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Grèce : Le couple franco-allemand face à un énième plan de sauve

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Dossier Europe : un énième plan de sauvetage qui divise

La voie argentine pour la Grèce ? ( Dessin: Louison ) Du même auteur Il y a un peu moins d’un an, j’avais fait un premier papier évoquant le parallèle entre la situation de Buenos Aires au tournant du siècle et celle de la Grèce aujourd’hui. Malgré l’accord de la troïka, les manifestations montrent bien qu’Athènes finira par suivre Buenos Aires. Une situation extrêmement comparable Au début des années 1990, après avoir souffert d’hyperinflation, l’Argentine avait décidé de fixer la parité de sa monnaie par rapport au dollar, le « peg ». Dans un premier temps, l’inflation a été vaincue, les taux d’intérêt ont baissé, l’économie est repartie. Malheureusement, la crise des pays émergents, en 1997, a précipité la crise du pays.

Le problème du pays était une monnaie beaucoup trop chère qui pénalisait son industrie et provoquait un déficit commercial intenable. L’issue qui semble inéluctable Mais l’Argentine mène alors une véritable politique protectionniste pour lutter contre la concurrence déloyale de la Chine. Grèce: et si le sauvetage passait par la cagnotte de l'église orthodoxe? Lagarde met la Grèce sous curatelle renforcée. Alerte: les hedges funds se goinfrent sur la Grèce et l'Italie! Le plan grec « hors de contrôle » (dessin Louison) Du même auteur Hier, la forte hausse du CAC 40 illustrait mon papier sur « la crise économique (qui) suspend son vol ». Mais entre temps, les choses se sont considérablement compliquées à Athènes entre les revendications de la Finlande et le rapport du parlement grec jugeant « la dette hors de contrôle ».Menace sur le plan européen Décidément, les négociations pour finaliser le plan de soutien aux créanciers de la Grèce traînent en longueur.

Depuis le 21 juillet, la Finlande, qui doit contribuer à hauteur de 2% des montants, refuse de donner sa garantie sans contrepartie de la Grèce. Elle souhaite en effet recevoir des cautions en cas de non remboursement.Par exemple, la Grèce pourrait donner une entreprise en garantie qu’Helsinki récupèrerait si Athènes ne pouvait pas honorer sa dette. Athènes sur la voie de l’Argentine Parallèlement, la situation se tend à Athènes. Grèce : encore un plan d'aide absurde ! Encore un plan d'austérité : jusqu'où va-t-on saigner le peuple grec? ( Dessin : Louison ) La Grèce persiste dans l’horreur économique. Alors qu’a circulé la rumeur d’un référendum en Grèce sur la sortie de l’euro, Athènes semble pour l’instant jouer la carte du maintien dans la monnaie unique. Le gouvernement vient d’annoncer un énième plan d’austérité. Jusqu’où va-t-on saigner le peuple grec ?

Athènes va dans le mur, en accélérant On entend tout et son contraire sur ce que fait la Grèce. Dans la réalité, la Grèce n’a pas fait tout ce qui lui est demandé puisque le programme de privatisation n’a pas vraiment avancé. Mais cette cure d’austérité provoque un tel effondrement de l’économie que les économies sont presque intégralement compensées par la contraction des recettes d’une économie profondément anémiée. Jusqu’au bout de l’absurde Du même auteur Le menu de cette énième potion amère n’est pas anodin. Retrouvez les autres billets de Laurent Pinsolle sur son blog. Grèce : fraudes fiscales, abus et privilèges. ( Dessin Louison ) Du même auteur La Grèce est en mauvaise posture : elle a beau se démener et enfiler les mesures d'austérité, rien n'y fait, elle s'enfonce, presque inexorablement. Je ne puis que plussoyer l'analyse de Thibault Mercier, un économiste de la BNP.

Les Grecs et la Grèce ont consenti des efforts déjà considérables. Le problème, c'est qu'il leur faudrait du temps pour consolider leurs mesures, or, les prêteurs vivent dans l'angoisse d'un défaut de paiement du pays. Et de fait, la Grèce n'est plus maîtresse de son sort car elle n'a plus les moyens, en dépit des mesures prises, de rembourser toute seule la dette. La Grèce ne peut pas s'en sortir sans justice fiscale : si ce sont les mêmes qui sont toujours et constamment tapés, cela ne va pas. Toute la difficulté, pour nous autres Européens, c'est de ne pas lâcher la Grèce, tout en l'amenant à mettre fin aux abus inacceptables en temps de crise. Retrouvez les billets de l'Hérétique sur son blog. Une fonctionnaire grecque raconte l'austérité au quotidien. ( Dessin : Louison ) Du même auteur Ressentez-vous la « crise » dans la vie quotidienne ? Notre manière de vivre a changé radicalement. Outre le fait que nous avons réduit drastiquement l’achat des biens de consommation, on dort et on se réveille avec l’incertitude du lendemain et une anxiété permanente.

On a perdu le sourire mais surtout notre santé psychologique. En France, il est dit que les Grecs refuseraient d’échanger leurs euros contre des drachmes: info ou intox ? Intox ! Comment envisageriez-vous un retour aux drachmes ? Non cela ne m’effraie pas. La troïka : héros ou zéro ? La Troïka est composée de trois personnes, rien de plus. Pensez-vous que les pays européens leaders font tout leur possible pour aider la Grèce ? Non, les pays européens n’aident pas la Grèce.

Payez-vous vos impôts ? Les salariés, les retraités et les pauvres ont toujours payé leurs impôts. Vous avez l’occasion de passer un message au peuple français, lequel serait-il ? (Traduction de Yannis Retsinas). La colère grecque étouffée par le fédéralisme européen. (Capture d'écran Dailymotion - euronews-fr) Du même auteur La Grèce a connu, ce 5 octobre, une journée de puissante mobilisation.

On le sait, la colère monte depuis plusieurs mois contre la « Troïka » – l’attelage formé par la Commission, la Banque centrale européenne et le FMI. Parmi les mouvements multiformes qui éclatent quasiment au quotidien, il faut noter l’initiative d’officiers à la retraite qui ont, le 30 septembre, envahi le ministère de la Défense. 2000 d’entre eux – pourtant peu habitués aux mouvements sociaux – se sont massés devant le bâtiment, tandis qu’un groupe de 300 faisait irruption à l’intérieur, cassant plusieurs portes et détruisant les portiques de sécurité.

Retrouvez les autres articles de Pierre Lévy sur son blog. Les habiles opérations comptables de l'Etat sur le plan d'aide à la Grèce. ( Dessin Louison ) Effrayé par la publicité accordée au fait que la France s’est engagée à hauteur de 15 milliards d’euros supplémentaires pour le nouveau plan grec, le gouvernement tente de monter une ligne de défense assez habile mais malhonnête qui consiste à minorer l’engagement budgétaire de notre pays. Une énième aide aux institutions financières Pour présenter le nouveau plan d’aide aux créanciers de la Grèce aux Français, le gouvernement s’appuie sur un axe de communication assez habile. Le premier consiste à parler d’un plan d’aide à la Grèce. En effet, cela est plus positif que de parler de la réalité, à savoir un plan d’aide aux créanciers de la Grèce, à nouveau les institutions financières. Quand les Etats font du hors bilan Le mécanisme européen d’aide est particulièrement intéressant également car il repose sur les mêmes mécanismes qui nous ont amené à la crise financière de 2008.

Le montant de la facture Du même auteur Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog. Allemagne : le tournant européen du SPD. MF Garaud : «sur la Grèce, l'Allemagne gagne du temps» La Grèce ou le théâtre d'ombres européen. Crise : la politique d'équilibriste de la France. Dessin Louison Du même auteur Je considère la situation de la Grèce, à l'heure actuelle, et je me dis vraiment que si on la lâche, c'est à dire qu'elle fait défaut de paiement, on est foutu. Que se diront les marchés ? Que l'euro n'est pas une monnaie fiable, que l'Europe n'est pas une entité sûre, et donc, que n'importe quel état européen peut faire défaut, désormais. Et là, je vous dresse le tableau de la suite : panique générale sur les marchés, personne ne sachant plus où placer ses fonds pour qu'ils soient sûrs.

L'équation gagnante de Bayrou Le truc, c'est qu'on a un gros souci ; on est dans la ligne de mire des agences de notation, et là, la politique économique de la France va être un exercice de haut équilibre : - soit on tente de réduire drastiquement les déficits en baissant la dépense publique et en montant les impôts, mais on casse la croissance.