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Le Conseil constitutionnel va-t-il marquer une limite à l’Etat policier ? Une première pour le Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel va-t-il marquer une limite à l’Etat policier ?

Le conseil des Sages était saisi jeudi 17 décembre d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) concernant les assignations à résidence de plusieurs militants écologistes pendant la COP 21. Celles-ci ont été décidées par le ministère de l’Intérieur en vertu de l’état d’urgence et des moyens exorbitants qu’il donne au pouvoir exécutif. La décision du Consei fera date, puisqu’elle constitue la première QPC dans ce domaine [1]. Cette fois-ci, le Conseil constitutionnel a battu un record de rapidité dans l’examen d’une QPC. Alors que le délai moyen est de deux mois et demi, le délibéré est attendu pour mardi 22 décembre, soit 11 jours après la saisine par le Conseil d’État. Des « notes blanches » obscures Parmi ses insuffisances de droit, les avocats ont insisté sur les « notes blanches » sur lesquelles se fondent l’accusation.

Le siège du Conseil constitutionnel, rue de Montpensier, à Paris. Risques d’une répression politique Photos : . L’émouvant témoignage d’une journaliste américaine sur la violence policière en France. Des associations (Attac, Amis de la Terre, Peuples Solidaires...) avaient donné rendez-vous, vendredi 4 décembre, à midi, à l’intérieur du Grand Palais, près des Champs-Élysées.

L’émouvant témoignage d’une journaliste américaine sur la violence policière en France

De nombreuses entreprises y ont organisé « Solutions COP21 », pour mettre en avant leurs projets auprès du grand public. L’enjeu de la manifestation était de dénoncer ce qui, selon nombre d’associations écologistes, sont des « fausses solutions » au changement climatique. Reporterre, qui était présent, l’a raconté. Rapidement, les policiers sont intervenus pour disperser les protestataires, les évacuant manu militari du Grand Palais. Une journaliste américaine était présente, et a été malmenée. Geoffrey Couanon, réalisateur de cette vidéo, a aussi fait un reportage de ces événements, que voici : Lire aussi : La police violente de nouveau des manifestants pour le climat Source : Geoffrey Couanon pour Reporterre Photo : . Il y a des actes barbares, il n’y a pas de Barbares. Ce texte a déjà été publié sur Reporterre le 20 mars dernier.

Il y a des actes barbares, il n’y a pas de Barbares

Au lendemain des terribles attentats qui se sont déroulés à Paris le 13 novembre au soir, et qui ont provoqué la mort d’au moins 128 personnes, nous le republions, dans l’émotion, et dans la réflexion. Patrick Viveret A menace globale il faut une riposte globale, déclare un responsable tunisien après les attentats de Tunis venant après ceux de Paris, de Copenhague, de Tunis...

Certes, mais encore faut-il ne pas se tromper de menace si l’on ne veut pas que la riposte soit inadaptée ou pire contre-productive. J ATTESTE. Les écologistes ne peuvent se satisfaire de l’Union sacrée. Noël Mamère Noël Mamère est député écologiste Les écologistes, hormis la compassion, peuvent-ils avoir une réflexion spécifique sur l’acte de guerre qui vient de se produire dans notre pays, eux qui n’ont pas la culture de la guerre ?

Les écologistes ne peuvent se satisfaire de l’Union sacrée

Leur philosophie reposant sur la non-violence, ils se posent rarement les questions essentielles de la géopolitique mondiale et ils ont tort. Car tout est lié. Le chaos géopolitique du monde est directement lié à la crise écologique et climatique et aux activités de l’homme. Les réfugiés qui arrivent à Lesbos, à Lampedusa ou dans les Balkans, sont en partie des réfugiés climatiques, victimes des sécheresses et des crises alimentaires. Daech n’est pas le fruit du hasard Tout est lié dans le monde de la barbarie productiviste. Avec la décolonisation, ces accords débouchèrent sur la formation d’Etats nations, comme la Syrie et l’Irak, avec des partis directement issus des idéologies totalitaires européennes, notamment du national-socialisme. Après les attentats, la petite saloperie de Philippe de Villiers. Chacun, dans son for intérieur, se posait la question : qui sera le premier, à l'extrême-droite et parmi les identitaires radicaux, à oser mettre en cause la responsabilité de tous les musulmans, sans distinction, en France et ailleurs, dans les massacres de Paris et du stade de France ?

Après les attentats, la petite saloperie de Philippe de Villiers

Marine Le Pen ? Trop bonne stratège politique pour prendre un tel risque. Sa nièce Marion Maréchal Le Pen ? Pas question qu'elle perturbe une campagne électorale régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur où elle a jusque-là fait preuve de maîtrise et d'efficacité. Le maire de Béziers Robert Ménard ?