Japon - La contamination de la chaine alimentaire, explications - Crise nucléaire. Cartes des dépôts radioactifs publiée par le ministère japonais MEXT. Séisme du 11 mars 2011. Japon: La menace nucléaire vue de Tokyo. Le sacrifice des 50 employés de la centrale de Fukushima - une vidéo Actu et Politique. Explosion du réacteur de Fukushima. Taux de césium comparables à ceux de Tchernobyl. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) publie ce mardi une synthèse sur la contamination radioactive de l’environnement terrestre japonais après la catastrophe de Fukushima, le 11 mars dernier. Selon les dernières mesures, obtenues par des prélèvements de sol réalisés en juin et juillet par des universitaires japonais, le césium 134 et le césium 137 sont maintenant les deux éléments radioactifs encore présents dans les sols, l’iode 131 ayant «pratiquement disparu de l’environnement japonais, par décroissance radioactive».
Ces deux radionucléides sont particulièrement présents à l’ouest de la centrale: «14 millions de becquerels/m2 en césium 134 et 15 millions de Bq/m2 en césium 137, valeurs comparables à celles présentes à quelques kilomètres de la centrale de Tchernobyl, chiffre l’IRSN. Au-delà de la zone d’exclusion des 20 km, des activités surfaciques dépassant 3 millions de Bq/m2 ont été mesurées en 3 points situés sur la commune de Namie». Crise alimentaire concerne désormais le riz. La découverte de riz fortement contaminé au césium radioactif au sein de la préfecture de Fukushima montre que les contrôles préventifs restent encore insuffisants.
La propagation de la crise alimentaire perturbe les opérations menées par le gouvernement pour soutenir l'agriculture des zones dévastées le 11 mars par le tsunami. Alors que le séisme du 11 mars et la catastrophe nucléaire ont entrainé une propagation massive de césium radioactif dans l'atmosphère et le déversement d'importantes quantités d'eaux contaminées directement dans la mer, la crise alimentaire s'étend de jour en jour. Toute la chaîne alimentaire contaminée Le riz, la base de l'alimentation japonaise, est désormais concerné par les taux de radioactivité qui touchaient déjà le poisson, les crustacés, le thé, le lait, les épinards ou encore la viande de boeuf. Le gouvernement veut revendre ses produits aux pays en développement ! Célia Garcin. Bilan de la contamination radioactive au Japon. Carte RA MEXT L'étendue et l'intensité de la contamination radioactive due à l'accident nucléaire de Fukushima Dai-Ichi sont connues avec une meilleure précision.
L'IRSN - Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire - a publié aujourd'hui une note assez longue, récapitulant les informations disponibles. Elle vient compléter les informations données hier sur {Sciences²} à l'occasion d'une interview d'Olivier Isnard. Cette note est ici sur sur le site web de l'IRSN. Qu'en retenir ? ► L'intensité de la contamination des sols est très différente entre la zone proche de la centrale, les zones évacuées, le reste du Japon. Dans la zone la plus proche, immédiatement à l'ouest de la centrale nucléaire, on peut observer des dépôts de 14 millions de Bq/m² en césium 134 et 15 millions de Bq/m² en césium 137, valeurs comparables à celles présentes à quelques kilomètres de la centrale de Tchernobyl. Ration iode cesium ans, mais surtout moins de 12 ans). Voici le commentaire de l'IRSN: Les Japonais entre colère et résignation. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Mesmer Kasumigaseki, le dimanche, n'attire guère les promeneurs.
Mais, depuis la catastrophe du 11 mars et la crise nucléaire qui a suivi, l'austère quartier des ministères du cœur de Tokyo s'anime presque chaque semaine avec des manifestations appelant à l'abandon de cette énergie. Pour les six mois du début de la crise, le 11 septembre, 1 500 personnes ont bravé, avec des banderoles affirmant notamment qu'un "autre Fukushima peut arriver", un fort dispositif policier pour littéralement encercler le ministère de l'économie, chargé de la promotion du nucléaire.
Puis quatre jeunes ont débuté une grève de la faim devant cette administration, dont le dirigeant, Yoshio Hachiro, a dû démissionner samedi, huit jours seulement après sa nomination. Officiellement, à la centrale, la situation s'améliore. Or, la réalité semble plus complexe. De plus, les bricolages réalisés ne mettent pas le site à l'abri de nouveaux séismes. Révoltes des habitants de Fukushima. (Enquête parue dans le "Nouvel Observateur" du 25 août 2011) De notre envoyée spéciale Seiichi Nakate s'en félicite encore. En mars dernier, apprenant que le tsunami qui venait de ravager les côtes du Japon avait également endommagé la centrale de Daichi - distante de 60 kilomètres seulement de sa ville de Fukushima City -, il décide sur-le-champ de mettre à l'abri sa femme et ses deux enfants en les envoyant le plus loin possible, à 700 kilomètres de là, chez sa belle-soeur.
“Contrairement à tant de gens, je connaissais les risques, explique-t-il d'un ton calme. Il y a vingt-trois ans, Daini, l'autre centrale de Fukushima, avait déjà essuyé un accident grave. Les rares écolos de la ville prennent le chemin de l'exode Les autorités, qui multiplient les déclarations lénifiantes, ordonnent des évacuations limitées dans un rayon de 20 kilomètres. Impossible de se procurer sur place le moindre compteur Geiger Des valeurs égales à celles enregistrées à 3 kilomètres de Tchernobyl! Centrales nucléaires japonaises. Six mois après : un technicien de la centrale raconte. Comment entrer en contact avec un ouvrier travaillant actuellement sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima ? Via le syndicat des employés de Tepco ? Impossible : ce syndicat-maison est entièrement inféodé à TEPCO, reçoit ses ordres de la direction de la compagnie nucléaire. Depuis le désastre de Fukushima, les ordres sont de ne pas parler aux médias.
J’ai tenté une voie de traverse : un petit syndicat indépendant, qui n’a pas de liens avec TEPCO. Il a fallu mobiliser plusieurs personnes de la direction pour obtenir finalement le contact d’un ouvrier. Celui-ci a une trentaine d’années et se fait appeler "Monsieur T.S. " On me prévient que "Monsieur T.S. " ne donnera pas son vrai nom. "Monsieur T.S. " est un solide gaillard au regard intelligent. "Si ça s’apprenait, je perdrais mon travail" "Je l’ai toujours sur moi, précise 'Monsieur T.S.' "Monsieur T.S. " pose également sur la table deux téléphones portables, dont un Iphone, "pour avoir Internet et lire mes mails", précise-t-il.