Biens communs

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Libres savoirs | Bulletin des Bibliothèques de France

http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2012-01-0100-007 Par Franck Hurinville À la fin du dix-neuvième siècle, l’un des cofondateurs de Larousse fit orner les célèbres dictionnaires universels d’une « semeuse » qui soufflait sur les aigrettes d’un pissenlit. Le profil ainsi que la devise qui l’accompagne, « je sème à tout vent », sont entrés dans le patrimoine visuel de tous les Français.
Nombreux sont ceux qui pensent qu’en France le projet de loi « Création et Internet » (ou Hadopi ) n’est pas qu’une simple question technique et juridique pour endiguer le « piratage », mais se situe bien au delà, sur le front politique et sociétal de la défense des biens communs contre une « marchandisation » croissante des activités humaines, ici la culture [ 1 ] . C’est pourquoi il nous a semblé intéressant de proposer aux lecteurs de passage un « vieux » documentaire que vous n’avez peut-être pas eu l’occasion de voir à sa sortie en 2002 (durée : 1 heure). Il a pour titre Le bien commun : l’assaut final et a été réalisé par la québécoise Carole Poliquin (dont nous avons obtenu accord pour diffusion). Voici ce qu’en disait Bernard Langlois dans le journal Politis : Sur le fond, c’est une charge très argumentée, très démonstrative contre la mondialisation libérale, nourrie de reportages et de témoignages recueillis au Canada, au Mexique, aux États-Unis, en Inde, en France.

Le bien commun : l'assaut final - Un documentaire de Carole Poli

http://www.framablog.org/index.php/post/2009/03/16/le-bien-commun-documentaire-carole-poliquin

Manifeste pour la récupération des biens communs - Framablog

http://www.framablog.org/index.php/post/2009/05/21/manifeste-pour-la-recuperation-des-biens-communs Cela peut sembler parfois un peu naïf, utopique, ou ne dépassant pas, comme ici, le stade de la déclaration d’intention (le cul posé sur sa chaise). Mais il est indéniable que quelque chose se met doucement mais sûrement en place autour de la défense des biens communs (les commons en anglais). La crise, si il fallait lui trouver du positif, ayant contribué à favoriser les prises de conscience en accélérant le mouvement.
http://paigrain.debatpublic.net/?p=1766

Philippe Aigrain » Le partage est légitime

Le partage de fichiers représentant des oeuvres couvertes par le droit d’auteur entre individus sans but de profit a été rendu illégal au cours des 30 dernières années dans la plupart des pays et dans la plupart des cas. Cela ne m’empêche d’affirmer haut et fort que l’acte de prendre une oeuvre numérique qu’on a acquis et de la copier, la rendre accessible à d’autres ou leur envoyer est non seulement légitime, mais une contribution essentielle à l’établissement d’une culture commune. Je propose de défendre cette position en suivant les points suivants: montrer l’utilité du partage (délimité comme ci-dessus) et sa légitimité même sans autorisation des auteurs, montrer que lorsqu’on l’interdit, les pratiques culturelles appauvrissantes chassent les pratiques enrichissantes, et finalement affirmer que la prohibition du partage sera un jour vue comme un étonnant obscurantisme. 1. Le partage est utile et légitime même lorsqu’il concerne des œuvres dont on n’est pas l’auteur
http://paigrain.debatpublic.net/?page_id=160 Cause commune : l’information entre bien commun et propriété est édité aux Editions Fayard dans la collection Transversales (février 2005). Pour des informations sur les traductions choisissez la langue correspondante dans les menus de bas de page. La version électronique du livre Cause commune : l’information entre bien commun et propriété est mise à disposition sous un contrat Creative Commons L’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs. D’un côté, l’extension des domaines couverts par les brevets (molécules pharmaceutiques, variétés végétales, séquences génétiques, logiciels) restreint, pour le profit de quelques multinationales, l’accès à des ressources essentielles telles que les médicaments, les semences et l’information.

Cause commune (Philippe Aigrain) - Livre

http://paralipomenes.net/wordpress/archives/353

Paralipomènes » Blog Archive » Droit d’auteur et révolution cult

Internet. Révolution culturelle . Le dernier numéro publié par Le Monde diplomatique dans la collection Manière de voir abordait inévitablement le droit d’auteur.
1-Constatent la vitalité des espaces publics numériques et encouragent vivement les collectivités locales à les multiplier, à soutenir leurs développements et à accompagner la médiation aux usages du numérique dans tous les lieux de service public et d’action sociale. 2-Observent que la loi a encadré l’usage des informations personnelles, mais a négligé de préciser le statut et les obligations concernant les informations d’utilité publique. 3-Education : Sont en particulier d’utilité publique les informations concernant l’éducation. Par exemple, les manuels scolaires devraient évidemment être mis en libre accès sur Internet. Plus généralement la mise en ligne et la réutilisation des documents pédagogiques écrits et audio-visuels par les enseignants devraient être encouragées et valorisées.

@ Brest - Appel d'Autrans 2011 Pour des biens publics et utiles réutilisables

http://www.a-brest.net/article6994.html

La révolution par la gratuité | Contretemps

La perspective révolutionnaire est-elle morte avec l'effondrement du modèle soviétique ? Ne peut-on penser pourtant que la crise écologique rend plus actuelles et urgentes que jamais les grandes questions que posaient jadis les différentes familles socialistes ? Le moment est incontestablement venu d'en finir avec une certaine gauche c'est-à-dire avec sa vision de l'histoire, sa conception du politique, son rêve d'un gâteau toujours croissant. En finir avec cette gauche-là est nécessaire pour retrouver, sous ses sédiments solidifiés, le sang qui vivifiait autrefois ses rêves, ses valeurs, ses projets, ses combats, ses conquêtes. Tout se passe comme si nous avions perdu la capacité d'imaginer un autre monde en raison de ce « trop plein de réalité » qui nous broie et interdit toute évasion. http://www.contretemps.eu/interventions/revolution-par-gratuite
http://paigrain.debatpublic.net/?p=1718

Philippe Aigrain » Un peu d’histoire

Pour justifier sa politique récente, Nicolas Sarkozy a déclaré dans sa conférence de presse de ce jour à Bruxelles, que plus des 2/3 des « démantèlements de camps illicites » concernaient des gens du voyage, donc français (sic) et non des roms ou d’autres tsiganes non-roumains . Cela ne me parait pas jeter une lueur particulièrement favorable sur les actions de police récentes (et encore en cours), qui, fussent-elles « sous le contrôle du juge », ont eu lieu en réponse à une circulaire que nous connaissons aujourd’hui. Lorsqu’il s’indigne des déclarations de Viviane Reding, il tente de faire croire que c’est aux déportations nazies qu’elle aurait fait référence lorsqu’elle a déclaré qu’elle ne pensait plus voir de telles mesures discriminatoires (la circulaire Hortefeux) après la seconde guerre mondiale. Il est possible qu’elle ait réellement pensé aux déportations nazies.