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Féministes parlent du féminisme

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"Pourquoi les hommes bons ne se lèvent pas pour dénoncer l'oppression et le dénigrement dont les femmes font l'objet?" Propos recueillis par Laurence van Ruymbeke Le Vif/L'Express : On dit toujours de vous que vous êtes activiste et féministe, comme si cela devait orienter la façon de percevoir votre message. Les médias ne vous présentent pas d'abord comme une femme. Comment percevez-vous cet étiquetage ? Eve Ensler : C'est drôle, ça ne m'a jamais frappée. L'identité est une chose intéressante. Plus je vieillis et moins je sais qui je suis. Vous venez de recevoir le titre de docteur honoris causa de l'UCL. Je suis humblement très honorée de recevoir ce titre.

A l'heure où le viol est devenu une arme de guerre en divers endroits de la planète, comment imaginer que le monde progresse vers l'égalité ? Je pense que le monde est très compliqué... Simplement, on l'entend davantage. Comment expliquez-vous que les violences à l'égard des femmes prennent - peut-être - de l'ampleur ? Dans tous les pays néo-capitalistes, le développement économique conduit à l'oppression de la femme. Oui. Dans la colère. Confessions d'une ex-Femen. Dans un livre intitulé Confession d’une ex-Femen, Éloïse Bouton revient sur ses deux années passées au sein du mouvement radical féministe. Nous l’avons rencontrée pour lui poser quelques questions. Eloïse Bouton Éloïse Bouton a rejoint Femen dès son arrivée en France en 2012. Bilingue français-anglais, elle est rapidement nommée porte-parole de Femen et fait figure d’interprète pour les Ukrainiennes fraîchement débarquées en France.

Dès lors, elle participera à la majorité des actions, des JO de Londres à Notre-Dame en passant par la Madeleine. Mais de nombreux différends avec les autres membres la pousseront à quitter définitivement le mouvement. Et si Éloïse Bouton est démissionnaire en février 2014 de l’organisation radicale, son militantisme en tant que Femen l’a poursuit encore aujourd’hui. K | Au début de ton livre, tu expliques que tu “recherchais un mode d’action plus fort, différent, novateur et implacable”, est-ce que tu peux nous préciser ce qui t’a attirée dans Femen ?

Pourquoi est-il toujours compliqué d'être féministe ? Propos recueillis par Camille Caldini Mis à jour le , publié le Sept Français sur dix estiment que les militantes féministes "n'ont pas la bonne méthode". C'est ce qui ressort d'un sondage Harris Interactive, réalisé pour le magazine Grazia en octobre. La caricature des féministes en femmes aigries, moches et détestant les hommes est un petit peu passée de mode, mais résiste toujours dans certains esprits. Si bien que malgré 150 ans d'histoire et de progrès sociaux en matière d'égalité hommes-femmes, il peut être encore difficile d'afficher son féminisme. Pour le comprendre, francetv info a interrogé Bibia Pavard, maîtresse de conférences en histoire à l'Institut français de presse (IFP), à l'université Panthéon-Assas, à Paris. Francetv info : Est-ce qu’on est féministe en 2014 comme dans les années 1950 ou 1970 ? Bibia Pavard : Les mobilisations féministes, en tant que mouvement social, ont débuté dans les années 1860, en France.

Il y a peut-être deux explications à cela. Katia Lewkowicz nous parle de « Tiens-toi droite ! », son film féministe et optimiste ! Katia Lewkowicz est venue nous parler de son film « Tiens-toi droite ! », une ode aux identités féminines et à tous leurs paradoxes. Ni moralisateur ni culpabilisant, son film féministe et engagé est libérateur, et décomplexant ! Il y a bien longtemps que je n’avais pas eu un véritable coup de coeur au cinéma. Et pourtant ces derniers mois, les occasions n’ont pas manqué ! Et puis, lundi dernier, je suis allée à une projection presse, en fin de journée. Tiens-toi droite raconte la vie de Louise, Sam, Lili.

Avant la projection, la réalisatrice (dont je n’avais pas retenu le nom) nous a demandé de prendre son film comme une tentative « d’état des lieux de la féminité », et nous invitait à venir échanger avec elle à l’issue de la projection. Oui, bon. Dès que les lumières ont été rallumées dans la salle, j’ai foncé à l’extérieur, cherché la réalisatrice, pour pouvoir lui dire : C’est génial. Tiens-toi droite ! À lire aussi : « Tiens-toi droite ! BBC Radio 4 - In Our Time, Feminism. Le féminisme est création et toute créatrice est féministe – Françoise Collin par Nadine Plateau. La pute, la sainte, et celle qui n’existe pas. Cet article réunit des notes que j’ai prises sur la prostitution et la libération sexuelle, lors de plusieurs réflexions sur le sujet. J’ai essayé d’y mettre un peu d’ordre, mais il demeure un peu décousu. Cependant, il constitue un premier jet de mes positions sur un sujet qui fait toujours débat chez les féministes, et qui me tient à coeur, celui de la libération de nos corps et de ses échecs.

Certaines féministes sont d’une naïveté folle lorsqu’il s’agit de défendre nos droits à la sexualité, et notre pouvoir sur nos corps. Mon corps m’appartient-il? M’appartient-il autant que le corps d’un homme lui appartient? N’est-il pas constamment soumis au jugement, comparé, sous-pesé, examiné par le regard? Ai-je le droit d’en jouir? Les féministes, on les traite de mal baisées. Sainte contre Pute, une division toujours bien ancrée Lafâme moderne, sexy, mère et consumériste à la fois. Ces droits que l’on revendique pour s’approprier nos corps, sont-il bien des droits, et non des devoirs ?

Féminisme et féminité ne sont pas incompatibles ! Le féminisme s’invite de plus en plus souvent dans les médias, mais il a encore mauvaise presse, et peine à convaincre. Seules 58% des femmes s’en réclament ouvertement, selon un sondage publié par Grazia. Et les autres, alors ? Vous avez bien lu : c’est le magazine Grazia qui publie les résultats d’un sondage, réalisé auprès de 1006 personnes, selon lequel 58% seulement des femmes se revendiquent féministes. Pourtant, dans le détail, 97% sont favorables à l’égalité salariales entre les femmes et les hommes, à postes et compétences équivalent•e•s. Ces résultats posent deux questions : Qui sont les 3% de femmes opposées à l’égalité salariale ?

À lire aussi : « Femmes contre le féminisme » : décryptage d’un paradoxe « La nouvelle féministe a le droit d’être féminine » Grazia amène une piste de réponse dans la conclusion de son éditorial : La nouvelle féministe a le droit d’être féminine, pas forcément tournée vers la théorie, mais ça n’en fait pas une potiche pour autant. Les luttes féministes peuvent-elles se passer des hommes ? Il va falloir se mettre en tête - que je me mette en tête - que le féminisme ne se passera pas des hommes. Je peux bien écrire 500 textes expliquant ce qu'est le viol, tant que le groupe "hommes" ne sera pas bien convaincu qu'il ne faut pas violer, on n'arrivera à rien. Tant qu'il n'y aura pas une prise en compte nette qu'il y a un léger problème dans la construction du masculin, qui entraîne le viol (et rien que de déjà poser cela est une sorte de révolution totale qui me vaut la glorieuse réputation de haïr les hommes, on ne se demande jamais si les hommes haïssent les femmes pour autant leur faire du mal.

Enfin on arrive à démontrer qu'un type qui éclate la tête d'une femme contre un radiateur commet un crime passionnel alors bon...). En 15 ans de féminisme, jamais personne n'est venu me dire '"Mais dis donc, au vu des statistiques là, les hommes ne haïraient tout simplement pas les femmes ? Les choses sont simples. Les yeux grand ouverts.

Je vous propose de relire le résumé des femmes de droite avant de lire cet article-ci. J'ai été assez étonnée au cours de cet été, du nombre de réactions au tumblr "women against feminism". Ce n'étaient que protestations outrées à peu près partout, et ce micro évènement a pris une importance démesurée. Cette année il y aura eu, comme chaque année me direz-vous, 50 000 viols en France. En 2008, il y aurait eu plus de 200 000 viols ou tentatives de viol aux Etats-Unis. On pourrait également parler des femmes tuées par leur conjoint, des femmes harcelées dans la rue ou des femmes battues. Des féministes françaises qui avaient souhaité dénoncer le harcèlement de rue se sont vus harcelées et moquées ; là encore sur des sites parfaitement visibles et consultables par tout le monde où des dizaines de topics et messages ont mis en doute la véracité de leurs propos, les ont moquées et tournées en ridicule.

Et voilà que des gens s'étonnent que des femmes ne soient pas féministes ? Pourquoi il faut être une "mauvaise féministe" : l'essai choc de Roxane Gay.

Féministes critiquent des féministes/un féminisme/une réception