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Pourquoi se passionne-t-on pour la mort du président polonais ? Il y a de quoi se surprendre devant l'ampleur de la réaction médiatique face à la mort du président polonais Lech Kaczynski. Certes, l'événement est exceptionnel. Bien évidemment, on peut comprendre le choc en Pologne. Les partisans du président en souffrent forcément, et les autres camps politiques doivent se préparer à une campagne électorale très rapidement. Les équilibres européens en sont aussi modifiés, et on peut espérer que les Polonais élisent dans les semaines à venir un président un peu moins eurosceptique...

Cependant, en période normale, parle-t-on de la Pologne ? Est-ce à cause de ces changements géostratégiques que les médias français font des éditions entières sur le sujet ? Mais non, rassure-toi, cher lecteur ! Nos médias jouent sur les bas instincts, une fois de plus... Pas une tête. Depuis quelques heures circule sur internet une vidéo issue d'un JT de la RTBF concernant une visite dans l'Orne de Nicolas Sarkozy, dans l'usine Faurecia de Flers, le jeudi 3 septembre. Au fil de mes pérégrinations bloguesques, je l'ai vue pour la première fois chez Peuples, mais elle a depuis été largement relayée et commentée : l'information venait de là.

Cette affaire est inquiétante, car elle illustre le peu de réactivité de nos médias concernant ces questions de bidonnage et de manipulation. Cela me rappelle l'affaire Luc Chatel de cet été, qui avait tout de même été mise en avant par le New York Times, alors que les médias français ont attendu avant de faire le relais. Pour rigoler encore davantage, il faut lire ce petit billet très court des jeunes sarkozystes sur la question (merci à Dagrouik de nous l'avoir montré…).

Vu du ciel, d. Cher lecteur, je ne sais pas si tu connais Yann Arthus-Bertrand. Ce photographe est un personnage connu pour ses photos prises d'avion. Depuis, il anime un programme sur France 2, dont un nouvel épisode est diffusé mardi 23 décembre, en première partie de soirée. Il est consacré demain aux arbres.

L'émission prend le parti de sensibiliser les téléspectateurs aux problèmes environnementaux en mettant en scène des images somptueuses, étonnantes ou marquantes de la planète. L'émission ne manque pas d'intérêt. Depuis quelques jours, France 2 diffuse beaucoup les annonces de l'émission. Ces deux entreprises tournent autour de l'automobile, l'un des vecteurs principaux de la pollution actuelle. Il y aurait deux visions possibles là-dessus : Soit on considère que Yann Arthus-Bertrand a raison de faire payer par les pollueurs eux-mêmes l'émission visant à sensibiliser le public.

Décomptons Ca. De Canal +. Depuis, Carla a ressurgi à plusieurs reprises dans de nombreux médias. Elle a encore participé au Téléthon durant le week-end pour chanter pour les enfants malades. A chaque fois, la présence de Carla me gêne. Certes, contrairement à Bernadette Chirac, Carla Bruni n'est pas elle-même une femme politique. Carla Bruni est passée à une autre échelle. Tu vas me dire, cher lecteur, que je suis un vieux macho qui a encore une vision surannée de la place des femmes dans le couple. Peut-elle par exemple poursuivre sa carrière de chanteuse ? Je suis désolé pour Carla Bruni, mais il faut assumer le fait de vivre avec le président.

Quand France. Tiens, je ne sais pas si tu l'as remarqué, cher lecteur, mais le service public de l'audiovisuel était en grève aujourd'hui. Les programmes des TV et des radios ont été largement perturbées. Je m'étais toujours insurgé, dans le passé, de la capacité de France 2, en particulier, de casser les mouvements sociaux. J'ai le souvenir cuisant de cette interview de Xavier Darcos étrillant les syndicats enseignants, sans qu'aucun syndicaliste ne soit présent pour pouvoir répondre.

Ce soir, David Pujadas recevait deux contradicteurs pour discuter de cette réforme : Frédéric Lefebvre, pour l'UMP, et Noël Mamère, pour l'opposition. Pujadas a lancé une série de reportages, de micro-trottoirs, et un reportage à la BBC, qui démontaient clairement la loi que le gouvernement présente au Parlement. Je sais que le journaliste défendait sa maison, et, si j'avais Darcos en face de moi, j'agirai de même. Ces différences de comportement décrédibilisent France 2. Regardons ens. Aujourd'hui, cher lecteur, la journée a été très agitée. Quelques bons billets sont parus sur des blogs sérieux (ou pas).

Mes compères d'Avec nos gueules... ont été s'affronter avec LOmiG et quelques-uns de ses commentateurs les moins sympathiques, plutôt que de nous gratifier d'un (voire de plusieurs) excellent article sur notre blog collectif. Et moi, j'ai passé la journée classique d'un prof normal d'un lycée dit difficile. Fatigué par cet harassant labeur quotidien, je suis rentré chez moi vers 18h30. Ma conjointe étant encore coincée dans une obscure réunion pédagogique (elle a la joie d'enseigner en école maternelle), j'ai commencé par lire mes blogs favoris et par répondre à quelques commentaires. Machinalement, j'ai zappé sur Canal+ qui diffuse à cette heure-là le Grand Journal. Et là, à la place du très sarkozyste Michel Denisot, se trouve assise CARLA BRUNI !!! Je dois te dire, cher lecteur, que ce type d'initiative me pèse. Je n'en crois rien, cher lecteur. Darcos, ou la. Hier soir, pendant que d'autres blogueurs parlent assidûment de la visite papale ou de la Fête de l'Huma (l'ayant fait il y a deux jours, je n'en dis pas plus), j'ai décidé de regarder une émission politique sur France 2.

Arlette Chabot recevait, en première partie de A vous de juger le futur premier ministre mais encore ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. Je ne regardais plus ce programme depuis les émissions de Sarkozy alors ministre de l'intérieur. Il s'agit d'un véritable show qui trace les qualités positives de l'invité de droite, tout en ne laissant pas la possibilité à un contradicteur intéressant de s'exprimer. D'ailleurs, dès le début, Arlette Chabot a donné le ton en demandant à Darcos s'il n'était pas trop difficile pour un homme de droite de diriger l'Education. Cette phrase est d'autant plus drôle qu'elle est de plus en plus fausse. Durant cette émission, Darcos a inauguré un changement radical de comportement politique de la droite à l'égard des profs.

Une autre que. Depuis hier matin, les articles sur l'annonce de Nicolas Sarkozy sur la télévision publique ont fleuri dans les journaux autant que sur les blogs politiques de droite comme de gauche. Je vous en livre quelques-uns que j'ai trouvé assez intéressant: CaRéagit, le Chafouin, Partageons mon avis, ou encore Toréador, et je pense qu'il y en a bien d'autres. Je voudrai tenter, cher lecteur, de poursuivre un peu les multiples réflexions entamées dans ces débats, en ajoutant ma petite pierre à l'édifice. La télévision a toujours été un problème de lutte politique en France, contrairement à d'autres pays où elle semble être une question relativement apaisée, comme aux Etats-Unis où le privé a tout contrôle, sans discussion sur le sujet. Fondée par l'Etat en 1946, la TV est restée réellement sous contrôle du gouvernement jusqu'au début des années 1980. A partir de cette date, deux visions se développent régulièrement: Ces deux stratégies ont été autant appliquées par la gauche et par la droite.