Amesys: les documents qui impliquent Ziad Takieddine et Philippe Vannier, le PDG de Bull Amesys: les documents qui impliquent Ziad Takieddine et Philippe Vannier, le PDG de Bull Près de 200 personnes sont, à ce jour, détenues en raison des opinions qu'elles ont exprimées sur l'Internet. Plusieurs d'entre-elles ont été identifiées grâce à des armes de surveillance numériques conçues, et vendues, par des marchands d'armes occidentaux. A l’occasion de la Journée mondiale contre la cyber-censure, Reporters sans frontières publie un Rapport spécial sur la surveillance, disponible sur surveillance.rsf.org. Il y dresse une liste de cinq Etats ennemis d'Internet (la Syrie, la Chine, l’Iran, le Bahreïn et le Vietnam), mais également de cinq entreprises (Gamma, Trovicor, Hacking Team, Amesys et Blue Coat), "mercenaires de l'ère digitale" dont les armes de surveillance numérique "ont été ou sont utilisées par les autorités de pays répressifs pour commettre des violations des droits de l’homme et de la liberté de l’information" quand bien mêmes ces entreprises soient allemande, britannique, française, italienne et américaine.
Au Maroc, la traque aux dissidents est ouverte… Merci Amesys ! Au Maroc, la traque aux dissidents est ouverte… Merci Amesys ! Reflets vous avait déjà révélé le marché marocain d’Amesys. Nous nous doutions bien que le projet, nom de code « PopCorn » allait de pair avec une accentuation de la répression politique. Cette magnifique technologie française qu’est Eagle va enfin pouvoir commencer à faire ses preuves au Maroc, la traque et la criminalisation des opposants politiques y est maintenant officiellement lancée. C’est ce que nous rapporte le site Al-akhbar.com dénonçant une criminalisation des dissidents. Le mouvement du 20 février
Juridique : Amesys, un « précédent » prometteur ? Lorsque le moteur de recherche Google renvoie plus de 77 000 réponses à la requête « Amesys torture », c’est qu’il se passe quelque chose de nouveau depuis la plainte déposée l’an passé par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme. En effet, une enquête vient d’être ouverte par un bureau du Tribunal de Grande Instance de Paris spécialisé dans les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides. L’enquête en question serait diligentée par le juge Céline Hildenbrandt. L’affaire Amesys, c’est avant tout le travail de deux médias, de trois journalistes : Owni, et notre confrère Jean Marc Manach, auteur du livre « Au pays de Candy », ainsi que de MM Antoine Champagne et Olivier Laurelli, de Reflets.info. C’est également la conséquence de l’attitude très ambigüe du gouvernement Sarkozy avec les gouvernements musclés d’Afrique du Nord. Juridique : Amesys, un « précédent » prometteur ?
La pression monte contre Amesys, la filiale de Bull accusée d'avoir fourni au régime du colonel Kadhafi des outils technologiques lui permettant d'espionner les communications électroniques des Libyens. Une information judiciaire a été ouverte lundi par le parquet de Paris à l'encontre d'Amesys, pour complicité d'actes de tortures. L'enquête a été ouverte suite à la plainte qu'avaient déposé en fin d'année dernière la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), avec constitution de partie civile. La filiale du groupe français Bull est accusée d'avoir fourni à la dictature les outils de surveillance des internautes libyens, qui lui ont permis de démasquer et de torturer des opposants au régime. L'affaire avait été révélée pour la première fois par le Wall Street Journal en août 2011, lorsque le système Eagle vendu par Amesys avait été découvert en Lybie, après la chute de Kadhafi. Amesys : le parquet ouvre une enquête pour complicité de torture Amesys : le parquet ouvre une enquête pour complicité de torture
Maroc : Le flicage des réseaux sociaux inquiète Reporters Sans Frontières
Senoussi, l'âme damnée du colonel Kadhafi Senoussi, l'âme damnée du colonel Kadhafi LE MONDE | • Mis à jour le | Par Christophe Ayad et Natalie Nougayrède Abdallah Senoussi, 62 ans, était plus qu'un proche conseiller de Mouammar Kadhafi, il faisait partie de son clan familial. Marié à la soeur de Safia Farkash, l'épouse du colonel, il était son beau-frère.
Barbouzeries au Pays de « Candy » Barbouzeries au Pays de « Candy » Abdallah al-Senoussi, beau-frère de Kadhafi mais aussi et surtout chef des services de renseignement militaires libyens, a été arrêté en Mauritanie . C'est à sa demande qu'avait été conçu, par l'entreprise française Amesys, le système Eagle de surveillance de l'Internet, et c'est lui qui en supervisait l'utilisation au nom, soi-disant, de la lutte contre... le terrorisme. Il était pourtant recherché par la Cour pénale internationale pour "crimes contre l'humanité", accusé d'avoir ordonné le massacre de 1200 prisonniers libyens en 1996, et il avait été condamné par la justice française à la prison à perpétuité pour son rôle dans l'attentat du DC-10 d'UTA (170 morts, dont 54 Français), le plus meurtrier qui ait jamais visé la France...
Au pays de Candy Candy : c'est le nom de code de l'opération organisée depuis la France et consistant à aider le régime de Kadhafi à espionner tous ses citoyens sur Internet. Ici, le pays de Candy, c'est à la fois la Libye et la France, nos grands discours et nos réalités, pas toujours glorieuses. Retour sur cette relation trouble avec un livre d'enquête qui lève le voile sur ces systèmes de surveillance surpuissants. OWNI Editions publie aujourd’hui Au pays de Candy, enquête sur les marchands d’armes de surveillance numérique. Un document consacré en particulier au système Eagle, conçu par une entreprise française, Amesys, à la demande du régime libyen de Mouammar Kadhafi. “Au pays de Candy” (118 pages, 4,49 euros) est disponible au format “epub” sur Immatériel, la FNAC (Kobo) et l’IbookStore d’Apple, Amazon (Kindle), ainsi que sur OWNI Shop (au format .pdf, sans marqueur ni DRM).

Au pays de Candy

Le Netbook d'Alain Juppé Il y a quelques jours le ministre des affaires étrangères et européennes, Alain Juppé, répondait à une question parlementaire au sujet de la vente de ce qu’il convient d’appeler une arme de guerre électronique. La question était posée par le député Hervé Féron et est l’une des nombreuses questions de parlementaires posées au sujet de « l’affaire Amesys » dont la grande majorité reste sans réponse, à l’image de celles de Christian Paul, probablement trop précises. Monsieur le ministre… je vais t’en foutre du grand public ! Monsieur le ministre… je vais t’en foutre du grand public !
Amesys : Abdallah Al-Senoussi, le boulet du Quai d’Orsay Nous vous faisions part hier de l’arrestation d’Abdallah Al-Senoussi en Mauritanie en vous expliquant le rôle de « client » d’Amesys. Aujourd’hui, la France ainsi que la Cour Pénale Internationale ont demandé l’extradition d’Abdallah Al-Senoussi. C’est une nouvelle pour le moins intéressante car elle appelle à réflexion. Première question, existe t-il des accords franco-mauritaniens pour que la France puisse espérer traduire Abdallah Al-Senoussi devant la justice pénale française ? Il existe bien un accord de coopération en matière de justice, daté de 1961, mais que vaudra ce dernier face à une Libye légitime pour récupérer l’un de ses ressortissants, ou face à la demande de la Cour Pénale Internationale qui a elle aussi fait sa demande d’extradition pour des faits de terrorisme et de crime contre l’humanité ? Amesys : Abdallah Al-Senoussi, le boulet du Quai d’Orsay
Saint Gérard Longuet, son nez rouge, son chapeau pointu et l’#AmesysGate Saint Gérard Longuet, son nez rouge, son chapeau pointu et l’#AmesysGate A écouter les ministres et le grand patron, Nicolas Sarkozy, sur l’AmesysGate, il semble que nous ayons une troupe de clowns avec de gros nez rouges qui crient très fort : « boooooonnnnjouuuur les petits neeeennnnffffannnnts, qquiii c’est quiii va vous faireeeeuuu riiiiireuuuu??? C’est nouuuuuusss »… Les réponses aux questions des députés de droite comme de gauche sur ce sujet sont un must. Des trucs à encadrer et à garder pour plus tard. Première posture : silence. Mince, ça ne marche pas, il y a plein de trublions, d’anarcho-nazis-gauchistes-pédo-fachos-terroristes qui remettent le couvert.
#BullAmesysGate : quand le petit poucet Reflets se voit remercié par le géant américain Comme le disait Bluetouff, « ce soir sur Canal+ sera diffusé pour la première fois le reportage de Paul Moreira, résultat d’une investigation menée sur l’affaire I2E/Amesys/Bull concernant la vente d’armes numériques en Libye, à un terroriste notoire, monsieur Senoussi, chef des services de renseignement de Kadhafi ». Il n’est pas inutile à ce stade d’expliquer à nos lecteurs pourquoi et comment l’affaire Bull/Amesys a fait la Une de la presse en France et ailleurs dans le monde. Dès février 2011, le Petit Poucet Reflets commence à semer ses petits cailloux blancs, c’est à dire à populariser une technologie peu connue du grand public : le Deep Packet Inspection (DPI).
Qu'on se le dise, les technologies vendues par Amesys aux régimes autoritaires pour identifier les dissidents politiques et surveiller les communications n'entrent pas dans la catégorie des matériels de guerre. C'est ce que vient de préciser le ministère des affaires étrangères et européennes, interrogé par le député socialiste Hervé Féron. Il s'agit simplement d'outils "développés sur la base de produits du marché grand public". Vous avez bien lu. Les services d'Alain Juppé annoncent que des dispositifs comme l'inspection profonde des paquets de données (DPI, pour Deep Packet Inspection) ne sont que des programmes dérivés de produits destinés au grand public. Ils n'entrent même pas dans la catégorie des "biens à double usage", c'est-à-dire des technologies pouvant être utilisées tant à des fins civiles que militaires. Amesys pouvait librement aider Kadhafi à traquer ses opposants, selon le gouvernement
Jean-Marc Manach, auteur de "Au Pays de Candy"
En 2007, la société française Amesys, filiale du groupe Bull, a vendu au régime libyen du matériel d'interception des communications sur Internet qui aurait été utilisé pour identifier et traquer les opposants au régime de Mouammar Kadhafi. En marge de ce contrat, selon des révélations du site Médiapart, la Libye aurait participé au financement de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy. Amesys est visée par une enquête préliminaire ouverte à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à la suite d'une plainte du collectif de juristes Sherpa pour "atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui". Une deuxième plainte pour "complicité de torture" a été déposée à l'automne 2011 par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH). Les explications de Me Emmanuel Daoud, l'un des avocats de la FIDH. France-Libye: "L'affaire Amesys est gravissime!"
Takieddine, "l'ami encombrant", raconte ses affaires avec Guéant - France Inter PARIS (Reuters) - Ziad Takieddine, l'homme d'affaires libanais mis en examen dans le dossier d'une supposée corruption lors de l'élection présidentielle de 1995, publie un livre où il fait état de ses liens d'amitié et d'affaires traitées avec l'homme de confiance de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. Intitulé "L'ami encombrant", ce livre publié à moins de deux mois du premier tour de la présidentielle de 2012 a pour objet, pour son auteur, de rappeler les liens qu'il dit étroits avec de nombreuses personnalités de la majorité et de rappeler les services qu'il affirme avoir rendu à la France. Ziad Takieddine se présente d'abord comme celui qui a conclu avec le leader libyen Mouammar Kadhafi en 2007 la libération d'infirmières bulgares détenues à Tripoli, où, assure-t-il, Tripoli a obtenu en contrepartie le paiement de 300 millions d'euros par le Qatar.
#AmesysGate : un vide juridique… de leur fenêtre