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Romaric Godin Grèce

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» Document: l’intégralité des propositions grecques à la Commission Européenne. Monsieur le Président, Vous trouverez ci-joint la proposition complète du gouvernement grec.

» Document: l’intégralité des propositions grecques à la Commission Européenne

Ce sont les réformes et projets législatifs que le gouvernement grec va entreprendre et mettre en œuvre avant la fin de l’extension de l’accord cadre d’assistance financière du 20 février 2015. De plus, j’aimerais vous informer du fait que la réponse du gouvernement grec aux exigences des institutions pour couvrir le déficit prévisionnel 2015-2016 a été absolue et complète. Plus spécifiquement, l’évaluation des institutions a conclu que les mesures fiscales appropriées devraient permettre d’atteindre des objectifs budgétaires équivalents à 1 % du PIB en 2015 et à 2 % du PIB en 2016.

Par conséquent, les mesures ci-jointes devraient atteindre 1,5 % du PIB en 2015 et 2,87 % du PIB en 2016. En parallèle, les marges dégagées par les mesures administratives qui sont proposées vont compter, une fois cumulées, pour 0,91 % du PIB en 2015 et 1,31 % du PIB en 2016. Bien cordialement, Alexis Tsipras. Énergie. Grèce : l'ultimatum des créanciers fait "pschitt" La réunion entre le premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a donc échoué mercredi 3 juin au soir.

Grèce : l'ultimatum des créanciers fait "pschitt"

Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, convoqué pour retranscrire les termes d'un éventuel accord et convoquer dans la foulée une réunion des ministres des Finances de la zone euro, est donc reparti sans rien avoir à faire. Le blocage persiste, mais les discussions, affirme-t-on, vont continuer. L'échec de cette énième « rencontre de la dernière chance » et le fait même que les discussions continuent prouvent en tout cas que la manœuvre des créanciers consistant à proposer une « dernière offre » à Athènes qui serait « à prendre ou à laisser » a d'ores et déjà échoué.

Un plan en forme de provocation Ce plan soumis par les créanciers mercredi 3 juin au gouvernement grec était, il est vrai, inacceptable pour Alexis Tsipras et son gouvernement. Grèce : les vraies négociations peuvent commencer. Les créanciers de la Grèce bougent enfin.

Grèce : les vraies négociations peuvent commencer

Se rendant finalement compte de l'échec de la stratégie d'attente menée depuis quatre mois, Angela Merkel a convoqué une réunion de crise lundi 1er juin au soir, à Berlin. On a donc vu François Hollande, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, mais aussi Mario Draghi, président de la BCE et Christine Lagarde, pour le FMI, rejoindre la chancelière dans la « machine à laver », comme les Berlinois appellent affectueusement le siège du chef du gouvernement allemand. Parallèlement, à Athènes, le Premier ministre Alexis Tsipras a tenu un conseil de cabinet restreint, tandis que les négociateurs grecs surveillaient de près la réunion berlinoise. Selon l'agence Bloomberg, le but de cette réunion de créanciers était de présenter à la Grèce une proposition concrète qu'elle puisse accepter avant le vendredi 5 juin, date de la prochaine échéance de remboursement au FMI.

En cela, elle a échoué. Alexis Tsipras signe l'échec du "noeud coulant" européen. Depuis son élection à la tête du pays, voici plus de quatre mois, Alexis Tsipras s'était montré discret dans les médias.

Alexis Tsipras signe l'échec du "noeud coulant" européen

Il laissait plus volontiers parler ses ministres, en particulier son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, qu'il était toujours possible, ensuite, de démentir. Cette fois, dans une tribune publiée sur le site Internet du Monde, le premier ministre hellénique s'engage directement. Et il ne le fait pas au hasard. Dénouement imminent La partie d'échec qui s'est engagée avec les élections du 25 janvier arrive en effet avec ce mois de juin à son terme. Pendant quatre mois, les créanciers de la Grèce ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. "L'échec des négociations avec la Grèce serait l'échec de l'Union européenne" La Tribune - Croyez-vous aujourd'hui qu'un accord avec les créanciers sur la base des conditions du gouvernement grec est possible ?

"L'échec des négociations avec la Grèce serait l'échec de l'Union européenne"

Zoe Kostantopoulou - C'est une question de démocratie. Le gouvernement grec a été récemment élu sur un mandat clair : protéger la société contre la crise humanitaire provoquée par les politiques d'austérité imposées par les memoranda ; renforcer l'Etat de droit et l'Etat social ; restaurer les procédures démocratiques qui ont été violées à de nombreuses reprises pour imposer ces mesures et, enfin, créer des bases pour permettre ce qui est un des buts principaux de l'Union européenne : la prospérité de ses peuples et de ses sociétés. Parallèlement, les négociations se déroulent alors même que ce gouvernement a commencé à mettre en place son programme.

Il va de soi que tous les partenaires européens et toutes les institutions qui prennent part à ces négociations doivent respecter ce processus. Pourquoi Angela Merkel n'est pas prête au Grexit. Alors que les négociations semblent plus que jamais bloquées entre la Grèce et ses créanciers et que l'on cherche désormais des moyens de repousser des échéances (la Grèce pourrait payer l'ensemble des dettes dues au FMI fin juin), l'issue de la crise repose sans doute dans le choix que fera Angela Merkel.

Pourquoi Angela Merkel n'est pas prête au Grexit

Mardi 26 mai, le quotidien allemand Die Welt, indiquait, comme le suggérait La Tribune depuis quelques semaines, que la chancelière et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble sont en désaccord sur la question de la sortie de la Grèce de la zone euro. Le fond de l'opposition Schäuble-Merkel Cette opposition n'est pas une nouveauté. Les deux responsables allemands veulent conserver l'union monétaire, non seulement pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons d'intérêts économiques.

Europe : l'échec de la stratégie du "containment" Les élections locales espagnoles du dimanche 24 mai signent, au-delà du contexte local, l'échec de la stratégie des Européens depuis le coup de tonnerre de la victoire de Syriza le 25 janvier dernier.

Europe : l'échec de la stratégie du "containment"

Le refus du compromis avec le gouvernement grec a été caractérisé par le rejet complet des « listes de réformes » présenté par Athènes, par la mise en place d'un processus d'asphyxie financière de la Grèce et l'insistance sur des mesures d'austérité que l'on hésitait à imposer au gouvernement conservateur d'Antonis Samaras. Les buts des créanciers de la Grèce Quel était le but de cette stratégie ? Grèce : à quoi joue Wolfgang Schäuble ? Mais que cherche donc Wolfgang Schäuble ?

Grèce : à quoi joue Wolfgang Schäuble ?

Ce vendredi 22 mai, le ministre fédéral allemand des Finances a « évoqué », selon l'agence Bloomberg, dans « une réunion privée » la mise en place d'une « monnaie parallèle » en Grèce « en cas d'échec des discussions avec les créanciers. » Certes, les « deux personnes » qui ont donné cette information à Bloomberg affirme que Wolfgang Schäuble n'avait pas « soutenu » cette option. Ce dernier a, du reste, nié la véracité de cette information peu après.

Grèce : les créanciers deviennent nerveux. Certains créanciers de la Grèce commenceraient-ils à paniquer ?

Grèce : les créanciers deviennent nerveux

En tout cas, ils semblent chercher clairement à trouver une porte de sortie au blocage dans lequel leur propre intransigeance a conduit les discussions actuelles. Selon le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung (SZ) de ce jeudi 21 mai, les créanciers européens envisageraient de renouveler « jusqu'à l'automne » le programme d'aide à la Grèce qui, rappelons-le, devait venir à échéance le 31 décembre 2014 et a déjà été prolongé deux fois, de deux, puis de quatre mois, jusqu'au 30 juin. 4 milliards d'euros pour cet été. Grèce: Varoufakis réclame un report du remboursement de la dette détenue par la BCE.

Pour Yanis Varoufakis, "c'est clair": le remboursement des quelque 27 milliards d'euros de dette grecque détenus par la Banque centrale européenne (BCE), qui vient à échéance dans les mois ou les années à venir,"doit être repoussé à un délai plus lointain", a affirmé jeudi 14 mai le ministre grec des Finances au cours d'une conférence à Athènes.

Grèce: Varoufakis réclame un report du remboursement de la dette détenue par la BCE

"Sur juillet-août, le ministère des Finances devra emprunter 6,7 milliards d'euros à nos partenaires d'une manière ou d'une autre pour rembourser des obligations du programme SMP", a-t-il notamment souligné, en référence aux obligations achetées sur les marchés par la BCE dans le cadre de son "programme pour les marchés de titres" (Securities Markets Programme, SMP) sur la période 2010-2011. En janvier Benoît Coeuré, l'un des directeurs de l'institution de Francfort, avait prévenu que la dette grecque détenue par la BCE ne pouvait pas être restructurée.

Au fur et à mesure que les obligations arrivent à échéance, Athènes doit les rembourser. Grèce : un Eurogroupe optimiste pour la forme, mais le blocage persiste. Le ton était volontairement à l'optimisme ce lundi 11 mai au soir à l'issue de l'Eurogroupe, la réunion des ministres des Finances de la zone euro, concernant les négociations de la Grèce avec ses créanciers. Le court communiqué qui a suivi la réunion des Dix-Neuf « salue les progrès qui ont été réalisés jusqu'ici » dans les négociations. Certes, le communiqué « reconnaît que davantage de temps et d'efforts sont nécessaires pour combler les fossés demeurant sur les problèmes ouverts. » Mais il « salue l'intention des autorités grecques à accélérer leur travail avec les institutions afin d'atteindre une conclusion réussie de la revue en temps et en heure. » Et Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, s'est, dans la conférence de presse qui a suivi la réunion, livré à un bel exercice d'optimisme affiché.

Grèce : pourquoi Yanis Varoufakis est-il insupportable aux Européens ? Il semble que l'exercice soit devenu le passage obligé de tout journaliste travaillant sur les questions européennes. Depuis quelques semaines, les colonnes des journaux s'emplissent d'articles à charge contre le ministre hellénique des Finances, Yanis Varoufakis. Le dernier en date est celui publié par le journal français de référence, Le Monde, qui titre, avec appel de une, sur « l'exaspérant Monsieur Varoufakis. » L'agacement européen Le schéma de ces articles est souvent le même : l'homme est jugé évidemment compétent (il est difficile de lui contester cette qualité, sauf à contester celle des habituels « clients » des journaux économiques), mais insupportable et absolument nul en négociations. De nombreuses citations issues de Bruxelles suivent pour montrer combien, en effet, cet économiste grec est « agaçant » aux yeux des fonctionnaires et officiels européens, avec ses chemises bariolées, son ton docte et son « fort ego. »

Grèce : les concessions du gouvernement sont-elles le signe d'une capitulation à venir ? L'annonce ce vendredi 15 mai de la relance de certaines privatisations (le Port du Pirée et les aéroports régionaux) par le gouvernement grec a été présentée par le porte-parole de ce dernier comme « une concession faite aux créanciers. » Lundi 11 mai, le ministre hellénique des Finances Yanis Varoufakis avait aussi beaucoup insisté sur le fait que les négociations avançaient grâce aux « importantes concessions » faites par la partie grecque.

De plus en plus, le gouvernement grec s'attache donc à montrer qu'il est prêt à avancer et à céder pour obtenir les 7,2 milliards d'euros encore disponibles, jusqu'au 30 juin du programme de 2012. Des concessions « conditionnelles » Mais ces mouvements sont surtout tactiques. Une autre concession importante semble avoir été l'acceptation par la Grèce d'une unification du taux de TVA. Mais, selon nos informations, les discussions techniques demeurent très difficiles. Avancer en protégeant ses arrières. Le nouveau gouvernement finlandais : un obstacle de plus pour la Grèce ? Et si la crise grecque se jouait finalement... à Helsinki ? Après les élections législatives du 19 avril, trois partis ont entamé en Finlande des négociations en vue de la formation d'un gouvernement. Outre le parti du Centre, de Juhä Sipilä, grand vainqueur du scrutin et pressenti pour devenir le prochain premier ministre, la coalition pourrait également intégrer les Conservateurs de la Nouvelle Coalition (Kokoomus) du premier ministre sortant Alexander Stubb et enfin les Eurosceptiques de droite du parti des « Finnois », ex-« vrais Finnois » de Timo Soini.

Grèce : Comment Alexis Tsipras tente de contourner les blocages des créanciers. Encore une fois, Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique a effectué un mouvement tactique plutôt réussi. En remaniant l'équipe de négociations avec les créanciers, et éloignant Yanis Varoufakis de ces discussions, il a ôté à la partie adverse un de ses arguments pour bloquer les discussions. Grèce : le dilemme de la BCE. La BCE est de plus en plus piégée par la crise grecque. Grèce : après trois mois, quel bilan budgétaire pour le gouvernement Tsipras ? Un des arguments des créanciers de la Grèce pour justifier leur méfiance vis-à-vis du nouveau gouvernement serait son « populisme », autrement dit sa capacité à dépenser sans compter et son manque de volonté à faire rentrer les impôts pour satisfaire une popularité immédiate.

Grèce : débats à l'Eurogroupe autour d'un "plan B" La FIFA menace la Grèce d'un Grexit... footballistique ! La BCE renonce à durcir les conditions d'accès à la liquidité des banques grecques. Grèce : la popularité d'Alexis Tsipras recule, mais reste élevée. La « lune de miel » entre le nouveau gouvernement et la population grecque est-elle sur le point de s'achever ? Plusieurs signaux semblent montrer que la popularité de l'équipe Tsipras, très forte en février et en mars, commence à flancher. Grèce : à quoi joue la BCE ? La Grèce réquisitionne les réserves de cash des entités publiques. Le gouvernement grec a, ce lundi 20 avril dans l'après-midi, pris une nouvelle décision d'urgence. Grèce : les Européens sous pression. Facebook. Alexis Tsipras à Moscou ou l'échec de la stratégie du "noeud coulant" Pourquoi la Grèce provoque-t-elle l'Allemagne sur les réparations de guerre ? Grèce : pourquoi Manuel Valls a choisi la passivité.

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Grèce : l'apprenti-sorcier Jeroen Dijsselbloem. Grèce : ce que révèle le refus de Bruxelles de traiter l'urgence humanitaire. Grèce : le pari très risqué d'Antonis Samaras affole la Bourse d'Athènes. Quelle est la responsabilité de l'Allemagne dans la crise européenne ? Grèce : que fera Syriza une fois au pouvoir ?

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