
Biens communs
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Libres savoirs
Nombreux sont ceux qui pensent qu’en France le projet de loi « Création et Internet » (ou Hadopi ) n’est pas qu’une simple question technique et juridique pour endiguer le « piratage », mais se situe bien au delà, sur le front politique et sociétal de la défense des biens communs contre une « marchandisation » croissante des activités humaines, ici la culture [ 1 ] . C’est pourquoi il nous a semblé intéressant de proposer aux lecteurs de passage un « vieux » documentaire que vous n’avez peut-être pas eu l’occasion de voir à sa sortie en 2002 (durée : 1 heure). Il a pour titre Le bien commun : l’assaut final et a été réalisé par la québécoise Carole Poliquin (dont nous avons obtenu accord pour diffusion). Voici ce qu’en disait Bernard Langlois dans le journal Politis : Sur le fond, c’est une charge très argumentée, très démonstrative contre la mondialisation libérale, nourrie de reportages et de témoignages recueillis au Canada, au Mexique, aux États-Unis, en Inde, en France.
Le bien commun : l'assaut final - Un documentaire de Carole Poli
Manifeste pour la récupération des biens communs
Philippe Aigrain » Le partage est légitime
Le partage de fichiers représentant des oeuvres couvertes par le droit d’auteur entre individus sans but de profit a été rendu illégal au cours des 30 dernières années dans la plupart des pays et dans la plupart des cas. Cela ne m’empêche d’affirmer haut et fort que l’acte de prendre une oeuvre numérique qu’on a acquis et de la copier, la rendre accessible à d’autres ou leur envoyer est non seulement légitime, mais une contribution essentielle à l’établissement d’une culture commune. Je propose de défendre cette position en suivant les points suivants: montrer l’utilité du partage (délimité comme ci-dessus) et sa légitimité même sans autorisation des auteurs, montrer que lorsqu’on l’interdit, les pratiques culturelles appauvrissantes chassent les pratiques enrichissantes, et finalement affirmer que la prohibition du partage sera un jour vue comme un étonnant obscurantisme. 1. Le partage est utile et légitime même lorsqu’il concerne des œuvres dont on n’est pas l’auteurCause commune (Philippe Aigrain) - Livre
Ce texte est une proposition qui en reste en débat quelques jours parmi les participants aux rencontres Les participants aux rencontres d’Autrans 2011 : 1-Constatent la vitalité des espaces publics numériques et encouragent vivement les collectivités locales à les multiplier, à soutenir leurs développements et à accompagner la médiation aux usages du numérique dans tous les lieux de service public et d’action sociale. 2-Observent que la loi a encadré l’usage des informations personnelles, mais a négligé de préciser le statut et les obligations concernant les informations d’utilité publique. 3-Education : Sont en particulier d’utilité publique les informations concernant l’éducation.

