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Energies Renouvelables

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Route solaire : Ségolène Royal a tout faux. Olivier Daniélo est fondateur du blog écocitoyen Objectif Terre.

Route solaire : Ségolène Royal a tout faux

Olivier Daniélo. La construction d’une route solaire de 340 kW (kilowatts) vient de se terminer, à Tourouvre-au-Perche, dans l’Orne, en Normandie. Une route d’un kilomètre de long et d’une surface de 2.800 mètres carrés, selon Michel Salion, de l’équipe presse de Colas-Wattway, une filiale du groupe Bouygues, porteur du projet de Wattway. Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, se rend ce jeudi 22 décembre sur place pour inaugurer ce kilomètre expérimental. Cela fera la troisième fois en moins d’un semestre que Ségolène Royal se déplace à Tourouvre. Alors que le site officiel du ministère de l’Environnement faisait la promotion de cette route en annonçant une production de 17.963 kWh (kilowatt-heure) par jour, la production quotidienne sera en fait de 767 kWh.

La construction du tronçon expérimental de route solaire à Tourouvre (Orne), début décembre 2016. « La route est le pire endroit pour les panneaux solaires » Le Portugal a fonctionné pendant quatre jours à l'énergie verte. 107 heures.

Le Portugal a fonctionné pendant quatre jours à l'énergie verte

Ça n’a l’air de rien, comme ça, mais c’est énorme. C’est en tout cas une première mondiale, dont il faut espérer qu’elle soit très vite réitérée, et améliorée. Car 107 heures, cela représente quatre jours et demi pendant lesquels le Portugal a fonctionné uniquement avec des énergies renouvelables. Du 7 mai à 6 h 45 du matin au 11 mai à 17 h 45, selon le rapport du gestionnaire du réseau électrique portugais Redes Energéticas Nacionais (REN), la consommation du pays a en effet été entièrement couverte par l’éolien, l’hydroélectricité et le solaire. « Pendant 107 heures, il n'y a pas eu besoin de recourir à des énergies fossiles, aux centrales thermiques, au charbon ou au gaz naturel », explique le site portugais Zero. La consommation électrique a doublé depuis 1990Que les choses soient claires : les centrales ne se sont pas arrêtées, les importations de matières primaires (pétrole, gaz, charbon) n’ont pas cessé.

Soleil, vent océanique, fleuves et reliefsPourquoi ? Pour une électricité plus verte : soyons infidèles ! Toute première commune française électrifiée grâce aux déchets. Grâce à sa centrale de méthanisation, le Plessis-Gassot sera bientôt alimenté en électricité grâce à la décomposition de ses déchets non recyclables.

Toute première commune française électrifiée grâce aux déchets

C’est une première dans l’Hexagone. Le 10 juin dernier, la commune du Plessis-Gassot, située dans le Val-d’Oise (95) en Île-de-France a inauguré une centrale de production d’électricité à partir de biogaz issus de déchets non recyclables et devient ainsi la première commune française entièrement alimentée grâce à la valorisation du biogaz. Convertir le biogaz issu de la décomposition des déchets L’idée est simple. La centrale, installée à proximité d’un site de stockage des déchets recevra les détritus non recyclables. 41 000 foyers alimentés Avec une production équivalente à celle de 40 éoliennes, la centrale Electr’od aura une capacité de 130 000 MWh par an, soit de quoi alimenter plus de 41 000 foyers (en dehors de la consommation liée au chauffage). À Bordeaux, on produit de l’électricité grâce au fleuve de la Garonne. Depuis le mois dernier, une imposante hydrolienne flottante, du nom d’Hydrotube H3, s’affaire dans les eaux de la Garonne à Bordeaux.

À Bordeaux, on produit de l’électricité grâce au fleuve de la Garonne

Cet engin exploite la force du courant d’eau pour la transformer en électricité. Un test grandeur nature et un petit pas supplémentaire vers un mix énergétique durable. Une première expérience hydrolienne dans l’estuaire de la Garonne Ce n’est certes pas une première en France, puisqu’en novembre 2014 la ville d’Orléans avait accueilli une turbine semblable, mais l’expérience est entièrement novatrice dans la région bordelaise. L'arbre à vent, l'invention française qui amène l'éolien dans les villes.

C’est un arbre de huit mètres de haut, dont le tronc blanc est en acier.

L'arbre à vent, l'invention française qui amène l'éolien dans les villes

Au bout de ses branches, une centaine de feuilles dotées de petits générateurs s’activent comme autant de mini-éoliennes. Cet arbre n’est pas un rêve, deux prototypes trônent déjà sur l’Ile d’Oléron (Charente-Maritime) et à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor). « Tout est parti de l’observation d’un arbre, un jour sans vent. J’ai remarqué que les feuilles bougeaient quasiment en permanence, et je me suis demandé s’il était possible d’exploiter cette énergie », explique Jérôme Michaud-Larivière, président fondateur de l’entreprise New Wind qui fabrique l’arbre à vent. Trois ans plus tard, les feuilles des deux prototypes installés sont capables de capter l’énergie des vents faibles et des incessants mouvements d’air autour d’eux.

. « Là où l’éolien cherche à aller toujours plus haut et à construire des machines toujours plus grandes, nous avons cherché à exploiter l’énergie disponible autour de nous. Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable.