain. Lire la suite de l'article sur Indices et Cotations. Désastre naturel historique - Infographies. Les Etats-Unis n’avaient pas connu cela depuis 1956. Cette année-là, la sécheresse avait sévi sur 58% du territoire. Selon l’agence météorologique américaine, environ 55% du pays est directement concerné. Le mois de juin 2012 a été «le 14e mois le plus chaud et le 10e le plus sec» enregistré, affirme l’agence. Les conséquences pour l’agriculture sont désastreuses. 38% des récoltes de maïs ont été considérées comme mauvaises ou très mauvaises la semaine dernière, rapporte CNN.com.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir (joc/afp) Céréales: les éleveurs de porcs étranglés. Il ne fait pas bon, aujourd'hui, être éleveur de porcs. La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a des conséquences négatives sur le prix des céréales, principale nourriture des porcs et des volailles. A cause de la hausse du prix de l'alimentation de leur bétail, une grande partie des éleveurs travaillent donc aujourd'hui à perte.

"Aujourd'hui, je perds en moyenne 7 euros par porc. En deux mois, j'ai déjà perdu 12.000 euros", résume Cyril Chanteloup, éleveur de porcs à Courcemont, dans la Sarthe. Il fait partie de ces éleveurs touchés de plein fouet par un marché très fluctuant ces derniers temps. "Là, ça ne va plus du tout. On touchait nos céréales à 244 euros la tonne il y a encore deux mois, et aujourd'hui on est passé à 265 euros. "On est pris en tenaille" Et contrairement aux éleveurs de volailles, qui répercutent la hausse jusqu'aux consommateurs, les éleveurs porcins sont coincés. Décisions "pour la rentrée" ? Le risque d'une crise alimentaire grandit. S'achemine-t-on vers une nouvelle crise alimentaire ? A en croire l'évolution des prix mondiaux des denrées alimentaires, l'inquiétude est de mise. Ceux-ci ont grimpé de 6% en juillet par rapport à juin, après trois mois consécutifs de baisse, du fait notamment d'une flambée des prix des céréales et du sucre, a annoncé jeudi l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La menace est sérieuse puisque la sécheresse à touché le Nord comme le Sud de la planète et que les trois principales sources d'alimentation (blé, soja, maïs) ont été impactées. Des violentes manifestations Les prix du maïs (+23%) et du soja se sont envolés en juillet à cause du temps très chaud et très sec qui sévit dans le Midwest américain, faisant repartir les prix alimentaires à la hausse alors que la FAO tablait sur une baisse régulière cette année.

Ces chiffres n'excluent donc pas qu'on assiste à un retour de la crise alimentaire. Certains restreignent les exportations. La météo fait flamber les prix alimentaires. Sécheresse en Russie : le grenier de l'Europe menacé. Maïs : la production américaine malade, les prix s'embrasent. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Un sombre horizon domine les champs de maïs. Le ministère de l'agriculture américain (USDA) a sérieusement rabaissé ses prévisions de production de la céréale alors qu'une sécheresse accable les Etats-Unis depuis la mi-juin. Dans son rapport mensuel publié vendredi 10 août, le premier à être en mesure d'anticiper les conséquences de la situation climatique des derniers mois, l'USDA estime que la prochaine récolte pourrait tomber à son plus bas niveau en six ans, à 10,8 milliards de boisseaux. L'approvisionnement américain dans son ensemble (intégrant les importations) ressort au plus bas depuis neuf ans, affirme le rapport.

Par ailleurs, selon des enquêtes menées auprès des agriculteurs, la qualité des grains serait piètre, un facteur inquiétant dans la mesure où le maïs est utilisé dans l'alimentation animale et humaine, notamment dans les produits sucrés, mais aussi en pharmacie et dans l'industrie (textile, plastique...).