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Intérieur

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Claude Guéant dénigre encore les immigrés. Mettre un micro devant Claude Guéant, depuis qu’il est ministre de l’Intérieur, c’est s’assurer d’avoir des propos qui choquent sur l’immigration.

Claude Guéant dénigre encore les immigrés

Hier, sur Europe 1, cela n’a pas loupé. Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, sur sa volonté déclarée de diminuer l’immigration légale, l’ex-secrétaire général de l’Elysée a déclaré : «Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences [issus de l’immigration, ndlr].

Il y a de l’ordre de 2 000 personnes qui viennent à ce titre. Mais on n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants. Il y a en France de la ressource parmi les Français.» «Echec». Pour Guéant, si les Français souffrent, c’est à cause du «communautarisme» et de «l’échec de l’intégration». Le raisonnement fait hurler Dominique Sopo, président de SOS Racisme : «L’échec scolaire est un problème de classe sociale, explique-t-il.

«Peur». Nicolas CORI. Un officier du Services des essences nommé gouverner militaire de Nancy. Premier bilan de la garde à vue. Justice Le groupe de suivi et d’audit sur la réforme de la garde à vue s’est réuni pour la première fois le 18 mai. Si la Chancellerie tire un bilan plutôt positif de l’application de la réforme, les syndicats de policiers sont beaucoup plus mesurés. L’application anticipée de la réforme de la garde à vue, depuis le 15 avril au lieu du 1er juin, suite à une décision de la Cour de cassation, laissait craindre beaucoup d’improvisations. En (…) Cet article contient 2949 caractères Pour accéder gratuitement à deux articles de ce site par jour, vous devez ouvrir un compte utilisateur : Compte utilisateur Vous avez déjà un compte : Connexion Créez votre compte :

Police, gendarmerie : des chiffres cruels. ( wikimedia commons - Austrian Government/Ministry of Interior - cc ) On savait que la police et la gendarmerie voyaient fondre leurs effectifs, comme toutes les autres administrations.

Police, gendarmerie : des chiffres cruels

Le budget de fonctionnement des services, celui qui permet de renouveler les voitures, d’y mettre de l’essence, d’entretenir le matériel, est lui aussi en baisse, dans des proportions qui commencent à sérieusement inquiéter le personnel. La police et la gendarmerie sont concernées, à l’heure où le nouveau ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, multiplie les plans pour colmater les brèches, notamment à Marseille. Selon les chiffres en notre possession, le budget de la police, hors rémunérations, a baissé de 10 % entre 2006 et 2010, soit une chute de 8,5 % en quatre ans pour le seul fonctionnement. S’il y a une guerre à mener en banlieue, elle est politique. La fin justifie-t-elle les moyens ? Stéphane Gatignon, maire de Sevran et membre d’Europe Ecologie Les Verts, vient de proposer un recours à l’armée pour régler la situation dans le quartier des Beaudotte, suite à des coups de feu et règlements de compte sordides et mortifères.

Cette position s'harmoniserait sans doute mieux avec des régimes autoritaires que sous des cieux démocratiques. Quand d’un autre côté, Gatignon propose la légalisation du cannabis, on cherche en vain la cohérence… des idées. Qu’il faille d’urgence renforcer la présence humaine de l’Etat et de la police pour protéger les habitants, j’en suis convaincue. Qu’il faille lutter contre les trafiquants et donc mettre en œuvre de nouveaux moyens pour parvenir à des résultats, c’est une évidence.

Mais recourir à l’armée, alors que ce type d’intervention ne fait pas partie de ses compétences, reviendrait à nourrir l’idée de zones ne relevant pas du droit commun. S’il y a une guerre à mener, elle est politique. Un CRS de Grigny : «Ils veulent se faire un flic» Slogan photographié dans le quartier de la Grande Borne, à Grigny, lundi 30 mai.

Un CRS de Grigny : «Ils veulent se faire un flic»

A Grigny (Essonne), dans le sud de la capitale, certains rêvent de se faire des CRS. A la Grande Borne, dans la nuit du mercredi 1er juin, ils ont accueilli une section de la CRS 26 avec des cocktails Molotov. Quatre blessés légers sont signalés dans les rangs, mais le plus grave est ailleurs. Ce sont ces mots inscrits sur un mur, visiblement pour accueillir les CRS, qui décrivent le mieux l’ambiance dans le quartier : « Bienvenue en enfer.

On va fumé 1 keuf c’est bientôt l’aïd » (photo).Nous aurions pu décider d’occulter cette image dont le contenu fait inévitablement le jeu des extrêmes.