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Les propositions du maire UMP de Bordeaux aux gens du voyage, qui réclament une aire de stationnement "décente" pour leurs 250 caravanes, ont été rejetées lundi 16 août après-midi, a-t-on appris de sources concordantes. Une délégation de gens du voyage et de la municipalité a visité dans l'apprès-midi une aire de grand passage de deux hectares, proposée par Alain Juppé, mais celle-ci a été qualifiée d'"infecte" et d'"insalubre" par le président de l'association de La vie du voyage (LVDV), , qui l'a jugée en outre "beaucoup trop petite" pour accueillir leurs quelque 250 caravanes. "C'est à côté d'une déchetterie, c'est honteux", a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant que les gens du voyage maintenaient en outre leur refus de s'installer sur un parking en goudron, la deuxième proposition de la mairie de Bordeaux. Leur convoi se trouvait toujours sur les axes aux abords de ce site. "On est toujours bloqués, on est des gens ouverts mais on veut trouver quelque chose de décent.
Les gens du voyage qui avaient bloqué dimanche le pont d'Aquitaine ont refusé lundi 18 août la proposition du maire UMP de Bordeaux de s'installer sur une aire de grand passage, qu'ils jugent "insalubre" et "infecte". Le président de l'association de (LVDV), , qui l'a jugée en outre "beaucoup trop petite" pour accueillir leurs quelque 250 caravanes. "C'est à côté d'une déchetterie, c'est honteux", a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant que les gens du voyage maintenaient en outre leur refus de s'installer sur un parking en goudron, la deuxième proposition de la mairie de Bordeaux. "On est toujours bloqués, on est des gens ouverts mais on veut trouver quelque chose de décent. Il existe des choses mais ils ne veulent pas nous les donner", a-t-il ajouté. Leurs 280 caravanes se trouvent depuis dimanche en bordure de l'accès au parking de la foire exposition de Bordeaux-Lac.
"La France ne s'en prend pas aux Roms", a déclaré mardi 17 août le ministre de l'Immigration Eric Besson , s'indignant des attaques de l'opposition et de certains élus de la majorité contre la politique du gouvernement. Sur RTL, il a notamment réfuté le terme de "rafles", utilisé par le député UMP Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, pour dénoncer les expulsions de Roms. "La France ne s'en prend pas aux , contrairement aux bêtises, aux anachronismes (et aux) absurdités", entendus depuis que Nicolas Sarkozy a demandé le démantèlement de tous les campements illégaux en France, a-t-il assuré. "J'aimerais beaucoup que le vocabulaire spécifique de la , avec ce qui a été son atrocité - l'extermination industrielle, systématique des Juifs et des tsiganes - ne soit pas utilisé", a-t-il réclamé.
Se loger s'apparente souvent à un parcours du combattant pour , y compris celles qui souhaiteraient . La famille Becker ne sait plus à quel saint se vouer pour obtenir une chose simple : un toit. Jean-François Becker vit depuis vingt ans avec Marie-Josèphe, une fille d'agriculteur qui lui a donné cinq filles, âgées de 3 à 20 ans.
Nicolas Sarkozy doit présider ce mercredi 28 juillet une , un rendez-vous annoncé en même temps que sa volonté de mener "la guerre" à la délinquance après une série d'incidents et très décrié. Les associations et les partis de gauche dénoncent de ces personnes et les pose en "boucs émissaires" à travers de "dangereux amalgames". La réunion doit se pencher sur parmi les gens du voyage et les Roms", avait souligné mercredi dernier le chef de l'Etat. Elle "décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière", avait ajouté Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait après les événements survenus le week-end précédent à Saint-Aignan (Loir-et-Cher). La gendarmerie avait été attaquée après le décès au cours d'une course-poursuite d'un jeune de la communauté des gens du voyage.
(Jean-Paul Piérot) "Nicolas Sarkozy est un adepte du détournement de débat. La réunion consacrée aux 'problèmes' que poserait le 'comportement' rencontré au sein des gens du voyage et des Roms apparaît pour ce qu'elle est: une diversion. La méthode n'est en pas moins dangereuse, car si la grande majorité des Français rejette la stigmatisation d'une partie de la population et une approche ethnique, c'est-à-dire raciste, des réponses à apporter aux questions de sécurité, la parole présidentielle, répétée par plusieurs membres du gouvernement, risque d'ouvrir les vannes de la vulgate populiste et d'aviver les tensions. (...) Nul ne peut être dupe de l'objectif poursuivi. Il s'agit de contenir, autant que faire se peut, le débat qui occupe les Français: l'avenir des retraites mis en danger par le projet gouvernemental (...).
La Croix François Ernenwein "Il est toujours délicat de bâtir une politique durable à chaud, en réponse à des circonstances dramatiques. Après les violents incidents de Saint-Aignan, il y a dix jours, fallait-il convoquer aujourd'hui une réunion sur " les gens du voyage et les Roms " à l'Élysée en justifiant la réflexion par les " problèmes que posent les comportements de certains " ? Ce choix de Nicolas Sarkozy a été très critiqué. Mais qu'aurait-on lu ou entendu si le chef de l'État ou son gouvernement n'avaient rien fait ?
Quatre associations représentant les ont publié dimanche 25 juillet une lettre commune pour s'élever contre dont ils s'estiment victimes. "Le président de la République érige les gens du voyage en boucs-émissaires des difficultés rencontrées en matière de sécurité par le gouvernement", écrivent l'Association nationale des gens du voyage catholiques (ANGVC), l'Union française des associations tsiganes (UFAT), l'Association sociale nationale internationale tsiganes (ASNIT) et la FNASAT - Gens du voyage. Dimanche, après une journée de violences à Saint-Aignan, le chef de l'Etat a annoncé son intention de faire expulser tous les campements en situation irrégulière. Selon le président, les événements de Saint-Aignan "soulignent les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms".
A l'issue de la avec Nicolas Sarkozy sur la question des et des gens du voyage , Brice Hortefeux a annoncé mercredi 28 juillet la reconduite à la frontière "quasi immédiate" pour les Roms qui auraient commis des délits. Il y aura reconduite "quasi immédiate" vers la Bulgarie ou la Roumanie des Roms "qui auraient commis des atteintes aux biens ou des fraudes", a assuré le ministre de l'Intérieur. De plus, la moitié des de Roms et de gens du voyage seront démantelés d'ici trois mois, a annoncé Brice Hortefeux. Le ministre a chiffré à environ 300 le nombre de "camps ou squatts" recensés dans le pays. Autre mesure présentée à l'issue de cette réunion consacrée aux "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms", Brice Hortefeux a annoncé que le gouvernement va dépêcher dix inspecteurs du fisc afin de "contrôler la situation des occupants" dans certains camps des Roms et gens du voyage.
Les mesures annoncées par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux ont suscité des réactions de la part du monde politique et associatif : Le député-maire PS d'Evry, : "Ca illustre ce qu'est aujourd'hui le sarkozysme. C'est d'abord du bougisme. On tire sur tout ce qui bouge, il n'y a pas de hiérarchie dans les priorités, il n'y a pas de cap. On peut même se demander si ce type de réunion doit avoir lieu à l'Elysée.
Le collectif des , regroupant gens du voyage et Roms, a demandé mercredi 28 juillet à être reçu par Nicolas Sarkozy pour instaurer un , dénonçant une nouvelle fois "la déclaration de guerre" du gouvernement à leur encontre. "On demande à être consultés, il faut de la concertation et peut-être qu'avec le dialogue, on y arrivera", a déclaré François Espinas, président de la commission régionale des gens du voyage Provence-Alpes-Côte d'Azur. Des représentants de l'Union française des associations tziganes ont demandé lors d'une conférence de presse à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à être reçus à l'Elysée et "par les ministres concernés".
Patrick Apel-Muller "(...) Depuis une décennie qu'il a pris en main la politique de sécurité en France, le leader de la droite - au mépris de l'intérêt général - se fait fauteur de troubles, provocateur, dénonciateur de boucs émissaires.