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Financement de la création

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Jeter les Creative Commons avec l’eau du Copyright. Framablog a publié cette semaine la traduction d’un billet intitulé "Réformons le copyright à coups de masse pour le réduire en miettes", qui m’a fait réagir et à propos duquel je voudrais apporter un contrepoint. Ce billet a été écrit par le réalisateur américain Zacqary Adam Green, qui agit dans le champ de l’art libre. Au lieu d’une critique du copyright, comme son titre le laisse entendre, il constitue surtout une charge contre les licences Creative Commons, qu’il estime grosso-modo dénuées de toute utilité. Image 2012. Par Christopher Dombres.

CC-BY. Source : Flickr. Les Creative Commons, inutiles ? Sa thèse principale consiste à dire qu’aucune des licences Creative Commons n’est véritablement utile, à moins d’être réellement en capacité d’attaquer en justice ceux qui enfreindraient les conditions posées par les licences. Tout en reconnaissant l’apport des Creative Commons, Zacaqary Adam Green en conteste l’utilité en des termes assez radicaux : Que doit-on en déduire ? Like this: Si on arrêtait d'utiliser les licences libres ? (au profit du domaine public) L’un des auteurs que l’on traduit le plus sur le Framablog, Glyn Moody, choisit ici de mettre les pieds dans le libre plat. Et si on n’utilisait plus les licences libres, qui ne sont pas sans poser problèmes, en plaçant directement le code dans le domaine public ?

Les avantages pourraient finalement dépasser les inconvénients ! Remarque : Sur le même thème on pourra également lire (ou acheter) notre framabook Un monde sans copyright… et sans monopole. Sans oublier notre auteur Pouhiou qui place directement ses romans dans le domaine public et s’en explique ici dans un fort intéressant dialogue avec Lionel Maurel aka Calimaq. Pourquoi il est temps d’arrêter d’utiliser les licences libres Why it’s time to stop using open source licences by Glyn Moody Glyn Moody – 13 février 2013 – The H Open (Traduction : Tr4sK, aKa, Sphinx, Isdf, Penguin, ProgVal, lamessen, Shanx, Amargein, ronane, MFolschette, Isser) Les logiciels libres reposent sur un paradoxe. Attribution et réputation. Creative Commons se prononce pour une réforme globale du droit d’auteur.

C’est un changement de position important que vient d’opérer l’organisation internationale Creative Commons, par le biais d’une déclaration officielle publiée hier, intitulée "Soutenir la réforme du droit d’auteur". Cette nouvelle orientation constitue l’une des décisions majeures adoptées lors du Sommet Global qui s’est tenu à Buenos Aires cet été. Creative Beauty. Par Kalexanderson. CC-BY-NC-SA. Je traduis ci-dessous en français le texte de la déclaration. Creative Commons (CC) a ouvert une nouvelle approche dans la manière de faire fonctionner le droit d’auteur durant les dix dernières années. Lawrence Lessig. Pourquoi cette déclaration est-elle importante ? Mais avec le temps, le sens premier de cette entreprise s’est perdu (à mesure aussi que Lawrence Lessig se mettait progressivement en retrait de la direction de Creative Commons).

A l’occasion de cette présentation, Lessig a envoyé un message très clair à la communauté : A vrai dire, Lessig n’a jamais changé de cap à ce sujet. Réformons le copyright à coups de masse pour le réduire en miettes ! Zacqary Adam Green est un réalisateur étasunien pour le moins libre. Non content d’être au parti pirate new-yorkais, il dirige le projet Plankhead, une organisation/collectif/vaisseau pirate produisant de l’art libre. Sa vision du copyright est radicale : c’est, pour lui, un système inadapté. En posant la question d’ordre pratique, le fameux “et qu’est-ce que tu vas faire ?” , il démontre à quel point les licences libres sont des outils légaux qui peuvent se rapprocher des vœux pieux.

Il est amusant de voir que ceux que l’on traite d’utopistes, de doux rêveurs, sont ceux qui font le plus preuve de pragmatisme. Cet article, ancré dans le concret, permet de bousculer les idées préconçues sur les licences Creative Commons. Il permet de pousser la réflexion jusqu’au bout : et si la loi était en fait inadaptée à protéger/soutenir les créateurices ? Tant de pragmatisme, ça laisse rêveur… non ? (Pouhiou) Réformons le Copyright. Let’s Reform Copyright. Inutile de rendre la connerie illégale.

Memes/actu et droit d'auteur

Quand la propriété intellectuelle entrave le développement. Éléments_pour_la_réforme_du_droit_d_auteur_et_des_politiques_culturelles_liées.pdf. «Copy Party» : pour copier et graver, rendez-vous... à la bibliothèque. Une copy party à Paris. Dans l’est parisien, le long d’une voie de chemin de fer, dans un local SNCF désaffecté transformé en « espace de travail artistique temporaire » - un squat toléré par les autorités. En cette journée ensoleillée de juin, , un groupe informel de militants de l’Internet libre a investi le lieu pour organiser une « Copy Party » - un événement banal dans de nombreuses villes occidentales, mais assez rare à Paris.

Les initiés sont au courant depuis longtemps, les invités du deuxième cercle ont été prévenus la veille par SMS. L’entrée est libre et gratuite, à condition de ne pas poser trop de questions. Ici, les organisateurs n’ont de nom, à peine un surnom, du genre «Erreur 404»... Pour bien profiter de la fête, le visiteur doit venir avec son propre ordinateur. Au fond de la salle, un autre groupe anime la Copy Party proprement dite. Comme à chaque fois, la Party a duré tard, et tout s’est bien passé. Cette entrée a été publiée dans Non classé. Accords ACTA. Richard Prince et la loyauté de l’usage transformatif. L’artiste contemporain Richard Prince, célèbre pour la manière dont il s’approprie de manière spectaculaire et souvent controversée des oeuvres préexistantes, a remporté cette semaine un procès qui l’opposait au photographe Patrick Cariou. Ce jugement rendu aux Etats-Unis est important, car il précise les frontières du fair use (usage équitable) dans un sens favorable à la réutilisation des oeuvres protégées pour un usage transformatif.

Mais s’agissant d’un artiste comme Richard Prince, il ouvre aussi peut-être la porte à des formes d’usage "déloyal" des oeuvres, car ce ténor de l’art contemporain n’est pas réputé pour son "fair play" envers les artistes auxquels il emprunte des oeuvres pour ses propres créations. A gauche, une des photographies originales de Patrick Cariou. A droite, ce qu’en a fait Richard Prince. Échec au Prince en première instance Autres images extraites de la série Canal Zone de Richard Prince. L’usage transformatif et ses limites Like this: J'aime chargement… Le téléchargement illégal n’a aucun effet négatif sur les ventes de musique (et c’est pas moi qui le dit)

Le téléchargement illégal n’a aucun effet négatif sur les ventes de musique (et c’est pas moi qui le dit) On ne va pas faire les étonnés, hein. Ce n'est pas la première fois qu'une étude de ce type arrive exactement aux mêmes conclusions, mais c'est toujours bon de le rappeler. Une nouvelle étudie commandée par le Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne, compilant les données comportementales de plus de 16 000 internautes européens, a permis de déterminer que le piratage n'affecte en aucun cas le marché légal et a même un effet positif sur les ventes de musique. En gros, la musique que les gens téléchargent illégalement n'aurait de toute manière pas été achetée par ces mêmes personnes.

Cette étude et tous ces détails est disponible ici, et je vous invite à la lire. Tant d'argent, de vies et d'efforts gâchés pour résoudre un problème qui n'en est pas un... Source Vous avez aimé cet article ? Le piratage a forcé l'animation japonaise à se réinventer en France. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Guénaël Pépin La guerre de l'industrie de la culture contre le téléchargement illégal pourrait-elle se finir sur un traité de paix ? L'usage gratuit pourrait ainsi bien être à la base du renouveau de l'animation japonaise en France, l'un des secteurs les plus touchés. Alors que la vidéo à la demande peine à s'installer en France, les éditeurs français d'animés tentent de s'adapter au téléchargement illégal en l'utilisant à leur avantage. Pour s'adresser à un public habitué aux films et séries disponibles gratuitement dès leur sortie japonaise, ces éditeurs développent des services nouveaux, à même de détourner les spectateurs du fansub (fan subtitles), les sous-titrages amateurs réalisés par des fans et devenus la norme sur Internet.

Le fansub d'animés ne date pourtant pas du réseau des réseaux. Cette pratique s'inscrit dans une "zone de tolérance" imaginée : l'absence d'ayants droit français pour une série ou un film. Donnez-moi la liberté de vous payer… par Ploum. Et si nous faisions en sorte qu’Internet nous permette de payer en toute liberté ?

Que nous sortions du double carcan de la somme fixe et unique pour tout le monde et du poids moral négatif induit par l’usage (de la copie) sans rétribution ? Si c’est possible de le copier, alors vous le trouverez gratuitement sur Internet. Ceci n’est pas un slogan publicitaire mais une constatation. Nous vivons dans un monde où le contenu s’est affranchi de son support matériel et des limites inhérentes. Au fond, c’est merveilleux. Alors que le support physique n’était jamais qu’un moyen comme un autre de diffuser de l’information, les vendeurs ont tout d’abord tenté de lier irrémédiablement le contenu avec son contenant. Après cet échec prévisible, les industries du contenu cherchèrent d’autres méthodes de rentabilisation.

Outre les questions qu’elle pose, la publicité a le problème de dégrader l’expérience du contenu. Un monde virtuel qui ne vivrait que de la publicité serait fortement limité. 1. 2. Philippe Aigrain, la contribution créative.

Licence globale

Oui à la légalisation des échanges non-marchands ! Le collectif SavoirsCom1 se réjouit du retour du débat public lié à la soutien à la création et au partage non-marchand. Nous tenons à saluer de récentes prises de position de parlementaires en faveur de la légalisation des échanges non-marchands. Notre Manifeste indique : Le partage non marchand d’œuvres protégées doit être possible, et des mécanismes de rémunération alternatifs pour les auteurs doivent être explorés. De la même manière, la possibilité d’effectuer des usages non commerciaux des œuvres est essentielle pour le développement personnel des individus. La situation de l’auteur doit être prise en compte lors de la mise en place de nouvelles exceptions ou limitations au droit d’auteur, ou lors de la révision des anciennes.

Aussi nous notons avec intérêt la proposition de loi de Michel Zumkeller, député UDI du Territoire-de-Belfort « Une licence globale à paliers est versée par les titulaires d’un accès Internet. Sur ces fondements : Sharing is caring. Un cinéma sous Creative Commons est possible : le film "Le Cosmonaute" est sur orbite ! Hier se tenaient les Assises de l’audiovisuel, organisées par le Ministère de la Culture, où il a visiblement été beaucoup question de « régulation de l’internet » sous l’égide du CSA. Ce contexte de méfiance croissante vis-à-vis du numérique et d’Internet est peut-être le moment idéal pour changer de tonalité en parlant de l’aboutissement d’un des projets emblématiques de la Culture libre, qui prouve que les choses pourraient être abordées différemment. Après plus de quatre années de travail, le film espagnol Le Cosmonaute du producteur indépendant Riot Cinema a en effet été officiellement lancé le 14 mai dernier, à l’occasion d’une première diffusion à Madrid qui a rassemblé plus de 1000 personnes.

Il se trouve que le dimanche 26 mai, j’ai eu le privilège de participer à la première projection française de ce film, organisée par le cinéma Utopia à Toulouse, aux côtés d’Alexis Kauffmann de Framasoft et de Serge Gracieux de la Cité de L’Espace. Crowdfunding et licence Creative Commons. Non aux gabelles numériques ! En annonçant que la redevance TV pourrait être étendue aux ordinateurs, la Ministre de la Culture Aurélie Filippetti a provoqué une levée de boucliers de la part de nombreux acteurs, qui touche directement à la conception de la création en ligne et de ses modes de financements.

Une telle proposition s’inscrit en effet, au moins à titre symbolique, dans le refus exprimé par l’actuelle équipe gouvernementale de lier l’instauration de nouveaux prélèvements en faveur de la création à la consécration de nouveaux droits au profit des internautes. Dans une chronique publiée au mois de mars dernier, pendant la campagne présidentielle, j’avais déjà dénoncé cette tentation de lever de nouvelles TAXes, sans chercher à instaurer une PAX numerica, par le biais d’un rééquilibrage du système de propriété intellectuelle en faveur des usages.

Avons-nous vraiment envie d’être assujettis au paiement de telles "gabelles numériques" au nom de cette idéologie ? Taxes. Par Tax Credits. CC-BY-SA. Television. Libérez Justin Bieber. Aux Etats-Unis, le streaming est menacé par le projet de loi S.978 qui veut faire du streaming un crime. Et Justin Bieber n'entend pas se laisser faire, lui qui a bâti son succès avec des vidéos publiées sur Internet. C’est une première. Justin Bieber sort un album de Noël se rebelle. La star de 17 ans s’est emportée récemment contre une proposition de loi, intégrée au Protect-IP Act. Cinq ans de prison pour du streaming Le projet de loi S.978 est d’une redoutable simplicité. Il propose de modifier la loi existante afin de faire du streaming un crime. Le chanteur s’est en effet fait connaître en mettant en ligne des vidéos dans lesquels il interprète les tubes de ses idoles. Les souffrances du jeune Bieber Il est donc possible que le jeune Bieber se retrouve en prison. En page d’accueil, on retrouve la fameuse intervention radiophonique, durant laquelle la célèbre frange de Justin laisse apparaître une mèche rebelle [en anglais].

Justin Bieber speaks out against S. 978 by Fightforthefuture. Un fondateur de The Pirate Bay appelle à sa fermeture. Le partage est un droit culturel, pas un échec du marché. Une série sans fin de projets législatifs, de politiques contractuelles et d’accords commerciaux ou traités continue à essayer d’éradiquer ou d’empêcher le partage non marchand d’œuvres numériques. De nouvelles stratégies misent sur les incitations et les menaces pour que les intermédiaires techniques fassent la police de l’internet et protègent les modèles commerciaux fondés sur la rareté de la concurrence de l’abondance. Tout serait donc inchangé ? Et bien non. Il y a des indications importantes que les citoyens et les organisations défendant les droits dans l’univers numérique ont dépassé « le débat sur le piratage ».

Pendant de nombreuses années, ils ont bien souligné les dommages causés par la guerre contre le piratage à l’internet, aux libertés et aux droits fondamentaux. Mais beaucoup semblaient avoir oublié que les initiateurs de partage de fichiers l’appelaient… partage de fichiers. Cette approche défensive et compensatoire n’a jamais été la seule proposée. Chers nayantsdroits, les meilleures choses n'ont pas de fin. Par un message intitulé "Les meilleures choses ont une fin", en date du 4 juin 2013, le webmaster du site Redlist indique que suite à une plainte et à une perquisition , on lui demande " de retirer l'intégralité du contenu illégal sur RedList. Et je n'ai plus d'autre choix malheureusement. Les liens ne sont plus accessible (sic) et il n'est plus possible d'en ajouter.

" De Redlist à Blacklist. Redlist est un agrégateur de liens permettant de récupérer films, ebooks, séries, jeux, le tout en direct download (DDL), en renvoyant vers d'autres sites "hébergeurs" lesquels sont eux toujours en ligne. Redlist n'est pas le seul à proposer ce type de service mais il est de loin l'un des plus connus, des plus fournis, des plus ergonomiques et des plus efficaces. La raison du plus fort ... est parfaitement déraisonnable. Réaction des usagers Madame la ministre de la culture et du téléchargement c'est du vol, tu aurais (tu permets que je te tutoie ? La culture c'est trop cher. En plus c'est formateur. Zone de turbulences pour la Hadopi. Téléchargement : la coupure d'accès à Internet supprimée en trompe-l'œil. Ivre, Hadopi adopte le label PUR foutage de gueule. Sensibilisation ou propagande ? Quand Hadopi souhaite s'incruster dans nos écoles.

Rapport Lescure