Ignacio Ramonet - Le Krach parfait. Le capitalisme connaît en moyenne une crise grave tous les dix ans. Mais un séisme économique d’une aussi forte intensité que celui de l’« automne noir » 2008, il ne s’en produit qu’un seul par siècle. Aucun autre cependant, avant celui-ci, n’avait conjugué une somme de menaces croisées aussi alarmantes. Tout le système financier – banques, bourses, caisses d’épargne, agences de notation, normes comptables – a craqué.
Et une doctrine a fait faillite : celle du néolibéralisme, responsable de la déréglementation des marchés et de la spéculation effrénée de ces trente dernières années. De surcroît, l’ouragan, d’abord immobilier, bancaire puis boursier, s’est rapidement propagé à l’ensemble du champs économique pour devenir une tempête industrielle et enfin sociale. Tout cela, dans une atmosphère globale déjà alourdie par une triple crise : énergétique, alimentaire, climatique. Interview d’Ignacio Ramonet au sujet de son dernier livre : Le Krach parfait. Interview d’Ignacio Ramonet. Critique. Une analyse des racines d’une crise sans précédent. « Le Krach parfait » est une synthèse saisissante à ne pas ignorer. Crise(s) et création sont les mots clés la 39e Foire du Livre de Bruxelles. Ils s’imposaient. Pourrait-il y avoir à cette gigantesque bascule une autre riposte qu’un sursaut d’inventivité, qui aurait au surplus la force d’ignorer les tabous et de repenser les fondements mêmes du système dans lequel nous nous démenons ?
Des livres commencent à paraître qui abordent le problème. Certains, de circonstance, surfent sur l’événement comme l’édition opportuniste le fait. D’autres, heureusement, se fondent sur une réflexion plus autorisée, engagée depuis longtemps, mais trop souvent négligée, voire sous-estimée. Ramonet anime depuis longtemps le Monde Diplomatique, publication française des plus estimées, au rayonnement international. Ramonet vient de publier un ouvrage qui interdit de s’obstiner à le considérer comme du poil à gratter pour gauchistes embourgeoisés.
La face cachée de Reporters sans frontières - de la CIA aux fauc. Deux meurtres et un mensonge. - (Extraits du chapitre VIII). Le 8 avril 2003, un tir de l’armée états-unienne sur l’hôtel Palestine à Bagdad, lieu où résidaient des dizaines des reporters couvrant la guerre provoque la mort de deux journalistes (Taras Protsyuk de l’agence britannique Reuters et José Couso de la télévision espagnole Telecinco) alors que le monde entier savait que cet hôtel était le Q.G. des journalistes non « embedded « .
Le jour même, le Syndicat National des Journalistes (SNJ) publiait un communiqué approuvant la démarche de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) qui demandait une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur ces attaques par les troupes états-uniennes. On y lisait : « La FIJ qualifiait de « crime de guerre »l’attaque de ce jour contre l’hôtel « Palestine »dans lequel la plupart des journalistes internationaux résident à Bagdad. Les journalistes ne sont pas des combattants et ne doivent pas être pris pour cible.
CQFD. Maxime Vivas. Pétrole : la fête est finie ! Le monde voit ses réserves en pétrole bon marché s’épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. La plupart des observateurs, y compris ceux issus des milieux de la finance pourtant qualifiés jusqu’à présent d’« optimistes », conviennent que nous avons atteint le pic de production globale. Désormais, même si les pays industrialisés entament une conversion à des sources d’énergies alternatives, ils auront chaque année à leur disposition moins d’énergie nette pour effectuer le travail essentiel au maintien de sociétés humaines complexes. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l’ère industrielle que cette dernière fut différente de l’époque médiévale. Dans Pétrole, la fête est finie ! , Richard HEINBERG replace cette transition décisive dans son contexte historique. Plus lisible que les autres livres traitant de la question, cette version mise à jour de l’ouvrage de référence sur le « pic pétrolier » constitue un saisissant cri d’alarme.