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Groupe jardin

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Qui sème la grainothèque, récolte la bibliothèque ? Apparues aux États-Unis, les grainothèques fleurissent désormais dans les bibliothèques françaises !

Qui sème la grainothèque, récolte la bibliothèque ?

Après la bibliothèque municipale de Lille et la médiathèque José-Cabanis de Toulouse, c’est au tour de la médiathèque parisienne Marguerite-Yourcenar (15e arrondissement) d’inaugurer aujourd’hui, vendredi 10 avril, ce nouveau service. Le fonctionnement de ces installations est très simple : les usagers y déposent des semences de plantes potagères ou de fleurs et peuvent en retour prendre celles qu’ils désirent. Alors que le développement de ce type de services atypiques doit être un moyen de rafraîchir l’image des bibliothèques, d’y d’attirer un nouveau public et de tisser un lien entre bibliothécaire et usager, ces grainothèques remplissent-elles pleinement ce rôle ?

Si leur développement est un vrai plus, elles doivent s’inscrire pleinement dans une démarche d’accueil, collaborative et de projet d’établissement pour ne pas être considérées comme de simples « gadgets ». Kit "grainothèque" Inauguration d'une grainotheque à la médiathèque de Lagord (17) Grâce aux grainothèques, des semences libres dans toute la France.

« Prenez, déposez librement les graines qui vous plaisent. » Au milieu des livres de jardinage, la petite boîte en carton étonne.

Grâce aux grainothèques, des semences libres dans toute la France

Depuis janvier dernier, la médiathèque de Lagord (Charente-Maritime) accueille l’une des premières grainothèques de France. Celle-ci permet aux visiteurs de partager leurs semences en toute liberté. Vous risquez bien d’en croiser d’autres dans les semaines qui viennent, car cette pionnière inspire... Une quarantaine de bibliothèques, restaurants et lieux associatifs (voir carte ci-dessous) ont construit et installé des boîtes de ce type depuis le lancement de cette initiative, en octobre 2013, par l’association Graines de Troc – qui anime par ailleurs une plateforme de partage de graines via une monnaie complémentaire.

Et bien d’autres sont en cours d’installation : « On reçoit quasiment une demande par jour », assure Sébastien Wittevert, président de Graines de Troc. Voir en plein écran A lire aussi : Jardiniers, voici 7 plantes invasives à éviter. Proposer des "grainothèques" en bibliothèque pour favoriser le partage des semences libres. Mon intérêt pour les biens communs m’a peu à peu fait découvrir la problématique des semences, dont les enjeux sont aujourd’hui considérables et rejoignent par certains côtés ceux de la Culture libre.

Proposer des "grainothèques" en bibliothèque pour favoriser le partage des semences libres

J’ai eu déjà eu par exemple l’occasion sur S.I.Lex de consacrer des billets à des projets de licences libres appliquées aux semences ou à la question du domaine public végétal. Alors que les semences constituent un patrimoine millénaire qui s’est développé par le biais du partage de graines entre paysans, cette pratique est aujourd’hui fragilisée par des restrictions légales, faisant courir un risque à la biodiversité. Les variétés végétales tout comme les oeuvres de l’esprit, peuvent en effet être saisies par la propriété intellectuelle, par le biais de certificats d’obtention végétale ou de brevets protégeant les intérêts de l’industrie semencière. Le sujet est donc de première importance et récemment, une initiative a attiré mon attention. Nous avons semé des graines de grainothèque.

Les grainothèques, semences à partager. Pour la gratuité dans un monde où tout s'achète Le partage est une manière économique, libre et solidaire de faire (re)découvrir les trésors de la nature à nos enfants, à nos voisins...

Les grainothèques, semences à partager

Alors que les graines reproductibles abondent dans nos jardins, les semences hybrides de l'industrie semencière constituent un véritable racket annuel des paysans et jardiniers. Pour la liberté d’échanger et de reproduire nos graines Le geste de l’échange est déjà interdit chez nos paysans et nombreux sont les projets de lois qui menacent sans cesse notre biodiversité cultivée. Ce geste a pourtant bâti la diversité des semences depuis des millénaires. Pour un entretien citoyen de la biodiversité cultivée Mauvaise nouvelle, l’héritage de notre biodiversité est déjà perdu à 75% selon la FAO, détruit par une industrie qui nous impose un nombre toujours plus restreint de variétés.

Pour des semences adaptées à notre territoire Pour tous, parce que les semences concernent chacun d'entre nous.