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Le référendum grec, le feuilleton de la semaine

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Grèce : ça brasse de partout... Comment Papandréou aurait pu éviter l'ukase du directoire Merkozie. Grèce : le référendum vu par les mariannautes. Produire et mieux dépenser: les solutions de Bayrou à la dette. (François Bayrou - Wikimedia - Antonin Borgeaud - cc) Du même auteur Je l'ai mauvaise quand je vois l'état de notre dette publique. Je considère également la Grèce, et je suis partagé. D'un côté, je ne souhaite en aucun cas l'effondrement d'un pays qui est cher à mon coeur. De l'autre, je songe à ce qu'Aristote, le plus illustre des philosophes grecs, appelle la catharsis.

J'en reviens donc à la Grèce : Bayrou compare ce matin la sortie de l'euro de la part de la Grèce à une catastrophe nucléaire. Retrouvez L'Hérétique sur son blog. A Bruxelles on s'agite, dans la Grèce rurale on panique. (Capture d'écran Dailymotion - nocommenttv - cc) Du même auteur Ce soir les médias sont bien agités. Il y a de cheveux à tondre. On s'y prépare à Bruxelles à tondre une partie de la dette grecque. Une partie seulement. Sur 300 milliards, les 200 milliards en seront exclus. Ayant quitté Athènes pour quelques jours, je note ce silence accablant de la Grèce rurale. Temps de crise et de rapacité Ce village produit entre autres du maïs. La fête nationale grecque, une occasion de manifester ? Photo Panagiotis Grigoriou Du même auteur A la gare vers midi.

Attente du train en provenance d'Athènes. Il sera bondé. Trente-cinq euros A/R, et sans péages, pour l'instant. En plus, deux rames par jour, au lieu de quatre avant. Tout le monde commente les décisions de la tondeuse allemande sur notre pays, le premier à être classé officiellement Z.O.P. En attendant, le chauffeur de taxi m'a mis au courant de sa nouvelle stratégie de survie. « Dire NON dans la rue c'est bien, mais il faut aussi remplir l'assiette chez soi. La santé des Grecs est ravagée par la crise. ( Dessin : Louison ) Du même auteur A l’issue du sommet européen du 26 octobre, nombre de responsables politiques et de commentateurs ont à nouveau utilisé l’expression « sauver la Grèce ». Etrange sauvetage que celui qui consiste à enfoncer toujours plus un pays dans la souffrance. Ainsi, plusieurs études ont été récemment publiées sur la situation sanitaire.

Celle-ci se dégrade à un rythme alarmant. La branche hellénique de Médecins sans frontières (MSF), qui a mis en place depuis 1995 des structures de soins destinées aux réfugiés et demandeurs d’asile, note que ces établissements d’urgence sont désormais de plus en plus fréquentés par les Grecs eux-mêmes. MDM souligne que ceux-ci, comme les personnes âgées, ne réclament pas seulement des soins, mais souvent aussi de la nourriture. Par ailleurs, certains budgets publics de soins, des traitements pour certaines maladies, de même que des programmes d’aide sociale subissent des coupes allant jusqu’à 80%, pointe l’organisation. Santé ! Grèce : le coup de poker de Papandreou. La fête nationale grecque annonçait déjà le referendum. (Capture d'écran Dailymotion - euronews-fr - cc) Du même auteur Quelle parade ? Tonnerre de Zeus... Imaginez un 14 juillet où le Président de la République se fait conspuer par la foule qui envahit les Champs-Élysées, annulant la parade militaire et transformant la commémoration officielle en manifestation en faveur de la libération du pays, tandis que les manifestants brulent le drapeau allemand, obligeant le Président au départ précipité.

C'était pourtant notre journée de fête nationale ce 28 Octobre, en résumé. Karolos Papoulias, notre Président de la « République » (ancien Ministre P.S. du temps du père Papandreou) a passé un moment désagréable ce matin. Ici, dans cette ville entourée de montagnes et de rage, deux malheureux députés P.S. ont cru bon y passer outre. Grèce : l'issue d'un référendum serait incertain. (Dessin Louison) Coup de théâtre stupéfiant hier : Georges Papandréou a annoncé un référendum sur le nouveau plan européen et affirmé que « si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté ». Vu ce que traverse le pays depuis deux ans, l’issue semble incertaine, comme le sort de l’euro. Le bon choix de Georges Papandréou Du même auteur Le premier ministre socialiste mène une politique mortifère : une dépression économique sans précédent qui a fait s’envoler le chômage de 7 à 16% avec un cocktail monstrueux de coupes dans les budgets de l’Etat et de hausses d’impôt, allant jusqu’à compromettre la santé de la population, [comme le rapporte Pierre Lévy]url:../..

Pour le coup, le fait de demander aux Grecs de trancher est une excellente décision. Certaines réactions sont proprement détestables, évoquant le risque d’organiser un référendum ou se demandant ce qu’il faudra faire si les Grecs disent « non », comme s’il était possible de ne pas en tenir compte. Quelle issue pour le référendum. Grèce : le référendum souligne les fragilités de l'Union européenne. Les Grecs divisés sur l'intérêt d'un référendum. Grèce : et si la moins mauvaise issue était la sortie de l'euro ? (Dessin Louison) La Grèce a une dette publique de 160% du PIB ; elle n’arrive pas à réduire son déficit public qui reste à 10% du PIB malgré les plans de rigueur.

La richesse du pays, son PIB, a baissé de 5% par an depuis 2010. Les plans de rigueur font s’écrouler l’économie ; la chance de rembourser la dette s’amenuise avec la perte de richesse du pays. Aussi, plus la rigueur budgétaire est appliquée, plus le PIB baisse et plus la dette devient insoutenable. La Grèce n’a aucune chance de payer sa dette en restant dans l’Euro sauf restructuration majeure mais les gouvernements Européens ne veulent ni payer une restructuration majeure ni laisser les Grecs sortir de l’Euro. La Grèce peut sortir de cette crise assez rapidement contrairement à ce que disent tous les éditorialistes et politiques dans les médias : . en sortant de l’Euro et en retournant à la Drachme . en restructurant sa dette, en la réduisant de moitié et en la transformant de dettes en Euros en dettes en Drachme Le Plan B’

Référendum grec : l'austérité ou l'austérité. Et si les Grecs disaient Non? ( abdallahh - Flickr - cc) Du même auteur Référendum. Le seul fait de prononcer ce mot provoque parmi les dirigeants européens un phénomène étrange : des tremblements de terreur accompagnés de bouffées d’indicible fureur. Tant il est vrai que le credo commun de la classe politique à Paris, à Berlin, et bien sûr à Bruxelles pourrait s’énoncer ainsi : ce qui n’a pas marché avec l’Europe marchera avec davantage d’Europe encore.

Mais voilà que le spectre d’un possible Non grec (après les Non danois, irlandais, français, néerlandais, puis irlandais encore) glace d’horreur les musiciens idéologiques d’un concert qui se dessine depuis quelque temps. De fait, la surenchère des dirigeants de droite comme de gauche, au pouvoir comme dans l’opposition, est sidérante. Retrouvez Pierre Lévy sur son blog. « Bravo Herr Papandreou ! » (Capture d'écran Dailymotion - BFMTV - cc) En direct du chaos originel, notre journée fut assez ensoleillée, ici sur Athènes.

Mais quelle nuit la précédente ? Celle des Longs Couteaux politiques, chez les députés et ministres du Pasok (le P.S. grec), défections, engueulades quasi publiques, mises au point, revirements et dès ce matin voilà le soutien supposé unanime du gouvernement grec au référendum, pour paraphraser le titre du journal Le Monde. Vendredi, Georges Papandreou, notre... Prince du Chaos demandera la confiance de ses députés restants, et là encore rien n'est acquis. Les médias s'affolent, puis nous, nous nous demandons étonnés ; dans la rue, autour des tables et dans les couloirs du métro, comment la Grèce est devenue une telle « force économique », pour ainsi faire trembler au moindre referendum, les tenants de l'économie mondiale. Palme d'or pour Papandréou à Cannes Du même auteur Et du referendum ?

Entre temps, Georges Papandreou prend l'avion pour Cannes.