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Agroécologie

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« On peut nourrir 10 milliards d’humains en bio sans défricher un hectare » Jacques Caplat est agronome et géographe. L’idée que les rendements en bio sont plus faibles qu’en conventionnel est récurrente… Si l’on considère que l’agriculture bio, c’est faire la même chose qu’en conventionnel moins la chimie, alors oui, c’est certain. Mais ça n’est pas ça du tout ! Que faut-il comparer, alors ? Le système conventionnel s’est construit sur l’idée qu’on peut augmenter les rendements en sélectionnant les semences. On les isole et on regarde comment on peut les faire produire au maximum dans un contexte artificiel.

Ce concept fonctionne de façon optimale avec un mélange de cultures sur une même parcelle. Vous soutenez que l’agriculture bio est le seul système viable dans les pays tropicaux… Le système conventionnel ne marche qu’en milieu tempéré. Que disent les études scientifiques sur cette question ? L’université anglaise de l’Essex a réalisé en 2006 une synthèse sur 57 pays et 37 millions d’hectares. Cette transition est-elle possible ? Elle ne va pas changer la donne. L'agriculture biologique peut-elle nourrir l'humanité ? Un système occidental dans l’impasse Les contributions qui précèdent montrent les menaces que l’agriculture mondialisée du XXIe siècle fait peser sur le climat, les sols, les paysanneries et la biodiversité.

Les impasses de l’agriculture chimique et industrielle actuelle ne sont pourtant pas une fatalité, mais le résultat de choix techniques et politiques arbitraires [1] – et réversibles. Ces choix s’enchaînent depuis un siècle dans une logique imparable … et mortifère. Les variétés végétales et races animales dites « améliorées » ne sont performantes que dans des conditions uniformisées, qui imposent d’artificialiser le milieu au moyen d’engrais chimiques et d’alimentation importée.

Les plantes et les animaux ainsi « poussés au maximum », et sans lien avec le milieu dans lequel ils sont cultivés ou élevés, sont déséquilibrés et fragiles, et doivent être protégés à coups de pesticides ou de médicaments. L’agriculture chimique : des rendements en baisse et sans perspective d’avenir. Entre 2010 et 2014, la surface du vignoble français « bio » aura triplé. Des cantines scolaires avec des repas 100% bio et locaux, c'est possible ? Une ville ouvrière révolutionne la restauration scolaire. Saint-Etienne, 170 000 habitants, est en passe d’assurer une alimentation 100 % issue de l’agriculture biologique pour les cantines des écoles maternelles et primaires. Soit près de 3 000 repas servis quotidiennement. « Un objectif valable à compter du 1er janvier 2014 », souligne Fabrice Poinas, chef de service de la restauration scolaire de la ville. Avec une petite nuance : ces « 100 %» s’appliquent si les produits sont disponibles sur le marché.

Difficile en effet de trouver du poisson d’élevage ou des galettes des Rois labellisés Agriculture biologique. . « En 2013, 80 % de nos repas étaient bio et composés à 41 % de produits locaux », se réjouit Fabrice Poinas. La progression à l’échelle nationale demeure néanmoins très lente. Des plateformes collectives pour répondre à la demande des collectivités La ville de Saint-Étienne s’approvisionne auprès de la coopérative Bio A Pro. Créer des légumeries pour assurer la transformation. L'agriculture bio couvre plus de 37 millions d'hectares dans le monde.

Les surfaces en agriculture et élevage biologiques augmentent en France de plus de 10 % tous les ans, et de 5 % dans le monde. Plus de 37 millions d’hectares sont cultivés de façon biologique (certifiée ou non) dans le monde en 2011. Ce chiffre officiel est sous-estimé car certains pays, comme la Chine, ne disposent pas de statistiques. Il faut compter de surcroit la cueillette sauvage et l’apiculture, évalués à 43 millions d’hectares, soit un total de plus de 80 millions d’hectares.

Ces données révèlent des situations contrastées mais d’une manière générale le plus souvent orientées à la hausse. En Asie, après une baisse entre 2009 et 2010 due à des changements de règlements (plus stricts), les surfaces bio ont rebondi de + 33 % en 2011 ! L’Europe et l’Amérique du Nord ont connu une croissance respective de + 6 et + 5 %. En Afrique et en Océanie, on observe une stabilisation des surfaces.

Un marché en progression Les ventes de produits bio dans le monde ont quadruplé en dix ans. L'agriculture biologique devient le modèle à suivre. Le projet de loi d'avenir pour l'agriculture française vient d'être adopté par le Parlement. Il privilégie le développement de l'agro-écologie et prévoit de profondes modifications qui vont dans le sens d'une agriculture plus biologique, respectueuse de la santé et de l'environnement. C'est parti pour l'agro-écologie. Le projet de loi d'avenir pour l'agriculture française porté par Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, et bien plus préoccupé par l'écologie que beaucoup de militants politiques " verts ", a été adopté ce mardi 14 janvier 2014 par les Députés.

L'objectif de ce projet de loi est d'associer la performance économique et la performance environnementale. Et si beaucoup doutent qu'il puisse être atteint, Stéphane Le Foll est convaincu que ces deux performances ne sont pas antinomiques et que de plus la transition agro-écologique est la seule voie d'avenir pour une agriculture responsable. Une agriculture responsable de la santé et de l'environnement Stella Giani. Renversant : ce manuel français du XIXe siècle va nourrir le monde de demain.

Des melons mûrs à Paris dès le mois d’avril, des tonnes de légumes sur une surface pas plus grande qu’un terrain de foot, jusqu’à huit récoltes en une seule année… Ces performances agricoles incroyables ne sont le fruit ni d’engrais chimiques, ni de modifications génétiques, ni même de connaissances scientifiques de pointe.

Et pour cause, ces prouesses datent du XIXe siècle et sont l’œuvre des quelques centaines de jardiniers-maraîchers parisiens qui assuraient alors l’autosuffisance de la capitale en légumes. Longtemps oubliés, ces savoir-faire sont aujourd’hui accessibles à tous à travers un manuel, publié en 1844 et récemment numérisé (merci au site Paysansansfrontieres.com de l’avoir partagé ici). Son nom : Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris. Pour ceux qui n’auraient pas le temps d’une telle lecture, nous publions à la fin de cet article quelques morceaux choisis.

Passage de témoin La suite se passe de l’autre côté de l’Atlantique. Morceaux choisis : A lire aussi : La permaculture permet de cultiver le désert! A voir absolument! Terre – Agriculture: Je voudrais vous présenter une vidéo en français qui parle d’un projet qui a été jugé complètement fou mais qui a abouti. Ce projet s’appelle : Greening the desert – Verdir le désert. En effet, c’est grâce à Monsieur Geoff Lawton et à d’autres personnes qui ont cru en la permaculture…. que fleurissent – dans des zones désertiques du monde entier – des oasis de verdure.

Oui, des écrans de verdure où l’on cultive des figues, des dates et des légumes. Bref, comment reverdir un milieu aride avec une quantité d’eau limitée? C’est ce que vous propose de comprendre la vidéo en français que voici :) Reverdir le Désert 1 – 2 par Geoff Lawton FR par krwoox Et voici un projet en Jordanie earthrise – Greening the Desert par aljazeeraenglish Pour aller plus loin, je vous propose de faire une recherche sur le mot « permaculture ». Sur le même thème Interview d'une "agricultrice naturelle" en chemin vers la permaculture 17 août 2015 Dans "Actu Terre" 8 février 2016 Dans "Cultiver" 100% de produits bio dans les cantines de Saint-Etienne. A Saint-Etienne on a décidé de prendre le taureau par les cornes concernant le bio. Depuis le 1er janvier 2014, toutes les cantines scolaires proposent à présent du bio, et que du bio. Manger local et de saison, tel est l’un de nos crédos.

Si l’on cuisine également de plus en plus de produits bio à la maison, les cantines scolaires ne sont pas en reste. Certes, elles ont l’obligation – c’est une des directives du Grenelle de l’Environnement – d’introduire 20 % de produits bio dans leur menu depuis 2012. Début 2013, l’Agence Bio affirme que 73 % des restaurants scolaires proposent des produits bio dans leur menu. On y vient, donc, lentement, mais sûrement. Une démarche exceptionnelle pour une ville de cette taille Entre temps, certaines communes n’ont pas attendu.

Depuis le 1er janvier 2014, les produits bio composent 100 % des 2800 repas servis dans les cantines des écoles maternelles et primaires stéphanoises. Les conséquences vertueuses du bio en restauration collective. Du pain bio 100 % Français. REPORTAGE - Dans le Gard et ses département limitrophes, 20 000 enfants mangent du pain bio et local, à la cantine. Certains tous les jours, d’autres un peu moins souvent. Ce pain, appelé Raspaillou est le fruit de la collaboration entre agriculteurs, boulangers et meunier. Grâce à la création de cette filière, des dizaines d’emplois ont pu être sauvés. Christophe Hardy est formel : « sans le Raspaillou, j’aurais mis la clé sous la porte. » Ce boulanger artisanal, installé depuis plus de 20 ans dans la petite bourgade de Junas, dans le Gard, raconte : « en 2008, un terminal de cuisson s’est installé en face de l’une de mes deux boutiques, dans laquelle j’avais quatre salariés. » En pleine crise économique, c’est la tuile : « ils vendaient leur baguette 45 centimes, et moi, 80.

Garantir son revenu C’est là tout l’enjeu de la création de cette filière locale. Investir les cantines scolaires Article paru dans Alimagri Pour aller plus loin Objectif emplois. Bio, la filière qui pousse - 06/01/2014 - LaDépêche. La distribution de produits bio rencontre un succès de moins en moins confidentiel. Face à une demande croissante, le secteur se développe toujours en respectant ses valeurs. Sous la serre, Christophe et Sylvain récoltent leurs salades à la main.

Les deux frères ont repris l’exploitation de leurs parents il y a plus de 20 ans et ont entrepris la reconversion dans le bio. «Quand on n’était encore qu’aides familiaux sur l’exploitation, on a été sensibilisés à un mode de production de qualité qui respectait la nature, explique Sylvain Pontoni. Les 10 premières années ont été difficiles, le marché n’était pas encore organisé, c’était un pari un peu fou».

Coopérative et croissance Biocoop, c’est le réseau coopératif de magasins bio. Bio diversifié D’avis d’agriculteur, c’est cette diversité qui fait toute la richesse du bio. Prise de conscience Cette variété, elle se retrouve aussi en magasin. Le bonheur est dans le Pré vert. Le ver tueur de lombrics est entré dans Paris - 05/01/2014. C'est un entomologiste amateur qui a donné l'alerte après avoir repéré cet étrange ver dans son jardin il y a quelques mois. L'information a aussitôt été prise très au sérieux par le professeur Justine, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle.

Il a reconnu le plathelminthe terrestre invasif, un prédateur originaire de Nouvelle-Zélande qui se nourrit de nos bons vieux lombrics. Il fait déjà des ravages au Royaume-Uni où, dans certaines communes, ces derniers ont totalement disparu… Un avis de recherche a été lancé au niveau national pour tenter de mesurer l'ampleur de l'invasion en France avec l'aide du public et, notamment, des jardiniers. Une opération de sciences participatives qui a donné des résultats spectaculaires. On sait aujourd'hui qu'au moins six espèces différentes de ces vers plats sont présentes dans l'Hexagone et que pratiquement tout le territoire est touché.

Pour les scientifiques, c'est une véritable catastrophe écologique majeure qui est en marche… La surconsommation d’antibiotique dans l’agriculture : un problème de santé p... Je m'abonne pour 1,75€/mois L'utilisation intensive d'antibiotiques dans l'agriculture et l'aquaculture peut générer une crise de santé publique, selon une analyse britannique publiée dans le New England Journal of Medecine. De nombreuses campagnes d'information nous demande d'avoir une consommation raisonnée d'antibiotiques afin d'éviter de développer des résistances.

Mais si finalement, le problème ne se situait pas vraiment dans la consommation des ménages mais au niveau de l'industrie agroalimentaire ? Aidan Hollis, et Ziana Ahamed, professeurs d'économie font le point sur la surconsommation d'antibiotiques dans l'industrie agroalimentaire et le développement des bactéries résistantes à ces traitements. Aux États-Unis, 80% des antibiotiques sont utilisés dans l'agriculture et l'aquaculture pour accroître la production alimentaire.

Et, ce flot d'antibiotiques qui nourrit le bétail, la volaille et le saumon est rejeté dans l'environnement et pulvérisé sur les arbres fruitiers. Agriculture bio, film documentaire, Gérard Leblanc, Catherine Guéneau. Lombricompostez et valorisez vos déchets ménagers ,à moindre coût, en réalisant votre lombricomposteur. L'agroécologie n'est pas une approche "utopique" mais bien opérationnelle, selon le CGDD. Dans une étude consacrée au biomimétisme, le CGDD identifie les pratiques actuelles dans l'agriculture, communément regroupées sous le terme agroécologie, et estime qu'elles pourraient être mieux diffusées dans les exploitations et territoires.

Les pratiques actuelles de l'agriculture se sont-elles à ce point éloignées de la nature ? Peut-être, à en croire le Commissariat général au développement durable qui se penche dans une étude sur l'opportunité de pratiquer le biomimétisme dans l'agriculture, autrement dit s'inspirer de la nature dans l'agriculture. Oui, à regarder de plus prêt certaines pratiques culturales, comme l'aéroponie, où les racines de la plante ne sont en contact ni avec le sol, ni avec l'eau mais alimentées grâce à un brouillard nutritif… A l'opposé de ces approches, certains pratiquent l'agroforesterie, l'agroécologie ou encore la permaculture.

Le biomimétisme en agriculture Une pratique à généraliser ? L'agroécologie est-elle l'avenir de l'agriculture française ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Angela Bolis Jacques Morineau dans son exploitation, le GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun) Ursule, près de Chantonnay en Vendée.

Les parcelles sont entourées de haies, qui favorisent la biodiversité. › Accéder au portfolio Il faut un œil averti pour identifier de quoi sont plantés les champs de Jacques Morineau, de part et d'autre des chemins de son exploitation vendéenne où bringuebale son vieux 4x4 tout infiltré de poussière de terre. Vingt-neuf variétés y poussent, sur une mosaïque de parcelles où il a mêlé ici du pois et de l'orge, là du blé et de la féverole, ailleurs un carré de maïs entouré de colza, de l'avoine, du sorgho, des prairies et des bosquets, un champ de peupliers… Sans compter les ruches, les vaches et les poulets. Ce savant assemblage ne doit rien au hasard. Les cultures associées sont l'une des méthodes employées dans sa ferme, qu'il a convertie dans les années 1990 à l'agroécologie. Une feuille de route pour l'agro-écologie d'ici 2014.

L'agro-écologie, modèle agricole français de demain ? Lors du colloque "Produisons autrement", le ministre de l'Agriculture a réaffirmé sa volonté de faire de la France le futur leader de l'agro-écologie. Il a présenté un projet qui devrait prendre forme d'ici 2014, en même temps que la nouvelle PAC. "Ce n'est pas un débat purement agricole que nous avons, c'est un débat de société sur nos modèles de développement, à l'aube du XXIème siècle. (…) Jusque-là, l'agriculture biologique, les labels se sont construits dans la contestation. Ce qu'on cherche aujourd'hui, c'est une capacité à concilier les grands enjeux en rassemblant tous les acteurs", a déclaré Stéphane Le Foll, en clôture du colloque "Produisons autrement", organisé le 18 décembre au Conseil économique, social et environnemental à son initiative.

A cette occasion, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a présenté son projet agro-écologique pour la France, un projet pluriannuel, qui s'inscrit "dans la grande démarche de transition écologique engagée par le gouvernement". Bio et hyperproductive : la ferme magique d'un agriculteur québécois.