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Relations internationales

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Dégradation de la dette française par une agence chinoise : réponse. L'ami Disparitus, emporté, me demande ce que je pense de la décision d'une agence de notation chinoise de dégrader notre note. Une note dans quelle matière ? Dans la matière "empruntons de l'argent pour financer les dépenses de l'État". Apparemment, les capitalistes chinois estiment qu'il est risqué maintenant de prêter de l'argent à la France. Disparitus y voit une illustration de la menace chinoise. Même si mon avis sur la question est loin d'être arrêté, je le partage, mais je ne vois pas dans cette décision-là une volonté conquérante d'une Chine elle-même menacée par la crise. Évidemment, on peut s'étonner que la France se retrouve au même niveau que le Japon, le Royaume-Uni ou les États-Unis.

Cependant, je crois que, fondamentalement, cette agence a raison. Il y a bien des moyens de résoudre ce problème de la dette. La faiblesse. Ce matin, j'ai eu l'occasion de lire un intéressant article publié par le Devoir concernant la gestion de la grippe A. Ce sujet fut sensible, il y a quelques semaines, mais semble maintenant ne plus intéresser personne, alors que la maladie est bien moins dangereuse, à priori, que nous n'aurions pu le craindre au départ. L'article vise à faire un bilan de l'action de l'OMS sur cette crise. Il conclut que l'organisation a parfaitement joué son rôle en donnant l'alerte sur un risque réel. Je ne suis pas, cher lecteur, un fanatique du principe de précaution. Or, durant le dernier demi-siècle, notre société occidentale s'est évertuée à se débarrasser de toute conscience de la mort sur nos existences. Ce calcul est stupide. Or, il y a tout de même un danger : s'il y a plusieurs alertes de manière très rapprochée, sans conséquence réelle, il est à craindre que nous nous prenions cela de plus en plus à la légère.

Est-ce la faute de l'OMS ?

Etats-Unis

L’OTAN sert-e. Maintenant que le sommet de l'OTAN est terminé et que la France a rejoint le commandement intégré, il est temps de se poser, à mon sens, la seule véritable question qui vaille concernant cette affaire : à quoi peut bien servir l'OTAN ? Il faut refaire un peu appel à l'histoire pour comprendre le sens de cette question. En 1949, lors de la signature du Traité de l'Atlantique Nord, la création de l'OTAN se justifie pleinement. Notre continent sort de 6 ans de guerre qui ont réduit largement nos capacités de défense. Face à cela, depuis 1947, l'autre grande puissance, si proche géographiquement, occupe la moitié du continent, prône une idéologie totalitaire et vient de mettre au pas l'Europe orientale. La crainte de conflagration généralisée, illustrée par la première crise de Berlin, est cohérente.

Pour l'Europe occidentale, il n'y avait pas réellement d'autres choix que de s'associer à la grande puissance américaine pour sauvegarder sa sécurité et son indépendance. La mise en ex. Comme tu le sais sans doute, cher lecteur, la Cour Pénale Internationale (CPI) a osé, pour la première fois, inculper un chef d’État en exercice pour crime contre l’humanité et crime de guerre, dans le cadre de la guerre au Darfour. Cette guerre opposant les différentes composantes de la population soudanaise n’a jamais vraiment passionné les médias français, sauf à quelques moments très particuliers.

Finalement, on a l’impression que ce conflit, toujours en cours et particulièrement meurtrier, revient sur le devant de la scène non pas pour lui-même, mais plutôt à cause de l’épisode nouveau de la tumultueuse histoire du droit public international. Depuis sa création en 1998 par le traité de Rome, la CPI s’est lancée dans de longues procédures, et uniquement sur des pays d’Afrique (Ouganda, République Démocratique du Congo, Centrafrique, Soudan). Personnellement, je pense que la CPI est une excellente chose dans ses fondements idéologiques. Après 43 ans. Il paraît que ça y est : la France revient dans le giron de l’OTAN.

Je me désespérerais presque si je n’avais pas d’autres chats à fouetter. Le général de Gaulle avait décidé de quitter le commandement intégré de l’OTAN en 1966. La France n’a jamais dénoncé le traité, mais elle a affirmé ainsi une autre vision de la politique internationale, pouvant se permettre de, une fois de temps en temps, critiquer les Etats-Unis. Il faut le dire aussi : je ne vois pas bien en quoi nous avons encore besoin de la protection des forces américaines. L’UE dépense chaque année 30% des dépenses militaires de la planète, 10% d’entre elles étant faites par la France, deux pays disposent de l'arme nucléaire, les marines anglaises et françaises disposent de moyens réels. Avec cette décision, c’est aussi l’espoir d’une vraie défense européenne qui disparaît. Ce choix sarkozyen, très discuté dans les médias et la classe politique, engage à la fois la France, mais aussi l’Europe toute entière.

Québec et Canada

La Guerre Fro. L’été diplomatique n’aura pas été calme, alors que la France somnolait dans un mois d’août pourtant peu clément. De nombreux événements importants ont chamboulé jusqu’à notre vision géopolitique de la planète. Et pourtant, cher lecteur, et pourtant, la crise géorgienne n’était pas une surprise, et elle pose la question de notre responsabilité de pays occidental. On a sans doute du mal à percevoir le traumatisme qu’a représenté en Russie l’effondrement de l’Empire soviétique. Pour nous, le fait est très positif : un système totalitaire s’est écroulé, la mondialisation a réellement pu décoller, de nombreux conflits se sont éteints d’eux-mêmes.

Évidemment, nous ne sommes pas pour grand-chose dans l’effondrement soviétique, mais nous avons donné des conseils aux Russes ensuite, nous leur avons prêté beaucoup d’argent, nous avons commencé à soutenir les pays baltes dans leur volonté de rattachement à l’UE. En effet, qu’avons-nous fait pendant tout ce temps ? Triste Chine, Ah, cher lecteur, je dois te dire que les vacances hors de la capitale française font du bien.

Je t'avais annoncé que je reviendrai vers le 30 août, mais j'ai en ce moment la chance de me trouver à proximité d'une connexion que je pirate allègrement, dans une grande ville étrangère, et je remercie d'avance ce voisin provisoire de me permettre de lire mes blogs favoris en rentrant de nos visites touristiques et d'écrire mon petit billet d'humeur de la mi-août. J'écris d'abord ici pour dire que mon boycott des JO de Pékin, auquel j'ai appelé il y a quelques temps, se passe très bien. Il faut dire aussi que le contexte me facilite grandement les choses : les compétitions se déroulent le matin, je suis dans une ville étrangère et je ne comprendrai rien aux commentaires et en plus, je fais du tourisme.

J'espère, cher lecteur, que tu t'accroches autant que moi et que les chiffres de l'audience en France sont mauvais. Encerclement, me diras-tu, cher lecteur étonné ? Intervenir en. Depuis quelques jours, nos médias, chers lecteurs, résonnent de l'écho de ce qui se passe en Birmanie. Quand on regarde la situation attentivement, une chose est claire: les Birmans n'ont vraiment pas de chance.

En début d'année, une partie d'entre eux à tenter de faire vaciller le régime militaire en place dans ce pays depuis 1962, mais ce fut un échec cinglant. La communauté internationale a émis des protestations, mais rien de plus. Là, on se dit que la Birmanie doit être un pays sans réel intérêt. Sinon, les autorités américaines auraient déjà préparé une intervention militaire massive contre cette dictature infâme. Première option: on ne fait rien, on laisse les Birmans à leur sort et on rappelle nos navires.

Que ferai-je, si j'étais président, reste la question à traiter ici. Comment sorti. Décidément, les jeux olympiques sont un vrai problème. Certes, cher lecteur, le refondateur de ces rencontres sportives était un Français, Pierre de Coubertin, et les jeux se sont déjà déroulés à plusieurs reprises en France. Cependant, le Comité International Olympique (CIO), qui organise cette manifestation, nous a déjà infligé des jeux dans des pays géniaux et respectables: rappelez-vous de l'Allemagne nazie (1936) ou des jeux de Moscou en 1980, et on pourrait y ajouter les jeux de Mexico en 1968. Pierre de Coubertin était d'ailleurs un admirateur de l'Allemagne nazie.

Devant cette déferlante de mauvais exemples, on peut se dire que les JO, décidément, on ferait bien de s'en tenir éloigné. Et pourtant, camarade, il y a un gros problème: les JO, cela fait rêver! Or, voilà que la Chine n'a pas suivi ses engagements. Le fait de voir nos chefs d'Etat jouer l'outrage me semble donc d'autant plus scandaleux. Certains ont proposé que les sportifs boycottent. Mais pourquoi. Ca y est, c'est sûr, cher lecteur agacé, l'annonce est officielle : notre joyeux président ira bien à la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques à Pékin.

On ne sait pas si Carla Sarkozy l'accompagnera, mais c'est bien la seule information qui nous manque finalement. Sarkozy avait un moment hésité sur la conduite à tenir, coincé entre les autres chefs d'Etat, la population française et les aimables pressions chinoises. D'ailleurs, la Chine a bien compris que son pays avait pris le pas sur les autres pressions. Sarkozy ne mentionne même pas le Tibet dans ses communiqués. On pouvait s'attendre à ce revirement, car le président avait toujours paru hésitant sur cette question. Il avait certes commencé par menacer et par critiquer la politique de répression au Tibet, mais il n'avait pas osé s'avancer autant qu'Angela Merkel, dont je dois dire ici que je lui reconnais le bénéfice de la constance.

Mais en fait, je reste persuadé que c'est un argument qui n'a aucun sens réel. Pourquoi ? Un exemple d' Je ne sais pas si tu es au courant, cher lecteur, mais Ingrid Betancourt est libre. Bon, c'est vrai, tu aurais difficilement pu passer à côté. Dès hier soir, les médias se sont jetés là-dessus, décidant pour nous que nous étions émus, et tentant encore de se faire un maximum de recettes publicitaires avec le pathos accompagnant habituellement une libération d'otages. Ce déferlement médiatique dure toujours aujourd'hui, et, je dois te dire que j'ai été assez intrigué des conséquences géopolitiques mises en avant par les médias.

On se rend en effet compte que les rapports de force de la scène internationale tiennent vraiment à peu de choses. Je vais m'expliquer un peu. Hier soir, on apprend qu'Ingrid Betancourt a été libérée grâce à une "audacieuse" opération de l'armée colombienne. Celle-ci avait infiltrée un agent parmi la bande qui gardait ce groupe d'otages.

Imaginons un instant un autre scénario, qui aurait très bien pu se dérouler. Dans tout cela, qu'est-ce qui apparaît clairement ? Norvège : le terroriste était apparemment un individu isolé... De nombreux billets ont déjà fleuri dans la blogosphère concernant les attentats en Norvège. Il faut tout de même essayer de se poser un peu et tenter de regarder froidement cet évènement. Au départ, juste après la fusillade, j'ai pu lire sur le site du Monde que l'attentat avait été revendiqué par une organisation islamiste. Je n'ai pas pu retrouver cette information plus tard, mais sur le moment, elle ne m'a pas semblé du tout illogique. En effet, les islamistes, parmi les nombreux extrémistes de droite qui fleurissent dans nos démocraties européennes, sont quasiment les seuls à avoir utilisé le terrorisme de masse, à l'exception de certains mouvements régionalistes, ces vingt dernières années.

Cependant, je voyais mal l'ETA ou l'une des multiples branches du FLNC faire un attentat à Oslo... Lorsque les médias se sont rendus compte qu'on était face à un Norvégien blond aux yeux bleus et absolument pas musulman, ils se sont mis à s'étonner.

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