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Perles présidentielles et législatives

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Législatives : La parité socio professionnelle c'est pour quand ? Les employés et les ouvriers représentent plus de la moitié de la population active. Or, nous rappelle l'Observatoire des inégalités à quelques jours du deuxième tour des législatives, a peine plus de 1% des députés proviennent de leurs rangs. Effectivement, comme le fait remarquer le site : « Alors que la parité entre les sexes occupe largement le débat public, peu nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’immense sous représentation des groupes sociaux les moins favorisés » Et pourtant, ça n'a pas été toujours le cas, puisque : « (...) Les catégories populaires (ouvriers et employés) représentaient 18,8 % des députés lors de la première législature (1946-1951) de la IVe République, qui comptait 150 députés communistes sur 522. Ce sera la représentation la plus forte depuis la création de l’Assemblée nationale.

Mais en 1958, cette part était déjà revenue à 4 %. Ce constat est également partagé par A. Où les former et avec quel argent ? A lire aussi. Les boules, les glands, la démocratie. Mis en ligne le jeudi 7 juin 2012. Le 9 octobre 2011, on pouvait lire, sur le compte Twitter de Fabrice Berrahil, responsable web de la campagne d’Arnaud Montebourg aux primaires socialistes, le message suivant : « Enormément de gens ayant voté Royal ou Aubry me disent : «Si j’avais su que Montebourg ferait autant, j’aurais voté pour lui.» » La veille, Arnaud Montebourg est arrivé troisième de la primaire avec un peu plus de 17% des voix, derrière François Hollande et Martine Aubry ; le score du Churchill de Saône-et-Loire constitue une petite surprise. Et donc : « Enormément de gens ayant voté Royal ou Aubry me disent : «Si j’avais su que Montebourg ferait autant, j’aurais voté pour lui.» » L’auteur du message, visiblement, prend cela comme un compliment : les « gens », probablement des sympathisants socialistes, apprécient Montebourg, certes pas au point de voter pour lui, mais au point de regretter de ne pas l’avoir fait, ce qui n’est déjà pas mal.

Mouseland vostfr. L'ancien président Sarkozy coûtera près de 2 millions d'euros par an aux contribuables. Nicolas Sarkozy peut dire un grand merci à… Laurent Fabius. Tout comme Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing. En effet, sans l’ancien Premier ministre de François Mitterrand, ils seraient sans aucun doute dans une situation nettement moins confortable tant les avantages que la République leur consent – à vie - sont légions. Des avantages qui, selon le député de l’Aisne - apparenté PS - René Dosière, auteur de "L'Argent de l'Etat", coûteraient aux contribuables entre 1,5 et 2 millions d’euros, par an et par ancien président, comme il l’a indiqué à Sudouest.fr.

Des avantages qui, pour la petite histoire, reposent sur un texte aussi solide que la craie. En l’occurrence une simple lettre signée de la main de Laurent Fabius le 8 janvier 1985 et adressée à VGE. Un courrier qui, cerise sur le gâteau, n’a fait l’objet d’aucun débat. Quoi qu’il en soit grâce à cette lettre, Nicolas Sarkozy, qui quittera l'Elysée mardi, va bénéficier de nombreuses facilités. Sept collaborateurs Une escorte. François Hollande et ses copains de la télé. Si vous avez raté les JT et les unes de la semaine, en voici la substance. Dans sa sagesse immémoriale, le peuple français a élu à la présidence de la République une personnalité exceptionnelle, une sorte de réincarnation fusionnelle de Churchill, de Coluche et de Vichnou.

Tout petit déjà, il était à la fois chef charismatique, et boute-en-train irrésistible. Après un service militaire dans la prestigieuse école de Saint-Cyr, où il se signale par une hauteur de vues stratégique hors pair, il est repéré à la sortie de l’ENA par un chef légendaire de la gauche, nommé François Mitterrand. De son doigt de feu, le sachem Mitterrand le désignera ensuite comme son lointain successeur, par-delà les lunes et les lunes, lui transmettant le talisman de-la-sagesse-de-la-France-profonde (talisman que l’on ne trouve que dans les circonscriptions non reliées à Paris par le TGV).

D’ailleurs, tout le monde a toujours su que ce serait lui. Ce doit être ce qu’on appelle le «storytelling».

Mélenchon

Présidentielles : enquête sur l'incroyable opacité du vote électronique. Mise à jour : nous avons réalisé une application pour déclarer et localiser les bureaux de vote électronique. Depuis 2008, les communes françaises ne peuvent plus s'équiper en machines à voter électroniques. Mais 64 communes de plus de 3 500 habitants, déjà équipées auparavant, imposent aux personnes inscrites sur leurs listes électorales de voter sur des machines dont le fonctionnement est d'une redoutable opacité. Tout semble fait pour entretenir le manque de transparence autour du du vote électronique, jusqu'à tenir secrète la liste des communes concernées. Et aucun recours juridique ne semble pouvoir empêcher l'utilisation du vote électronique.

Alors que des pays comme les Etats-Unis, le Brésil ou l'Inde votent (exclusivement pour l'Inde) par des machines à voter, d'autres plus proches de nous reviennent en arrière. Mais en France, malgré un moratoire prononcé de fait en 2008, le vote électronique se prépare à une nouvelle révolution plus dangereuse encore : le vote par internet. Front national : mêmes causes, mêmes effets... Dans une parfaite prescience de ce qu’est notre condition actuelle, Rousseau ne cachait pas être effaré qu’on puisse appeler « démocratie » un système qui donne la parole au peuple une fois tous les cinq ans pour le renvoyer à la passivité et à l’inexistence politique tout le reste du temps.

Il vaut donc mieux ne pas louper l’ouverture de la fenêtre quinquennale ! — coup de chance c’est maintenant… comme en témoignent les cris d’horreur des médias redécouvrant qu’il existe un électorat d’extrême droite, peut-être même qu’il existe un électorat tout court, redécouverte il est vrai facilitée chaque fois que l’électorat en question les contredit. Vaticinations ordinaires En 2002, avec un Front national (FN) au second tour de la présidentielle, la république du centre, légèrement sonnée, n’a pas trop compris ce qui lui est arrivé. 2012, patatras !

Granitique continuité de la vie politique française Et revoilà Chirac ! Le FN, produit endogène des alternances sans alternative. La référence à Philippe Pétain. Le ton a monté dans la campagne de l’élection présidentielle de 2012. Rien que de très normal dans une période électorale ? En l’occurrence, il y a des raisons supplémentaires. La plus apparente est le score du Front national (FN) qui amène le président sortant à droitiser sa campagne pour bénéficier des reports de vote. Un peu plus encore qu’en 2007, où il avait ponctionné une partie de cet électorat dès le premier tour. Cette fois, il ne peut donner l’illusion de la nouveauté et se trouve condamné à la surenchère. Il n’a changé ni d’inspiration, ni de conseiller. L’historien se méfie de ces parallèles, même s’ils appartiennent à un procédé classique de l’historiographie. En faisant la part de ce qui revient aux débordements polémiques, l’historien doit bien s’arrêter à ces évocations historiques plus rares qu’auparavant.

Le « parallèle » Pétain-Sarkozy s’appuie sur des affinités doctrinales. Ce n’est pas une conclusion rassurante. L'interprétation des résultats est-elle influencée par les sondages? (Présidentielle 2012 - POL EMILE/SIPA) Bien sûr, la critique des sondages est un peu facile. Néanmoins, l’analyse des résultats du premier tour démontre de manière éclatante leur influence trop importante.

Les votes de dimanche sont beaucoup trop analysés par rapport aux derniers sondages. Politique fiction… Flashback. Dimanche 22 avril, François Hollande atteint 28,6%, Nicolas Sarkozy 27%, Marine Le Pen, 18%, Jean-Luc Mélenchon 11% et François Bayrou 9%. Au Front de Gauche, le score à deux chiffres, le fait de devancer François Bayrou, mais aussi le score décevant du Front National électrisent les militants, même s’ils regrettent le score élevé de Marine Le Pen.

Un autre regard sur les résultats Du même auteur Ce petit exercice de politique fiction a pour objectif d’essayer de prendre un peu plus de recul sur les résultats. Idem sur le score de Marine Le Pen, qui était proche du second tour et au-delà des 20% il y a six mois. Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog. Pierre Carles - Site Officiel. ÉLYSÉE – « Le flan est au four », « le nain chausse du 26″, ou comment annoncer les résultats avant 20 h. "Le flan est au four, je répète, le flan est au four. " Radio Londres à la veille du débarquement ? Non, Twitter à trois jours de la présidentielle. Pour contourner la loi qui interdit de donner les résultats de l'élection avant 20 heures et la fermeture des derniers bureaux de vote, une frange d'irréductibles twittos échafaudent déjà une série de codes et de mots-clés pour tromper la vigilance des autorités. Ces résistants de la transparence ont leur général de Gaulle, Guillaume Champeau, fondateur du site Numerama.com, qui lançait sur Twitter son appel du 18 avril : Frondeurs et goguenards par nature, les twittos lui emboîtaient le pas sans se faire prier, donnant lieu à un concours d'expressions plus ou moins cryptées : Le problème avec ce genre de métaphores filées sur 140 signes, c'est qu'elle prêtent facilement à confusion.

Lire notre éclairage : "Estimations avant 20 heures, quels risques pour l'élection ? " D'autres préfèrent filer la métaphore footballistique. Exclusif France 2 : PPDA avait prédit le 21 avril 2002 à Jospin ! Nicolas Sarkozy au Pays basque : contrevérités et désinvolture journalistiques. Le 1er mars 2012, les journalistes étaient nombreux à Bayonne pour la visite du candidat Nicolas Sarkozy.

Pourtant, pour beaucoup d’observateurs, le passage du président dans la ville basque révèle un décalage flagrant entre le traitement journalistique et les faits tels qu’ils se sont réellement déroulés. Inexactitudes, contrevérités, silences, d’autant plus significatifs qu’une autre manifestation, qui s’était déroulée le matin même, n’a même pas été couverte par de « grands » médias nationaux. Approximations et contrevérités à Bayonne « Hué et chahuté, le président-candidat a trouvé refuge dans le Bar du Palais pendant [plus ?] D’une heure avant d’être évacué. », déclare, pour Lexpress.fr, Diane Saint-Réquier. « Nicolas Sarkozy, qui a dû se réfugier dans un bar, dénonce “la violence d’une minorité” », ressasse Libération, « avec AFP ». « Nicolas Sarkozy est retranché dans le Bar du Palais » surenchérit en direct Jérémy Brossard pour BFM.

Silence et désinvolture à Itxasu. Nos Ami(e)s Les Journalistes. Il y a des fois, je sais pas si tu l’as noté, où nos ami(e)s les journalistes sont extraordinairement réactifs. Par exemple, si tu leur montres, d’une part, un Oussama ben Laden, de chez Al-Qaida, puis, d’autre part, un bagagiste barbu et musulman de Roissy ? Nos ami(e)s les journalistes vont mettre moins de vingt secondes à nous informer, au terme d’une exigeante investigation, de ce qu’il serait quand même très étonnant que le bagagiste barbu et musulman de Roissy ne soit pas un terroriste d’Al-Qaida, vu qu’il est, petit un, barbu, comme Oussama ben Laden, et, petit deux, musulman, comme Oussama ben Laden - convenez, mâme Dupont, qu’on est là très au-delà du simple faisceau de présomptions ? (Quel salaud, ce Tariq Ramadan.) Mais, d’autres fois : nos ami(e)s les journalistes sont un peu moins prompt(e)s à se rendre à certaines évidences. Certainement pas : gardons-nous des conclusions hâtives, le journalisme est aussi une science de l’exactitude. « Tu l’aimes, ou tu la quittes. » Et là ?