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Le phénomène XXI - LExpress.fr
Quel est le magazine français qui a réussi l'exploit de ne citer que deux fois le nom de Nicolas Sarkozy - et jamais celui de son épouse Carla ! - dans ses 1 100 pages publiées en 2008 ? Dont les recettes publicitaires s'élèvent à zéro euro ? Que l'on trouve difficilement en kiosque ? Et qui, pourtant, le mois dernier, a fait couler le champagne dans une brasserie du Châtelet pour célébrer sa première année de succès ?Le lancement d'un nouveau journal est déjà un phénomène suffisamment rare pour être salué chapeau bas. Mais lorsqu'on précise qu'il est sur papier et non en ligne, comme au bon vieux temps, on crie au fou avant de précipiter les hommages à ses pieds. Car il faut une bonne dose d'inconscience mâtinée d'esprit d'aventure pour se lancer dans ce genre de projet à l'heure où le prix du papier, les coûts de distribution et la baisse des recettes publicitaires plombent déjà tout espoir de développement de la presse installée. Un sacré pari. La chose se présentera donc à partir de demain comme un objet original de par sa forme même : couverture horizontale dite à l'italienne au visuel frappant, mise en page, qualité du papier, utilisation de l'image... Il s'intitule XXI vingtetun , il est sous-titré "L'information grand format", il paraîtra quatre fois ans par an au prix de 15 euros, on le trouvera dans les librairies, les grandes surfaces culturelles, les gares et les aéroports.
Le pari de XXI - La république des livres - Blog LeMonde.fr
Photojournalisme + BD + grands reportages + vente en librairies = XXI (et son prix Albert Londres)
Le projet, ambitieux, avait été lancé début 2008 par Laurent Beccaria, un jeune éditeur à l’origine de la fondation des édition des Arènes, avec plusieurs journalistes, dont des plumes venues du Monde et du Figaro (avec notamment Patrick de Saint Exupéry), et des plumes moins connues. Bonne nouvelle, un an et demi après son lancement, il vient de décrocher un prix Albert Londres pour un reportage exigeant consacré au Zimbabwe de Robert Mugabe, sous la plume de la journaliste pigiste Sophie Bouillon . Au passage, autre bonne nouvelle, le prix Albert Londres consacre de plus en plus des journalistes indépendants : Alexandre Dereims, récompensé pour son film de 52 minutes "Han, le prix de la liberté", est lui aussi journaliste indépendant, et réalisateur, souligne l' AFP .Si la presse est à bout de souffle, certains ont le vent en poupe. C’est le cas du trimestriel XXI fondé par l’ancien grand reporter du Figaro , Patrick de Saint-Exupéry, et l’éditeur Laurent Beccaria (fondateur des Arènes en 1997). Reportage au long cours, enquête exclusive, BD, portrait, photo. 150 pages pour 15 euros. Le pari était osé. Puis un an après son lancement, XXI dépassait en 2009 les 30 000 exemplaires, son point d’équilibre, et approche aujourd’hui les 50 000. A l’heure du virtuel, l’IPAD, tweeter et le reste, XXI montre qu’on peut encore parler d’avenir dans la presse papier.
XXI, rencontre avec Patrick de Saint-Exupéry
XXI, un nouveau trimestriel qui veut redonner le goût du long
Le trimestriel XXI démontre qu'un journalisme de qualité est rentable
Presse. Analyse comparée de XXI et d’Usbek et Rica
♻ Twitter ce billet Alors que la presse papier traditionnelle, à que quelques exceptions près, n’en finit pas de trouver dans l’information sur Internet le bouc émissaire illusoire à la baisse de ses ventes, deux revues papiers imprimées sur de vrais arbres font le pari qu’il existe un marché économique pour une information de qualité et indépendante . Leurs noms ? XXI et Usbek et Rica.Avec Usbek & Rica, le "mook" s'impose comme nouveau format
Couverture de Usbek & Rica. Un trimestriel, vendu en librairies et Relay, environ 200 pages abondamment illustrées pour 15 euros... La formule vous dit quelque chose ?Usbek & Rica, nouvelle revue d’information décapante
Usbek & Rica , c’est le nom de la nouvelle revue fondée par Jérôme Ruskin , un objet littéraire loufoque et innovant dont le premier numéro, disponible en librairie, est paru à l’été 2010,. « "Une nouvelle aventure intellectuelle et collective, au carrefour du magazine, du livre, et de la bande dessinée" » nous prévient-on dans l’édito. La revue tient-elle ses promesses ? Usbek et Rica : LETTRES PERSANES 2.0. En couverture du numéro 1 : « 2010 : les dictateurs ont la belle vie » et « 2050 : tous immortels ?

