De la sécurit. Il faut absolument, cher lecteur gauchiste, que tu te passionnes de tout urgence pour le débat qui occupe en ce moment les États-Unis.
Tu es sans doute au courant que Barack Obama essaie de faire passer un projet visant à mettre en place une offre publique d'assurance-santé. Attention, il ne s'agit pas de supprimer les assurances privées, mais de mettre en place un contrat public que le président américain veut utiliser pour obliger les assureurs privés, par le jeu de la concurrence, à être corrects avec leurs clients. Il s'agit aussi de permettre aux Américains n'ayant pas d'assurance de se payer une couverture. Dégager quelques points de PIB dans un pays en crise n'est sans doute pas absent dans l'esprit du président démocrate. L'enjeu est considérable. Cependant, lire les journaux américains sur le net est passionnant car cela montre comment ces lobbies tentent de convaincre les citoyens. Il y a plusieurs types d'arguments qui sont mis en avant : Les ouverture. Cela est passé assez inaperçu dans la blogosphère, mais la semaine dernière, Barack Obama a commis deux gestes qui méritent d'être relevés.
Tout d'abord, il a manifesté une ouverture nouvelle envers Cuba, puis a serré la main d'Hugo Chavez, montrant sa volonté de détendre des relations crispées avec le Venezuela. Voilà donc le président américain tentant de nouer le dialogue avec les frères idéologiques de l'Amérique latine, figures de proue de l'antiaméricanisme. Pourtant, il me semble qu'on n'est pas là du tout face aux mêmes enjeux et aux mêmes questions.
Le blocus de Cuba a commencé au tout début des années 1960, après la victoire des révolutionnaires de Fidel Castro et de Che Guevara contre la dictature de Batista, puis la crise des missiles. Sa justification était basée sur les volontés de nationalisations des propriétés américaines sur place. Le Venezuela n'a rien à voir avec le cas cubain. Attention, le. Durant mon voyage aux Etats-Unis, j'ai eu l'occasion, à quelques reprises, de me plonger dans les médias locaux, en particulier sur les grandes chaînes d'information et dans le New York Times.
A plusieurs reprises, ces médias ont évoqué la situation de l'Iran et la façon dont les Américains voient les choses. Alors, je ne vais pas passer par les Quatre Chemins, chers lecteurs, et je vais vous annoncer une grande nouvelle: les Etats-Unis se préparent à bombarder l'Iran! Vous allez me dire: "Ca y est, il déraille, le prof d'histoire-géo, il voit des conflits partout. Il s'imagine qu'après son désastre en Irak, l'armée américaine va se relancer dans une nouvelle guerre à grande échelle. N'importe quoi! " CBS, en particulier, lorsqu'elle lance un sujet sur cette question, inscrit sur l'écran un gros logo avec marqué dessus: "Iran", genre 24 mais en réel.
Pour justifier ce bombardement futur, les médias américains, qui semblent soutenir l'initiative, emploient trois arguments-massues: