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Questions autour des phénomènes totalitaires

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Le mur de Berlin expliqué par les cartes du métro. A Berlin, la Guerre froide fût aussi souterraine, avec un réseau scindé en deux entre le U-Bahn (et ses stations fantômes) géré par l'Ouest et le S-Bahn administré par l'Est. Il y a 25 ans, le Mur tombait. Les murs de 16 stations fantômes de métro s’effondraient dans la foulée.

Le Mur a été construit pour empêcher les habitants de l'Est de passer à l'Ouest. Pour la même raison, il fallait bâtir une forme de mur dans le réseau souterrain pour éviter un exil massif à l'Ouest. La ligne 2 du métro ne posait pas de gros soucis. Traversant la ville d’ouest en est, elle sera scindée en deux: la ligne Ouest s’arrête désormais à Gleisdreieck à quelques encamblures du Mur et la ligne Est s’interrompt à Mohrenstraße de l’autre côté du Mur. Un mur souterrain matérialisait la fracture. «Dernière station à l'Ouest» Les lignes 6 et 8 sont nettement plus problématiques. «Dernière station à Berlin-Ouest», annoncent les haut-parleurs avant que le métro ne s’enfonce dans les stations grises.

Vincent Glad. Le commissaire disparait: falsification de photos sous Staline. Les congrès du NSDAP à Nuremberg. Affiche nazie 1937 (DZ) Pourquoi Nuremberg devient-elle dès 1927 la ville du NSDAP ? L’affiche ci-dessus amène un élément de réponse. Il est écrit "de la ville des diètes d’empire (Reichstage) à la ville du congrès du parti du Reich (Reichsparteitage). " Entre le XIe siècle et le XVIe siècle, la plupart des empereurs germaniques résident une partie de l’année à Nuremberg. Depuis la Bulle d’or de 1356 de l’empereur Charles IV, chaque nouveau souverain a l’obligation de réunir la première diète de son règne à Nuremberg. On comprend évidement la volonté des Nazis d’inscrire un lien symbolique entre le Saint Empire romain de nations germaniques et le IIIe Reich en choisissant cette ville. Photographie prise au Dokumentationszentrum (DZ). Timbre allemand 1935 Ce timbre commémore la réunion du NSDAP pour l’année 1935 à Nuremberg.

D’autres timbres allemands des années 20 et 30 sont visibles dans cette même rubrique. Accueil d’Hitler à la mairie 1937 Photo et notice du DZ. Photo du DZ. Photo DZ. Goulag. Hitler et les Juifs de Philippe Burrin - Le blog des boggans. Plan: Introduction L’antisémitisme hitlérien. La politique de l’émigration. 1933-1939 La quête d’une solution territoriale. 1939-1941 Le sort des Juifs soviétiques. La décision finale. Hitler et le génocide. Conclusion Introduction. On admet communément qu’Hitler est à l’origine de la "Solution finale", deuxième point essentiel du programme du Reich après la conquête de l’espace vital. La "Solution finale" était née de la rencontre de l’obsession antisémite du führer, du fonctionnement anarchique de son régime et du développement d’une situation immaitrisable.

De ces deux interprétations nait une double datation : pour les intentionnalistes, le tournant décisif se produit entre l’automne 1940 et le printemps 1941, parallèlement aux préparatifs de la guerre en Russie, Hitler aurait donné l’ordre de la solution finale. Ces deux théories ont chacune leurs limites. La position de Philippe Burrin : 1. Un fait indiscutable, l’antisémitisme fanatique d’Hitler. Hitler module son programme. 2. Des nazis sur le divan. Le 10 mai 1941, au cours de l’un des épisodes les plus étranges de la Seconde Guerre mondiale, Rudolf Hess s’extirpa d’un appareil de la Luftwaffe pour atterrir en parachute sur une ferme écossaise. Il avait probablement l’intention de négocier un accord de paix entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne nazie. Mais nul ne sait avec certitude si Hess agissait de son propre chef, ou s’il avait au préalable noué des contacts au Royaume-Uni. De même, on ignore quel bénéfice précis il espérait tirer de l’opération.

Peut-être imaginait-il qu’il serait reçu dans les plus hautes sphères de la diplomatie britannique, voire qu’on l’y accueillerait en héros ; et que ses compatriotes l’acclameraient pour avoir précipité la fin de cette guerre insensée contre l’Angleterre, lui abandonnant la maîtrise des mers en échange de la liberté de se concentrer sur l’Union soviétique, le véritable ennemi racial et idéologique. Le Führer, un masochiste pervers Vibrant plaidoyer. Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales. La Fabrique de l’Histoire, Science et politique, l’Affaire Lyssenko. Approche comparative du fascisme et du nazisme - Marie-Anne Matard Bonucci. Ce que sont devenus les criminels nazis. 1933 : La radio devient l'instrument privilégié des propagandes. Par Jean-Jacques Ledos(Gavroche n° 129-130, mai-août 2003, p. 30 à 37) « La propagande est l'ensemble des méthodes utilisées par un groupe organisé en vue de faire participer activement ou passivement à son action, une masse d'individus psychologiquement unifiés par des manipulations psychologiques et encadrés dans une organisation. » Jacques Ellul définissait ainsi le souci, pour un pouvoir, politique ou affairiste, de transmettre des messages ou des opinions à une collectivité que la radiodiffusion permettait d'atteindre immédiatement.

La pratique par les pouvoirs développera la tentation d'un usage discrétionnaire, c'est-à-dire unilatéral et progressivement fermé à la discussion ou à la contestation.Lénine avait été le premier à évaluer le pouvoir de la radio (1). Grande-Bretagne : une royale démocratieEn Grande-Bretagne, le roi George V s'exprime pour la première fois, en 1924, à la BBC, à l'occasion d'une exposition consacrée à l'Empire britannique.

Le cinéma : un outil de propagande pour faire accepter la guerre. Nicolas Mettelet (Seconde Guerre mondiale) Le cinéma, déjà connu comme vecteur de la propagande pendant la Grande Guerre1, ne fut vraiment utilisé massivement par les institutions politiques dans ce but qu’à partir des années 1930 et surtout pendant le Second conflit mondial par les deux camps. Si les journaux et les affiches étaient les principaux convoyeurs de la propagande entre 1914 et 1918, les progrès technologiques allaient vite amener au premier plan la radio et le cinéma tout au long de la guerre suivante. Nous proposons d’analyser et de comprendre le ou les messages contenus dans une sélection de films cinématographiques réalisés pendant les années 1930 et au tout début des années 1940 ayant pour objectif de faire accepter au public l’idée d’entrer en guerre.

Tout d’abord, il nous semble opportun de rappeler quelques définitions indispensables concernant la propagande, puisqu’elles semblent différer selon les utilisateurs2. Stimuler l’esprit combatif Rassurer la population Notes. Des tranchées au NSDAP. Culture de guerre et politisation des députés nazis. Mosse, George L., De la Grande Guerre au totalitarisme, la brutalisation des sociétés européennes, Paris, Hachette Littératures, 1999 [1990].

Ibid, chapitre VI : « L’entreprise de banalisation ». Mosse, George L., op. cit. Voir le chapitre qui porte ce titre, pp. 181-206. Prost, Antoine, « Les limites de la brutalisation », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 81, 2004, pp. 5-20. Mosse, George L., op. cit., p. 183. Bessel, Richard, Germany after the first world War, Oxford, Clarendon Press, 1993 ; et Bessel, Richard, Political Violence and the Rise of Nazism, The Storm Troopers in Eastern Germany 1925 – 1934, New Haven & London, Yale University Press, 1984. Weisbrod, Bernd, « Violence et culture politique en Allemagne entre les deux guerres », Vingtième Siècle. Mosse, George L., op. cit., p. 205. Ingrao, Christian, Croire et détruire. Ibid, pp. 15, 40, 127... Becker, Jean-Jacques, Krumeich, Gerd, La Grande Guerre. Ingrao, Christian, op. cit., p. 427.

Höffkes, Karl, op. cit., pp. 203-206. La propagande et le culte de la personnalité sous Staline. - une vidéo Actu et Politique. Affiche russe - 46 résultats sur Gallica. « URSS : fin de parti(e). Les années perestroïka (1985-1991) » Comptes rendus Expositions | 16.01.2012 | Michel Nazet Vingt ans après la disparition de l’URSS, une exposition (2 décembre 2011-26 février 2012) sur les conditions de cette dernière s’imposait d’autant plus, qu’ironie de l’histoire, un nouveau vent de contestation et d’aspiration à plus de démocratie semble se lever en Russie.

Ce sont ainsi deux cents documents issus du fonds France-URSS de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), mais aussi du musée d’histoire politique de Saint-Pétersbourg, de la Bibliothèque historique d’État de Moscou, de l’association Memorial qui sont rassemblés et qui mêlent affiches, photographies de presse, vidéos, journaux soviétiques, presse informelle, lettres de particuliers aux dirigeants… Les temps forts de la Perestroïka, qui en fait est loin d’être une histoire linéaire et logique, servent de fil rouge à l’exposition. Les leçons du procès Barbie en douze entretiens. Conférence de Christopher Browning au Collège de France. Dalla difesa sociale alla difesa della razza. 1Per situare storicamente il problema della sicurezza potremmo dire, schematicamente, questo. C’è stata un’epoca, dal IV al XV secolo, che potremmo definire della salvezza, epoca in cui la salvezza dell’anima si è iscritta nel cuore della pratica umana attraverso una serie di tecniche come la confessione dei peccati, la penitenza, l’esercizio delle virtù morali, le discipline di ascesi, l’esame di coscienza.

Con la nascita dello Stato moderno, a partire dal XVI secolo, è emersa un’altra questione, quella della sicurezza, legata fondamentalmente allo stato di guerra e ai rapporti extra-giuridici tra le nazioni. La sicurezza, che sostituisce la giustizia della trattatistica politica medievale (soprattutto tomista), è già un principio centrale in Machiavelli nei cui scritti funge, assieme alle virtù e all’amor di patria, da giustificazione dell’azione politica « straordinaria », fuori cioè dalle regole e dalle norme consuetudinarie.

La presse italienne, le pouvoir politique et l’autorité judiciaire durant le fascisme. 1La fin de la première guerre mondiale marque pour la presse italienne un retour vers une plus grande liberté d’expression. Depuis l’unification du pays et le Statuto Albertino (la constitution italienne), les lois concernant la presse ont toujours été caractérisées par une volonté de restreindre cette liberté, de contrôler la diffusion et le contenu des journaux. La presse d’après-guerre et du début du fascisme est soumise à l’Édit n° 695 daté du 26 mars 1848 et au Code pénal de Luigi Zanardelli datant de 1889 – plus particulièrement les articles 442, 443, 444 et 445 de ce dernier qui concernent la distribution et même les moyens d’édition.

Les amendes en cas de transgression sont élevées, et toute activité de publication et d’édition doit être enregistrée auprès des autorités compétentes. 1 Manzini, Vincenzo, Trattato di diritto penale italiano, Rome, Fratelli Bocca Editori, 1919, p. 113 (...) La lutte pour la survie entre les organes de presse La victoire fasciste.