Solidarité ? Ah, ben non... Le vendredi soir, je quitte mon lycée dit difficile entre 17h30 et 18h00. Pour rentrer dans ma commune de résidence, je dois traverser la moitié du département. Durant mon trajet, j'emprunte une ligne de tramway. Ce soir, je me trouvais tranquillement assis, en train de m'amuser avec mon smartphone. J'étais à deux stations du terminus et je venais de lire mes mails et de constater que Manuel avait dégainé cinq billets en trois jours, provoquant les habituels sarcasmes bienveillants de Fabrice. J'ouvrais donc mon reader pour voir si Manuel avait réussi à parler d'autre chose que d'Israël. A ce moment précis, j'ai eu un drôle de sentiment, comme une menace pendante qui se trouvait près de moi. J'ai eu un pot énorme, pour deux raisons simples. J'ai tiré sur le téléphone, me demandant ce qui allait se passer.
Je suis resté estomaqué quelques secondes, puis j'ai repris ma lecture, en espérant que Manuel avait été bon. Mais après, cher lecteur ? Et maintenant, l'Education nationale doit éduquer les enfants à la publicité... Ce matin, alors que je sirotais mon café au lait, j'écoutais nonchalamment l'émission "Service Public" sur France Inter, qui traitait de la question des enfants consommateurs. Depuis 10h00, on a eu le droit à toutes les perles sur ce type de sujet : la télé est très vilaine, les enfants connaissent mieux les pubs que la littérature, l'influence des médias est telle qu'il est impossible d'y résister... Lorsqu'on écoute ce genre de débat, on peut avoir une réflexion qui vient de suite : comment est-il possible que les enfants soient aussi influents sur les choix des parents ?
Je m'explique. Je suis né à la fin des années 1970, et comme tous les enfants de ma génération, j'ai été soumis au flot publicitaire massif qui se déversait sur nous autour des émissions jeunesse. D'ailleurs, à un moment, l'une des intervenantes a déclaré, péremptoire : "ah, mais vous savez qu'un gamin qui ne sait même pas encore lire sait reconnaître un pot de Nutella et connaît totalement cette marque ?
" "Auto-moto : respect." Tiens, une blague... Ce matin, alors que je me rendais au travail, exceptionnellement en voiture, j'ai eu pu découvrir la nouvelle campagne de la sécurité routière pour les automobilistes. Il s'affichait, sur les panneaux lumineux indiquant normalement les temps de parcours, la phrase suivante : "Auto-moto : respect. " Cette citation, pour un automobiliste qui fréquente la région parisienne, est profondément stupide. Comme tu ne le sais peut-être pas, la France est un pays très peu concernée par les embouteillages, par rapport à d'autres pays européens. Le trafic est fluide, sauf sur quelques points très particuliers du territoire national. C'est le cas de la Région parisienne qui concentre la grande majorité des difficultés constatées en temps normal, en dehors des périodes de vacances scolaires.
Dans ce cadre, la voiture, très pratique lorsque cela roule, peut devenir un poids lorsqu'arrive l'heure de pointe. Y a-t-il une solution à ce problème ? Qu'est-ce qui fait marcher un bistro ? Hier, dans les multiples débats que nous avons avec les Gueules et nos amis qui participent au sommet intergalactique, a émergé une discussion sur les causes du succès des bistros. Pourquoi donc un bistro fonctionne-t-il et attire-t-il une clientèle ? Cette discussion n'était pas venue par hasard sur la table. En effet, je suis un aficionado de ces lieux. Dès que je voyage quelque part, je me rends dans le bistro du coin pour essayer de percevoir l'atmosphère du lieu, les relations entre les personnes, les discussions qui se déroulent au comptoir...
Fabrice, à l'origine du débat, s'était lancé sur la question de l'évolution des pubs parisiens. Est alors apparue une discussion sur ce qui faisait fonctionner un bistro, car, à l'évidence, les pubs ne sont pas les seuls à souffrir dans la capitale. Pour ne pas me lancer dans le fonctionnement des bistros (que je ne connais pas, allez voir Nicolas et Didier sur ce sujet), je voudrais me situer sur la vision de la clientèle. Un dixième pays légalise le mariage homosexuel.
L'information est passée relativement inaperçue en France, mais l'Argentine vient de légaliser le mariage homosexuel et de légaliser l'adoption d'enfant par des couples du même sexe. Pour un pays d'Amérique latine dans lequel l'Église a mené une violente campagne contre cette loi, on ne peut que souligner le courage de ce texte. Les divisions de la société argentine était d'ailleurs très forte. On se souvient d'ailleurs, en France, de l'âpreté des débats autour du PACS, débats qui semblent très loin aujourd'hui, alors que le PACS est complètement rentré dans les mœurs et se rapproche de plus en plus du mariage.
D'où mon interrogation du moment : comment se passerait un tel débat en France ? Le Parlement parviendrait-il à voter un tel texte ? Faut-il tester systématiquement la population pour détecter le SIDA ? En lisant le Monde d'aujourd'hui, je suis tombé sur ce communiqué de presse d'ONUSIDA. Kesako ? Il s'agit de l'agence de l'ONU chargée de surveiller et de coordonner la lutte contre l'épidémie. Ce texte nous révèle des perspectives intéressantes, en particulier l'idée de combiner les trithérapies dans un seul cachet à prise unique et quotidienne, qui rendrait le traitement beaucoup plus facile à prendre. D'autre part, l'institution demande le développement massif de génériques pour réduire le coût de la prescription. Il nous annonce aussi que la prise des traitements réduit massivement la contagion, en faisant diminuer le nombre de virus dans le sang. Cependant, et la question arrive bien vite à l'esprit, pour arriver à un tel résultat, il faudrait développer une détection systématique de la maladie.
Et pourtant, ne devrions-nous pas y venir, tant que nous ne possédons pas de vaccin approprié ? "Notre point G, il est dans la penderie." En prenant le métro aujourd'hui, j'ai découvert une série d'affiches pour une grande marque de prêt-à-porter vendu par correspondance. L'une des affiches portait le slogan qui sert de titre à ce billet. Je ne sais pas comment mes camarades blogueuses prennent ce genre de campagnes publicitaires, mais moi, en tant qu'homme, j'admets que cela me fait sortir de mes gonds. A priori, le ton est plutôt humoristique. L'affiche fait directement référence à des articles parus récemment dans la presse, et stipulant le fait que le fameux point G, saint-Graal de toute la gente masculine depuis 1950, date de l'invention du concept, n'existerait pas : je suis d'ailleurs désolé pour Ernest Gräfenberg dont le nom devait être loué pour des siècles et des siècles...
Par delà le fantasme et le jeu, il est évident que la sexualité, loin d'être dans l'avoir, est un moment, lorsqu'elle se passe bien, de jouissance et de plaisir bien au-delà de tout aspect consumériste. Tiens, il y a des racistes partout ? Ben oui... Aujourd'hui, mon camarade Manuel, prenant appui sur les expériences personnelles de sa conjointe, s'est lancé dans un récit concernant le racisme dont les Asiatiques sont victimes en banlieue de la part de personnes issues d'autres communautés immigrés, principalement d'origine africaine.
Ces faits sont peu médiatisés, nos organes de presse ne s'intéressant que peu à ce qui se passe dans nos quartiers au niveau du racisme. On pourrait avoir l'impression que le phénomène se limite aux blancs issus des milieux réactionnaires, souvent friqués, de notre beau pays. Cependant, j'ai pu constater, depuis que je bosse, que les gamins des milieux populaires peuvent exprimer aussi des formes de réactions de rejet à l'égard de certains groupes. Je parle bien des gamins de milieux populaires, et pas seulement des gamins d'origine immigrée, car les schémas se ressemblent très souvent. La polémique. Vendredi matin, alors que j'étais en train de faire des photocopies pour préparer mes cours de la journée, un collègue, connaissant l'existence de ce site, m'alpagua pour avoir mon opinion sur les affaires Frédéric Mitterrand. Je m'étais abstenu jusque là d'en parler sur mes blogs, tout simplement parce que je suis assez partagé sur la question et que j'ai du mal à faire part de mes doutes sur un espace public.
Sans doute un péché d'orgueil… Alors que j'exprimais mon opinion, s'engagea entre les collègues présents une discussion assez intéressante. Certains profs de gauche sont très gênés par l'origine frontiste de cette polémique, et ont exprimé leur refus de s'associer à cette charge contre le ministre. Cette évidence, je ne peux la nier. Pourtant, ces sujets ne sont jamais abordés entre nous, et il s'agit bien d'un des tabous des enseignants. Je n'avais jamais pris conscience du poids de cette menace sur les enseignants, parce que la question n'était jamais venue sur le tapis. Les riches os. Alors qu'on parle de supprimer l'ISF, cet impôt permet de faire des découvertes intéressantes. Ce matin, le Parisien a publié un article concernant l'évolution des assujettis à l'ISF de Seine-Saint-Denis ces dernières années.
Pour ses habitants, le département reste marqué par son histoire populaire et la pauvreté. L'espace urbain est une espèce de mélange informe de quartiers pavillonnaires, de zones de grands HLM des années 1960 et 1970, de vieux centres enkystés, et souvent de l'habitat insalubre et dégradé. Certes, le département peut être très agréable à vivre, l'espace étant vraiment caractérisé par la diversité. Et pourtant, cher lecteur, malgré ce sentiment, indéniablement, le département s'embourgeoise. Ce phénomène, appelé gentryfication par les géographes, et boboïsation par le quidam du coin, était assez visible aux Lilas. Pourtant, dans la liste, deux noms me surprennent : Romainville et Aubervilliers.
Aubervilliers est un cas encore plus étonnant. Quelques ques. Hier matin, en me rendant dans mon lycée dit difficile, j'ai entendu, sur France Inter, le mari de Véronique Courjault se réjouir du retour prochain de sa femme auprès de lui et de leurs enfants. Une espèce de consensus mou s'était dégagé dans la presse ces derniers jours concernant ce dossier : cette femme était victime de processus psychologiques qu'elle ne maîtrisait pas, était sous l'influence d'une famille névrosée et méritait donc la clémence de la justice. On louait partout la repentance de l'accusée. Dès ce moment, j'ai ressenti une véritable gène devant la manière dont les médias avait traité le problème, et des questions ont commencé à poindre. Une discussion avec ma conjointe, de retour d'une journée de colloque concernant la pédophilie féminine et les souffrances des enfants m'ont permis de les clarifier un peu.
N'aimant pas me poser des questions tout seul, je te les soumets, cher lecteur attentif. Le déni de grossesse est-il un crime en lui-même ? Affaire Cottrez : à nouveau, une femme est excusée par les médias pour cause d'instinct maternel. Hier, comme cela avait été le cas par le passé pour l'affaire Courjault, la presse est massivement revenue sur les huit infanticides qui se seraient déroulés dans le nord de la France. Comme à l'habitude, nous avons eu le droit à une kyrielle de psychiatres, de psychanalystes et de journalistes tentant de comprendre comment une femme, forcément une mère par nature marquée par son instinct maternel, a pu en arriver à tuer huit de ses enfants.
Je vais passer sur le fait que cette affaire se déroule dans le Nord et sur les habituelles assertions sur le retard sanitaire de cette partie du monde, histoire de ne pas vexer mes camarades nordistes. Par contre, une nouvelle fois, nous voilà devant un beau cas de victimisation d'une criminelle. Nous avions déjà pu constater, lors de l'affaire Courjault, une volonté forte des médias de presque excuser la criminelle grâce au déni de grossesse. Dans le cas présent, Mme Cottrez a affirmé avoir eu conscience de ses grossesses et les avoir ressenties.
Les ados d'au. Depuis ce matin, il y a un fait divers qui a un peu fait réagir la blogosphère. Le 13 février, deux gamins de 12 ans auraient violé, apparemment à deux reprises, une élève de 13 ans, dans un collège d’Arras. L’affaire, si elle peut être choquante, ne semble pas avoir, à priori, d’impact politique particulier. Pourtant, j’ai été linké par Homer qui, dans ce billet, s’interroge sur le rôle de la sexualité chez les jeunes et sur la possibilité, dans un collège, qu’un viol puisse se reproduire deux fois.
Quelques heures plus tard, le Chafouin s’est lancé aussi sur ce thème, impliquant cette fois la pornographie accessible à tous dans notre société, par différents moyens, et influençait les gamins. Son billet a suscité un débat assez intense que je t'invite à consulter. J’admets avoir été assez étonné par ces deux billets. Peut-on penser que les jeunes d’aujourd’hui sont plus portés sur le sexe à cause de la pornographie qui serait ambiante ? Une chicha ? Cher lecteur, comme tu ne le sais sans doute pas, le billet que j’avais publié sur l’islamisme la semaine dernière a provoqué une tempête blogosphérique, alors que ce n’était pas du tout l’objectif.
Conscient de ce fait, mais ayant aussi la volonté de travailler mon ouverture culturelle, j’ai réalisé un acte fort que je n’avais pas fait depuis longtemps. Mercredi soir, je suis allé dîner avec un ami dans Paris. Nous avons l’habitude, quand nous n’avons pas particulièrement envie de picoler, de nous rendre, après le repas, dans un bar à chicha qui se trouve un peu plus haut dans sa rue.
Là, nous fumons un peu et buvons un thé à la menthe, parfois avec quelques pignons. Personnellement, je ne suis absolument pas fumeur, mais j’aime bien la chicha : je suppose que le fait de faire des bulles avec l’aspiration de la fumée m’amuse beaucoup. Je n’étais pas retourné dans ce bar depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le tabac dans les lieux publics. Ce soir-là, le café est plein.
La remise en. Comme beaucoup, je suis assez curieux de savoir ce qu’il va se passer demain, lorsque notre président adoré recevra les grands responsables syndicaux. A priori, il a déjà dit que rien n’en sortirait, mais le contexte a un peu changé. Hier, des violences ont commencé en Guadeloupe. Après de nombreux autres territoires d’Outre-Mer, c’est en Guyane que l’on semble se diriger vers une mobilisation. A cela s’ajoutent les nouvelles économiques toujours plus mauvaises et la perspective de la grève du 19 mars en France, qui ne doit pas rassurer outre-mesure au palais.
Malgré ce contexte totalement désastreux, Sarkozy est encore parvenu à faire parler de lui avec quelques réflexions sur le congé parental. La blogosphère s’est enflammée sur ce sujet, à travers, d’ailleurs, des conflits de sexe assez stériles sur ces questions. Qu’est-ce que le congé parental ? Que propose le président ? D’abord, Sarkozy remet en cause, de fait, la politique familiale française. Les privilégi.
Une grande no. Le problème d. Où sont les f. Quelques réfl. La polémique. Et si on se d. L'annulation. Ah, si seulem. Soutenir les associations n'implique pas d'aider les transnationales à faire encore plus de profit, elles en font assez comme ça.