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L'hommage silencieux de Nicolas Sarkozy au député Lionel Tardy. Nicolas Sarkozy a publié sa réponse au Collectif du Numérique, un groupe d’une vingtaine d’associations et syndicats professionnels dont Syntec Numérique, la Fédération Française des Télécoms et Cap Digital. Dans un email qu’il nous a adressé, Nicolas Princen, Responsable de la campagne sur Internet et du Projet Numérique, explique que le PDF de Nicolas Sarkozy « présente les grands éléments de son programme pour le développement d’internet, de la société et de l’économie numériques ».

Nous reviendrons sur ce document très prochainement. On remarquera déjà page 20 ce petit hommage décerné aux parlementaires de l’UMP sur le thème du numérique. « Dès 2007, avec François Fillon nous avons créé le premier secrétariat d’Etat en charge de l’économie numérique, confié à Éric Besson puis Nathalie Kosciusko- Morizet qui est aujourd’hui porte-parole de ma campagne. Il faut dire que le député Tardy, informaticien de profession, a quelques faits d’armes. Hadopi 3 : Sarkozy promet blocage, déréférencement et responsabilité. Sur son site, la SACD publie un résumé de la lettre reçue du candidat Nicolas Sarkozy. La société des auteurs compositeurs d’arts dramatiques retient dans les propos du président-candidat que celui-ci « s’engage sur le développement de l’offre légale ». Ainsi, il « promet d'ouvrir le chantier du développement de l'offre légale en ligne et propose de créer un compte de soutien au spectacle vivant ». La SACD note encore que « le président-candidat souhaite par ailleurs faire participer les géants transnationaux de l'Internet au financement de la création et des investissements dans les réseaux engagés par les fournisseurs d'accès.

"Ces mêmes entreprises devront [...] acquitter l'impôt au titre des activités considérables qu'elles réalisent en France sans y être fiscalisées" ». De fait, la lettre de Nicolas Sarkozy est bien plus dense que ce qu’en a retenu la SACD. Le "partenariat" de la SACD pour la loi copie Privée "La constance de votre soutien" à Hadopi Détermination ? Téléchargement : Nicolas Sarkozy critique la vision socialiste du partage entre internautes. Le candidat à l'élection présidentielle vient de critiquer la position de son concurrent socialiste sur le thème du téléchargement illégal. Nicolas Sarkozy conteste la distinction entre partage entre particuliers et les sites « qui font du profit ». Nicolas Sarkozy répond à son homologue socialiste au sujet de la lutte contre le téléchargement illégal. Dans une interview accordée au Point.fr, il lui reproche de « se perdre » dans des débats pour « distinguer les échanges illégaux entre particuliers (que l'on devrait tolérer sans limite) et les pirates qui font du profit (que l'on devrait poursuivre), c'est qu'en pratique de telles distinctions ne "tiennent pas" : la lutte contre le piratage doit viser tous les modes opératoires, de façon indissociable ».

Le candidat met ainsi sur un même pied « le pair-à-pair et les sites de streaming ou de téléchargement direct dont le modèle économique est fondé sur le piratage ». Pour sa part, le candidat UMP évoque aussi le cas de The Pirate Bay. En 2012, l'UMP défendra l'Hadopi et plus de taxes. Malgré un accouchement difficile et une mise en marche toujours contestée, l'UMP a décidé d'assumer pleinement et même de revendiquer l'Hadopi qu'elle a créée pour lutter contre le piratage sur Internet. Lors de la Convention Culture du parti, la formation majoritaire à l'Assemblée a émis une série de propositions (.pdf) qui devraient former les éléments clés du programme de Nicolas Sarkozy en 2012, s'il se présente. "Le PS veut nous faire croire que l'HADOPI est une institution hautement répressive alors que son rôle est avant tout pédagogique", s'offusque l'UMP.

"A l'UMP, nous avons la conviction que la loi peut évoluer aux fils des évolutions technologiques mais qu'elle a avant tout pour principale mission de rappeler le principe de la propriété intellectuelle, de veiller à ce qu'aucun des acteurs ne soit lésé dans la révolution numérique et d'accélérer le déploiement des services de téléchargement légal". Pour Franck Riester, François Hollande menace nos industries culturelles. Dans une tribune publiée cet après-midi par /Le Monde/, François Hollande tente pour la énième fois d'expliquer sa position sur la problématique du téléchargement illégal et sur l'avenir de la HADOPI. Il fallait en effet bien une telle tribune pour tenter de se justifier, tant les contorsions et les revirements du candidat socialiste ont été nombreux sur ce sujet ! Las ! Une fois de plus, François Hollande demeure incapable d'expliquer clairement et précisément la manière dont il souhaite lutter contre le piratage s'il arrivait aux responsabilités.

Sur ce sujet comme tant d'autres, le candidat socialiste reste dans le flou et l’évitement. D’ailleurs, dès cet après midi, sa conseillère numérique, Fleur Pellerin, s’est sentie obligée de repréciser le contenu de la tribune et de rappeler l’abrogation de la Hadopi dans un article de Numerama.Pathétique ! C’est donc bien un désarmement unilatéral sur le front de la lutte contre le piratage en ligne que promet François Hollande. Marine Le Pen pour une abrogation de la loi Hadopi. Hadopi : Marine Le Pen favorable à une licence globale.

Alors que la loi Hadopi vient d’entrer dans sa 3e et dernière phase, celle de la justice, les candidats à l’élection présidentielle prennent tous position au sujet de cette loi souvent critiquée pour son inefficacité. Alors que Nicolas Sarkozy affirme vouloir conserver Hadopi et aller encore plus loin avec, François Hollande voudrait l’abroger, tout comme Marine Le Pen qui préfère une licence globale. « Marine Le Pen réitère son opposition à Hadopi et à toutes les lois interneticides. Elle réaffirme son soutien à la liberté du débat et à toutes les formes de dissidence sur internet. Dans l'immédiat, Marine Le Pen demande un moratoire sur les poursuites contre les internautes et l'abrogation de la loi Hadopi, ainsi que la mise en place de la licence globale » indique le conseiller aux libertés numériques de Marine Le Pen. Comme les autres candidats avant elle, Marine Le Pen prend donc position au sujet de la loi, très critiquée, Hadopi qui lutte contre le téléchargement illégal.

Pour Frédéric Mitterrand, l'Hadopi a poussé au streaming. Nicolas Sarkozy l'avait affirmé aux représentants du monde de la culture, réunis lors des rencontres internationales de la culture, de l'économie et des médias au Forum d'Avignon. L'installation de l'Hadopi a permis de produire quelques effets contre le piratage sur Internet, au point de le diminuer de 35 % en France. Fort de ce chiffre, le chef de l'État avait affirmé être prêt à une loi Hadopi 3 destinée au streaming. Deux semaines après le discours du président de la République, les premières réflexions sur ce sujet ont démarré. L'Hadopi a notamment demandé une étude sur le modèle économique des sites de streaming et de téléchargement de contenus illicites, afin d'élaborer des solutions pour assécher les finances de ces espaces en s'en prenant aux intermédiaires (régies publicitaires, banques, micro-paiement). "Ce qui est certain, c'est que le streaming illégal lèse considérablement, encore, les droits des créateurs.

Hadopi : Frédéric Mitterrand promet un "arsenal" anti-streaming dans 3 mois (màj) La révolution numérique. Frédéric Mitterrand/ Hadopi "équitable et juste, voire indulgente" Dans "Le désir et la chance", Frédéric Mitterrand relate son action au ministère de la Culture depuis 2009, lui qui n'était pas un homme du sérail et porte un nom célèbre. Il raconte ainsi "les situations romanesques [qu'il] a traversées" en travaillant sur des dossiers allant du patrimoine à la mode en passant par le cinéma, les arts plastiques ou les médias.

L'occasion aussi pour le ministre de revenir (un peu) sur la loi contre le téléchargement illégal, l'Hadopi. Hadopi qu'il évoque comme "son baptême du feu", son "premier combat". Citations choisies. Je ne savais même pas exactement ce que signifiait l'acronyme Hadopi [Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet, NDLR]. [...] A la fin août 2009, le ministre est épinglé en direct lors du "Grand Journal" de Canal+ en ne sachant pas définir le sigle Hadopi.

La loi instaure le principe de réponse -ou riposte- graduée. Hadopi a finalement été votée. Rapport Hadopi en février 2012. Au moins de novembre dernier, le président de la République avait souhaité une adaptation de la législation pour lutter contre le streaming illégal. Peu de temps après, le ministre de la Culture et de la Communication déclarait vouloir lancer une " traque contre le streaming illégal " et de se tourner vers la Haute Autorité Hadopi pour obtenir des réponses sur la meilleure manière de procéder. Dans un entretien accordé au Journal Du Dimanche, Frédéric Mitterrand a indiqué que l'Hadopi remettra un rapport dans le courant du mois de février. Ce rapport doit mettre en lumière les moyens juridiques et techniques - dont certains déjà existants - contre le streaming ainsi que le téléchargement direct illégal. Une éventuelle adaptation législative pourra donc être proposée.

La solution principale semble s'orienter vers une action non pas en direction des internautes mais des sites et plateformes. Le ministre de la Culture a par ailleurs déclaré que l'Hadopi " fonctionne bien ". Jean-François Copé veut du "made in France" pour la création audiovisuelle. F. Bayrou (MoDem) s’inscrit en défenseur des industries françaises. Sarkozy "sidéré" par François Hollande.

Le FN joue la carte anti-hadopi. Lionel Tardy /le ''flou'' de Hollande. France-Soir Que vous inspirent les idées de François Hollande pour lutter contre le téléchargement illégal? Lionel Tardy Pas grand chose... il reste dans le flou le plus total et il ne propose vraiment rien de neuf sous le soleil.

Au mois d'octobre, Hollande a dit qu'il supprimerait la loi Hadopi, et maintenant il parle de l'annuler et de la remplacer! Il ne prend pas le risque politique de l'abolir, pour ne pas se mettre toute l'industrie de la culture, traditionnellement de gauche, à dos... Son projet d'imposer aux acteurs de l'économie numérique une contribution au financement de la création me semble difficilement réalisable. Comment compte-t-il faire pour obliger des moteurs de recherche comme Google à payer, sachant qu'ils ne sont pas hébergés fiscalement en France?

Il souhaite aussi développer l'offre culturelle légale, qui est loin d'être au point. F. L.T. F. L.T. Propos recueillis par Marie-Laure Hardy.