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Revue Sociétés 2012/3, Musiques rock et metal : regards et perspectives des sciences humaines et sociales. Dossier Page 5 à 13 Musiques rock et metal : regards et perspectives des sciences humaines et sociales Page 15 à 33 Colères et ordo amoris dans les styles rock Page 35 à 45 Les approches des cultural studies et de Simon Frith. Des subcultures à la musique comme accompagnateur du quotidien Page 47 à 59 Musique et télévision : vers une légitimité des genres ? Page 61 à 71 Les sens imprévus de la musique comme action culturelle collective en milieu urbain Page 73 à 86 De l'identité musicale à la représentation politique : le rock argentin pendant la dictature Page 87 à 99 Cultiver l'« être-ensemble », même dans son salon : une approche communicationnelle des DVD de metal Page 101 à 112 Internet et les nouvelles formes de liens publics/artistes Page 113 à 128 Les images de guerre dans la musique metal.

Page 129 à 142 Les rapprochements entre la musique metal et la musique classique : le cas de Therion et de Richard Wagner Marges Page 143 à 152 Matrices rituelles de la culture ibérique au XVIe siècle. “Aspects du death metal” 1Ce texte constitue la majeure partie du chapitre 10 du livre de Harris M. Berger publié en 1999, Metal, Rock and Jazz. Perception and the Phenomenology of Musical Experience (p. 252-253 et 261-275). Après une partie épistémologique dont un court extrait programmatique est seulement traduit ici, le chapitre propose des matériaux d’enquête recueillis en 1992 et 1993. Resituant le contexte de l’expérience de ceux qu’il étudie, Berger cherche ici à qualifier le sens qu’ils donnent à leurs actions et la manière dont ils les interprètent. Il se focalise dans cette partie du livre sur le cas de Dann Saladin, l’un des leaders de la scène death metal d’une petite ville des États-Unis. Dans les chapitres précédents, l’auteur a évoqué le fonctionnement de la scène locale à partir du principal lieu de concert dédié à ce style ainsi que l’histoire de plusieurs groupes. 2Nos vies sont composées d’expériences. 4Au premier abord, cette idée peut sembler absurde.

La Fusion de la musique metal et de la musique classique. Nightwish et les voix chantées. 1 On citera par exemple le groupe Deep Purple qui, sur l’album Concertos For Group And Orchestra, op (...) 2 Certaines méthodes de guitare électrique à tendance musique metal proposent même d’apprendre certa (...) 1De façon relativemement précoce dans son histoire, la musique metal s’est appropriée des éléments de la musique classique, dite aussi musique « savante ». Une appropriation qui se traduit selon deux modes complémentaires. Le mode le plus immédiatement perceptible est sans doute la présence de l’esthétique sonore de la musique classique dans les compositions. Les groupes utilisent, ou font intervenir, divers instruments ou voix conventionnels du genre, jusqu’à s’accompagner d’un orchestre symphonique ou philharmonique 1. 3 Nous utiliserons, pour les nommer, les termes choisis et employés par Fabien Hein (Hein, 2003). 4 Tobias Sammet’s Avantasia, 2001, The metal opera part II. 9La voix est un objet d’étude difficile à cerner (Dutheil-Pessin, 2004).

La voix chantée « standard » « Honnie soit la Oi ! » Naissance, émergence et déliquescence d’une forme de protestation sociale et musicale. Texte intégral 1Cela a souvent été dit et écrit : depuis la dernière guerre, et plus encore durant les années 1960 avec l’émergence de l’adolescence comme classe d’âge particulière et comme creuset d’une culture spécifique, la musique aura joué un rôle particulièrement important en accompagnant et révélant, jusqu’à en devenir le symbole, les différents changements d’ordre sociologique qui s’opéraient alors dans divers pays occidentaux. Pendant un temps, le rock, avec ses variations folk et psychédélique, aura ainsi fait office de « bande son » de la contestation de l’ordre établi en exprimant les désirs et les attentes d’une jeunesse revendicatrice érigée en force autonome. 2Mais, à la fin des années 1970, ce rock, symbole de la contestation juvénile, semblera s’être assoupi, voire pire, « embourgeoisé ». 5 Ted Polhemus, Looks d’enfer !

6 « Dans le capitalisme avancé, il y a une dialectique essentielle entre la société ‘’normale’’ et se (...) 16La oi ! 25 « Oi ! 26 « Oi ! 19La « oi ! Notes. “Stand down Margaret !” Extrait de Stand down Margaret ! L’engagement de la musique populaire britannique contre les gouvernements Thatcher (1979-1990), coll. « Musique et société », Éditions Mélanie Séteun / IRMA, Nantes, 2002. 2En matière de musique populaire, la censure politique se définit par la tentative d’interférer avant ou après la publication dans les expressions artistiques des musiciens populaires en vue d’étouffer ou de modifier cette expression. En Grande-Bretagne, des chartes parlementaires régissent les autorités de contrôle ce qui se traduit par la prépondérance du pouvoir politique en matière de censure en général. 3La décennie thatchérienne représente une période de forte résurgence de la censure dans divers domaines.

L’interdiction de donner la parole aux terroristes de l’IRA et aux membres du parti républicain irlandais Sinn Fein en est un exemple marquant : d’octobre 1988 à septembre 1994, leurs voix seront doublées lors de chacun de leur passage télévisé. I. A. B. Ii. Faire de la musique ensemble. Une étude des rapports sociaux. La guitare des ishumar. Émergence, circulations et évolutions. 1En 2004, avec le disque Amassakoul (« Voyageur »), le groupe Tinariwen a présenté au monde une image contemporaine de la société touarègue. Ce succès musical et commercial a mondialement consacré la musique culte de la rébellion touarègue de 1990 qui jouit depuis trente ans d’une popularité transnationale au Sahara. Si ce succès a considérablement élargi son audience, il a propulsé son message culturel et politique dans le canal de la visibilité globale alors que le groupe intégrait les circuits professionnels de la World Music.

Aujourd’hui, de nombreux groupes de guitare ishumar arrivent sur la scène internationale donnant à entendre ce que les Touaregs « disent » de leur propre modernité. L’histoire de cette musique, son style, sa poésie et ses évolutions récentes figurent autant qu’elles expriment la rupture historique et les bouleversements socio-économiques issus de l’avènement des États postcoloniaux.

La société postcoloniale des Kel Adar en crise 2 « Ceux des déserts ». La musique en colère, par Christophe Traïni. Hymnes nationalistes ou révolutionnaires, musiques folks irlandaises, basques ou kabyles, mouvement pour les droits civiques des Noirs rythmé par le gospel, chants pacifistes, aucune révolte, aucune mobilisation sociale ne semble avoir pu se passer de pratiques musicales.

Cet ouvrage analyse les propriétés qui font de la musique un puissant auxiliaire des mobilisations collectives. Au fil des chapitres, des leaders politiques utilisant des armes musicales croisent des artistes qui embrassent des causes militantes, à l'image de Béranger, Joan Baez, les Zebda, Bob Geldof ou des groupes britanniques de la Red Wedge ou de Rock Against Racism.

Pour finir, l'auteur rend compte des divers usages sociaux de la musique, et de sa capacité à osciller entre protestation subversive et résignation plus ou moins conformiste. Page 1 à 6 Pages de début Page 7 à 9 Introduction Des mobilisations bien orchestrées Page 11 à 18 Chapitre 1. Page 19 à 60 Chapitre 2. Page 61 à 92 Chapitre 3. Page 93 à 93 Chapitre 4. Des vies en musique. Philippe Saint-Germain, La culture des contraires. Éclectisme, syncrétisme et bricolage. 1Dans La culture des contraires, Philippe St-Germain, professeur au département de philosophie du collège Ahuntsic de Montréal, s’intéresse aux pratiques culturelles associant des éléments hétéroclites afin d’examiner les recompositions et bricolages dont elles sont les produits. Il propose de les rassembler sous le concept de « culture des contraires », qui donne son titre à cet essai, concept qui serait, d’après lui, emblématique de la dynamique de création propre aux sociétés contemporaines.

St-Germain définit la « culture des contraires » comme « une propension – à la fois ancienne et très contemporaine – à la réunion d’éléments à première vue forts différents, à se façonner un monde souvent étonnant ». (p.12). Il précise plus loin : « ce livre s’intéresse à des formes culturelles comportant des aspects que les définitions communes ont tendance à écarter les uns des autres ». (p. 13)