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Budget

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L'armée française ne peut intervenir partout. LE MONDE | | Vincent Desportes (Professeur associé à Sciences Po, ancien directeur de l'Ecole de guerre) Le pire a été évité, rien d'autre. Ferme face aux comptables du court terme, écoutant les Français, reconnaissant la force du front bipartisan, le président a empêché l'effacement de notre défense. C'est heureux. L'effondrement de nos investissements militaires aurait créé un risque sécuritaire majeur tant pour la France que pour l'Europe. Notre nation aurait définitivement perdu la place encore exceptionnelle qu'elle a dans le monde. A ce point même que le désarmement massif de l'Europe l'a fait émerger et lui donne, d'un même souffle, une responsabilité, un rôle et une chance historiques.

Le pire est évité, mais l'inacceptable est encore possible. De quelle sanctuarisation parle-t-on aujourd'hui ? Il faut être vigilant sur le niveau des crédits pour 2014 : c'est de lui que dériveront nos capacités futures. Nous avons pourtant, aujourd'hui, une occasion historique. Pour rester une puissance militaire, la France doit garder un budget décent. LE MONDE | | Henri Bentégeat (Ancien chef de l'état-major particulier du président Chirac et ancien chef d'état-major des armées) et Jacques Lanxade (Ancien chef de l'état-major particulier du président Mitterrand et ancien chef d'état-major des armées) Anciens responsables de nos armées, ayant servi directement sous l'autorité des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac, nous estimons qu'il est de notre devoir d'exposer aux Français les enjeux des décisions qui seront prises dans les jours qui viennent.

Des choix qui seront faits dépendent en effet la sécurité de nos concitoyens, l'indépendance et le statut de la France. Le débat sur la défense qui a commencé de s'instaurer est à cet égard particulièrement heureux. La crise économique et financière qui affecte notre pays et la plupart des nations européennes impose un effort sans précédent de rationalisation des dépenses publiques. Les gains escomptés seraient pourtant dérisoires en regard des besoins d'économies budgétaires. "La France n'a plus les moyens d'avoir d'armée... Mais l'Europe, si!" La rumeur gagne en ampleur: les coupes budgétaires françaises toucheront aussi la Défense. Aussitôt, des voix se font entendre (notamment à droite): pas touche au prestige de la France. Sans son armée, expliquent-ils, notre pays perdrait de son poids au niveau international. Avec les exemples de la Lybie et du Mali, la preuve est faite: la France est une voix qu'on écoute dans le concert mondial, grâce à sa capacité de frapper directement ses ennemis, et la dissuasion nucléaire n'est pas sa seule arme.

Ses troupes sont reconnues pour leur professionalisme et leur savoir-faire. L'entrée en guerre de la France au Mali a été terrible cependant pour son image. Les soldats n'ont pu y aller qu'avec l'appui logistique de Britanniques, de Belges, de Danois et d'Allemands. La réalité économique nous oblige à reconnaître que nous n'avons plus les moyens de nos ambitions. 1/ La guerre a changé et nos ennemis d'hier aussi De plus, les conflits ont changé de nature.

Conclusion. Un député PS s'alarme des risques pour le budget de la Défense. Budget de la Défense: "L'avenir de la France est en jeu" Un député proche du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le socialiste Gwendal Rouillard, a assuré ce mercredi que "l'avenir de la France est en jeu" avec les arbitrages attendus pour le budget de la Défense. Le président François Hollande doit trancher entre différentes hypothèses budgétaires, avant la remise attendue du Livre blanc sur la Défense qui fixera les nouvelles priorités stratégiques de la France.

L'appel à un "réveil des consciences" Sur Europe 1, l'élu du Morbihan - dans la circonscription qui fut celle du ministre de la Défense - s'est alarmé : "C'est l'avenir de la France qui est en jeu. Si nous suivons le scénario dit Z proposé par Bercy, nos bases prépositionnées en Afrique c'est fini, notre capacité de projection - 4.000 hommes en quelques jours - c'est fini, la capacité de protéger nos ressortissants à l'étranger, c'est fini.

Nous devrons vendre le porte-avions. " "La France se mettrait en difficulté pour défendre son territoire", a-t-il insisté. Avec. Bercy et le ministère de la Défense en négociations. Un bref conseil de défense s'est réuni durant une heure vendredi matin à l'Élysée, mais ces délibérations étant secrètes, aucun compte rendu n'en a été fait.

Il sera suivi dans les prochaines semaines par quatre autres réunions du même type. La préparation de la première réunion a été compliquée par le remplacement du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. Le 18 mars en fin de journée, il avait reçu son collègue et ami Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. C'était un rendez-vous important, le premier - qui restera finalement le seul - de la longue série qui devait permettre à Cahuzac de discuter avec chacun des membres du gouvernement des contraintes imposées par Matignon pour le budget de 2014. Ce jour-là, le ministre était accompagné de sa directrice de cabinet Amélie Verdier. Avec Jean-Yves Le Drian se trouvaient son directeur de cabinet Cédric Lewandowski, son conseiller financier Paul Serre et l'indispensable conseiller d'État Jean-Claude Mallet. Des langages différents. Mobilisation pour préserver le budget de la défense.

À l'heure des derniers arbitrages, politiques et militaires se mobilisent pour préserver le budget de la défense des coupes drastiques envisagées par Bercy pour réduire les dépenses de l'État, qui ruineraient selon eux l'outil militaire de la France. Un nouveau conseil de défense, réunissant les ministres concernés autour du chef de l'État, doit se tenir "courant avril" sur le sujet, selon une source proche du dossier. Le président François Hollande tranchera ensuite entre les différentes hypothèses, avant la remise attendue "fin avril" du Livre blanc qui fixera les nouvelles priorités stratégiques de la France. L'exercice consiste donc à mettre les ambitions de la France, pour sa propre défense et sur la scène internationale, en conformité avec ses capacités budgétaires. D'un côté, le scénario de Bercy envisage, selon des sources concordantes, de ramener l'effort de défense de 1,56 % du PIB en 2013 à 1,18 % en 2025.

Refuser "le déclassement de la France" "Des décisions irréversibles" Défense : François Hollande pris en tenailles. Défense : ambitions stratégiques et contraintes économiques. Armée amputée, France déclassée. Focus stratégique - Les budgets de défense en France, entre déni et déclin. Le budget de la défense, quatrième poste de dépenses de la République, est rarement soumis à un débat public. Ces trente dernières années, cette question a été marquée tour à tour par le désir de toucher les « dividendes de la paix » au lendemain de la guerre froide, la professionnalisation de 1997 et le durcissement des opérations extérieures après le 11 septembre 2001. Ces fluctuations se sont inscrites dans un contexte économique et social contraint dans lequel les dépenses militaires ont joué le rôle de variable d’ajustement – et ce, quelles qu’aient été les majorités au pouvoir.

Alors que le nouveau cadre budgétaire mis en place par la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) devait permettre une meilleure gestion des dépenses, le Livre blanc de 2008 affichait des objectifs qui sont vite apparus comme irréalistes, compte tenu de la rapide détérioration des finances publiques. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : "il me manque déjà 4 milliards d'euros" Le tsunami sur le budget de la défense n'est pas si loin que ça....Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a reconnu devant les députés de la commission de de la défense nationale qu'il lui manquait déjà des crédits par rapport à la trajectoire de la loi de programation militaire (LPM), définie par l'ancienne majorité. "Il me manque déjà 4 milliards pour tenir le rythme, sans faire de polémique. De plus, cette année, la progression devait être de 1 %", a-t-il expliqué aux députés.

Pressés de répondre pour savoir si la défense serait une variable d'ajustement budgétaire, Jean-Yves Le Drian a réitéré que "comme pour tous les autres ministères, conformément aux lettres de cadrage adressées par le Premier ministre, les crédits de fonctionnement diminueront de 7 % en 2013". Et de préciser d'autre part qu'il appliquait l'actuelle loi de programmation militaire. La défense assumera donc sa part, "au même titre que les autres, ni plus ni moins.

La dissuasion préservée.