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Gérer son eReputation même après sa mort avec les réseaux sociaux pour défunts. Nous le savons, les nouvelles technologies contribuent largement aux évolutions de nos comportements dans notre vie quotidienne mais également au-delà. Les réseaux sociaux deviennent de plus en plus un levier d’expression naturel et complémentaire de notre personnalité, au point d’empiéter sur des zones imprévues de notre vie…et de notre mort.

A l’avenir, combien continueront de perpétuer les traditionnelles visites dans les cimetières ? Il y a fort à parier que seul les accros de la géolocalisation qui souhaitent devenir ‘Maire’ d’un cimetière seront tentés. On peut aussi imaginer de mettre un QR code sur sa tombe pour attirer les Geeks. Après tout, on a bien vu un numéro de téléphone sur une tombe renvoyant vers une messagerie…Sans compter ceux qui se font enterrer avec leur smartphone. Au-delà du coffre-fort virtuel, ce sont de véritables solutions de mémorial pour défunts qui sont proposées, en France comme à l’étranger. Qui héritera de mes données numériques ? Ce mercredi avait pourtant commencé comme tous les autres : réveil, café, jus d’orange, sous le magnifique soleil amiénois.

Comme chaque matin, Europe 1 en fond sonore, avec comme chaque jour en ce moment les dernières aventures de notre nouveau Président. Seulement ce matin, tout a basculé. Entre deux considérations politiques, voilà que le monsieur de la radio a lâché deux mots impensables dans sa bouche : "Livre numérique". C’est ainsi que tout a commencé. Pour la première fois de ma courte existence, l’édition numérique s’est insinuée dans mon rituel matinal, hors de Twitter et des réseaux sociaux.

J’entendais parler numérique sur un vrai média, on évoquait même le site Actualitté qui jusque là ne se permettait de hanter que mon alerte Google sur les mots clefs "édition numérique". Cela aurait pu s’arrêter là si le journaliste d’Europe 1 n’avait pas voulu détruire à jamais ma conception de l’existence numérique, en parlant testament. Crédits photos Vous aimerez aussi Like this: En cas de décès, Amazon ne veut pas transférer les livres aux héritiers.

Il y a quelques semaines, Numerama avait publié une enquête sur la gestion de la mort par les services en ligne. Nous avions vu à cette occasion que les éditeurs de réseaux sociaux avaient des politiques différentes, mais que tous tentaient avec plus ou moins de souplesse de rendre service aux héritiers de leurs anciens clients décédés. Plus la population des internautes vieillit, plus la question de la gestion après mort des services en ligne va prendre de l'importance (et le législateur devra probablement s'en saisir pour imposer un cadre commun). Le décès des internautes pose en effet, outre les réseaux sociaux, des problèmes de propriété des biens immatériels qui avaient été achetés par le défunt et qui devraient théoriquement être cédés aux héritiers. Or Amazon, qui ambitionne de remplacer le livre papier par le livre électronique, n'a visiblement rien à faire de ces questions. Je suis désolé, le contenu Kindle ne peut être revendu, ni donné, ni transféré entre comptes.

Le funéraire en ligne. La mort à l’heure des réseaux. La lecture de la semaine, il s’agit d’un entretien paru dans la revue américaine The Atlantic, entretien avec un philosophe australien du nom de Patrick Stokes, auteur d’un récent travail de recherche sur la mort dans les réseaux. Le titre du papier : “Comment Facebook permet de vivre après la mort, enfin en partie”.

Je n’ai traduit que des extraits de cet entretien. “Mon point de départ pour penser cette question m’est venu de Facebook. Facebook propose sur la droite de notre profil des gens que nous sommes supposés connaître, et dans la liste des suggestions qui me sont faites, il y a au moins deux personnes qui nous ont quittés – Facebook sait que ces gens sont morts, et inscrit donc une petite mention qui indique “en mémoire de”, le profil concerné étant transformé en une page mémorial. Je me suis dit qu’il était un peu étrange que dans la liste de mes amis potentiels, des gens que je connais, certains d’entre eux soient déjà morts. Xavier de la Porte. Le concept de cimetière virtuel fait du chemin | Martin Francoeur | Actualités. L'idée n'est pas complètement nouvelle. Des firmes privées et des salons funéraires, notamment aux États-Unis, offrent cette possibilité à des particuliers qui souhaitent léguer du matériel graphique, vidéo ou audio sur support informatique.

Le hic, c'est que personne ne peut assurer une pérennité à ces legs qu'on souhaite laisser, comme une trace de notre passage sur terre. Andréa Richard, ex-religieuse qui a mené plusieurs combats pour la laïcité, s'intéresse à cette idée de «cimetière virtuel». En gros, résume-t-elle, il s'agit d'un espace qu'on pourrait réserver sur un site web pour placer de la documentation sur la vie de quelqu'un. Pas besoin, insiste-t-elle, d'être quelqu'un de connu. Le concept est semblable à celui des cimetières. Leur instinct a été de se tourner vers les villes. Une récente rencontre avec le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a permis de mettre en lumière certains écueils potentiels. «Un projet comme ça, ça m'interpelle. When Friends Die, Keep Creeps Out of Their Facebook Page - San Francisco Art. Hong Kong launches social network for dead people.

Hong Kong's Food and Environmental Hygiene Department has launched a website for Chinese memorial services. Due to the acute shortage of burial space in the city, friends and family of the dearly departed have been opting to scatter their loved ones' ashes at sea or in memorial gardens. The new online memorial service is perfect for those without the physical space to commemorate their dead. Signing up is simple. Merely provide the name, gender and select the type of service from a drop down menu ("burial in public cemetary", "keeping remains if public columbaria") and the site combs through its database to ensure the person is indeed dead and gone. Russie : Les réseaux sociaux face à la mort. [Liens en russe] Les réseaux sociaux en ligne révèlent beaucoup d'un individu. Une personne ouvre une page web à son nom, publie des photos, rejoint des groupes et des communautés, envoie des messages, partage ses impressions et ses idées.

Mais que se passe-t-il quand cette personne meurt ? Les réseaux sociaux en ligne étant un phénomène récent, leurs administrateurs n'ont pas encore établi une procédure pour signaler sur son profil qu'un utilisateur est décédé. La personne est morte, mais son profil est toujours là. Il ou elle continue à sourire sur les photos, et la vie est toujours là, dans les mises à jours de ses ami(e)s. Très souvent en Russie, et particulièrement dans le cas de LiveJournal [la plateforme de blogs la plus populaire en Russie], l'espace des commentaires sous le dernier message publié par une personne disparue devient un registre de condoléances. Au revoir, Ilya. J'ai l'impression que j'ai très peu de temps… Vladimir Ignatenko: Adieu. Il y a 30 comptes. 1,000 friends, but not one of them helped her - News - Gadgets & Tech.

Simone Back, 42, from Brighton, took an overdose of pills on Christmas Day and posted a brief suicide note that evening on the social networking site expressing her intention to die. Friends who lived outside the city urged others in Brighton to check on her, but the calls went unread or unheeded. Police found her the next day and she was pronounced dead in hospital. Her 60-year-old mother, Jennifer Langridge, was only alerted to the Facebook message on Boxing Day afternoon, 17 hours after her daughter's original posting.

She dialled 999 but when police broke into the flat, Ms Back was already unconscious. "Nobody told me anything about it until the following day when I was sent a text saying: 'get help'," Ms Langridge said. "Normally when she takes overdoses I get help for her," Ms Langridge said. Friends also expressed anger that Ms Back's threat to kill herself was not taken more seriously. "Everyone just carried on arguing with each other on Facebook like it wasn't happening. Digital Death and Digital Afterlife: Serious Business. Internet donne l’illusion d’organiser sa vie post-mortem. Un réseau social... pour les morts - Blogs EchosRéseauxSociaux. Comment internet s'intègre dans les rituels funéraires. Mémoriaux en ligne, cimetières virtuels, oraison de "RIP" sur les réseaux sociaux à chaque décès d'une personnalité...

Patrick Baudry est professeur de sociologie à l'université Bordeaux 3, et auteur de La Place des Morts, aux éditions l'Harmattan. Il décrypte le sens de ces nouvelles pratiques numériques. Vous travaillez notamment sur les attitudes devant la mort, les jeunes générations et les cultures urbaines. Quelles nouvelles pratiques funéraires issues du numérique ont retenu votre attention? Je me suis intéressé aux cimetières virtuels: certains cimetières donnent la possibilité d'accéder virtuellement à la tombe - réelle - du défunt, de la visualiser, d'y déposer un mot ou des fleurs. Un certain nombre de cimetières américains ont mis en place ce système, et il y en a aussi dans le sud de la France.

C'est un phénomène lié aux dispersions de la famille, aux mobilités familiales et professionnelles, qui font que le lieu d'inhumation peut être éloigné du lieu d'habitation. Après moi, que devient mon Internet ? - Faits de société. Que deviennent le compte Facebook, le blog ou la messagerie électronique d’un défunt ? De nouveaux sites web se proposent de veiller sur notre succession numérique en cas de décès. Des bouts de soi partout sur la toile « Toutes les photos de mon père étaient sur un disque dur. Après son décès, on n’a pas pu les récupérer, car il ne nous avait pas laissé son mot de passe, confie Pierre-Olivier Guérin, l’un des trois jeunes fondateurs du site Laviedapres.com. C’est dramatique, car ces photos m’étaient chères… » Les ordinateurs et l’Internet se sont installés dans nos existences. . « Legs numérique » Or, sans les codes d’accès, il est difficile pour les proches de gérer ou de désactiver les comptes Internet d’un défunt.

. « C’est pour ça qu’on a créé Laviedapres.com, explique Pierre-Olivier Guérin. Sous très haute sécurité L’idée d’un « legs numérique », pour gérer son existence virtuelle après son décès, commence à faire son chemin. L’éternité n’est pas garantie En quête de l’immortalité. Internet après la mort - Technologies. «Il faut planifier ce qui arrivera avec nos renseignements numériques comme on le fait avec notre maison et nos enfants. C’est important d’ajouter une liste de nos mots de passe à notre testament et d’indiquer ce que nous aimerions qu’il advienne de nos différents comptes», souligne Jean-Michel Vanasse, blogueur techno pour Transcontinental. Cette notion de testament virtuel fait tranquillement sa place considérant que l’utilisation des médias sociaux s’intensifie d’année en année.

Selon les derniers résultats de NETendances 2011 sur les médias sociaux, publiés le 20 septembre 2011, la participation des internautes dans les réseaux sociaux est passée de 34% en 2009 à 48% en 2010. Toutes les tranches d’âge sont présentes sur les réseaux sociaux. Les 18-24 ans présentent le plus haut taux de fréquentation avec 84%, suivi par les 25-34 ans avec 68% et les 35-44 ans y sont avec 52%. «Notre vie virtuelle et «normale» sont de plus en plus liées. Inventaire virtuel Lieu de recueillement. RFID Lets the Dead Speak. It's an archetypal scene of transcendent horror: a Nervous Nelly is making his or her way through a graveyard at night. Cue: full moon, owl, ground fog. A branch cracks. Nelly increases speed, heartbeat races, panting increases. A root clutches at Nelly's shoe and he goes over, skidding to a stop in front of a tombstone.

Oh, wait. RosettaStone, a company that creates "technology-enhanced memorial products," has created the RosettaStone Tablet. To read the message requires an NFC-RFID enabled smart phone, which you tap against the palm-sized granite plaque that contains the chip. The plaque itself is engraved with a series of symbols from a menu the company offers. Here's a thought, though. Either way, for the time being at least, tools like RosettaStone may provide an emotionally powerful sense of immediacy for the living as they mourn those they've lost. Graveyard photo by Josh McGinn. Facebook, une chapelle vivante pour Michael Jackson - Coopération. This is it, le dernier concert programmé de Michael Jackson, restera donc à jamais un spectacle fantôme, rêvé, désiré, fantasmé par ses millions de fans de par le monde.

En dépit d'un film éponyme sorti peu après la mort du roi de la pop, et reprenant des vidéos des répétitions comptant parmi ses ultimes apparitions, cette chute brutale d'une icône planétaire devant briller dans la lumière une dernière fois laisse un goût amer. Même si, on le sait, le Michael Jackson agonisant recueilli par l'ambulance fin juin 2009 était déjà à des années-lumière du compositeur et chorégraphe génial de Thriller ou de Billy Jane, sérieusement érodé par une décennie de scandales judiciaires et d'une vie évoluant de plus en plus en-dehors de toute réalité. Toujours est-il que ses admirateurs ne voulaient pas en rester là, ni se détourner ainsi du dieu vivant. Par chance, le site de Mark Zuckerberg sur son cheval bleu est arrivé tel un super héros. La vie éternelle après la banque. Digital immortality: Difference Engine: Facebook for the dead. Facebook se met au trépas. Un pixel dans la tombe. Et si, au lieu de se taper les rituels embouteillages de la Toussaint et l’acquisition d’un hideux et dispendieux pot de chrysanthèmes, chacun pouvait honorer la mémoire de son arrière-grand-mère depuis l’écran confortable de son ordinateur ?

C’est probablement ce genre de réflexion qui a conduit une société de la Silicon Valley, I-Postmortem Limited, à se lancer dans le marché du réseau social funéraire. Il s’agit de vendre à des particuliers une I-Tomb , espace virtuel dans lequel les héritiers de la mémé en question peuvent agglomérer des contenus ayant trait à la défunte. Photos, enregistrements audio, films ou tout autre document démontrant à quel point elle était une sainte femme. Evidemment, ce cimetière virtuel mondial n’est pas gratuit.

Le Père Lachaise non plus, si on va par là. Il en coûtera 50 dollars par an pour maintenir l’I-Tomb en activité, ce qui peut sembler cher compte tenu du faible coût du foncier sur la Toile. Paru dans Libération samedi 24 septembre 2011.