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Intersectionnalité

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Retour sur la genèse de la Marche mondiale des femmes (1995-2001) Notes Pour reprendre l’intitulé de journées d’études organisées par Efigies (cf. note 7). Cf. Gloria Joseph (1981), Floya Anthias et Nira Yuval-Davis (1983), bell hooks (1987), Haleh Afshar et Mary Maynard (1994). C’est-à-dire dans lesquels tout le monde est classé, ce qui s’applique aux groupes et aux catégories dichotomiques. Nous renvoyons en particulier aux travaux de Danièle Kergoat et al. (1992), Xavier Dunezat (2004) et Josette Trat (2002). Voir notamment Myra Marx Ferree et Silke Roth (1998), Bernice McNair Barnett (1993).

Les fortes turbulences qui traversent actuellement les mouvements féministes occidentaux viennent, à mon sens, confirmer l’exigence et l’urgence de ce déplacement. Cette délimitation de l’objet n’épuise pas la réalité de la Marche mondiale des femmes. En octobre 2000, ce sont près de 6 000 groupes de 161 pays ou territoires qui sont membres de la coalition. Elle a réuni à Montréal cent quarante militantes venues de soixante-cinq pays. Mouvements féministes et articulation des rapports sociaux. Elsa Galerand est professeure au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal, depuis juillet 2011.

Elle s’intéresse aux recompositions du mouvement féministe ainsi qu’aux relations qu’il entretient aux autres mouvements d’émancipation. La question de l’articulation des luttes et des rapports de pouvoir est ainsi au centre de ses interrogations. IRESMO : Vous travaillez sur les mouvements féministes. Comment décrieriez-vous le rapport que vous entretenez avec votre objet de recherche ? Elsa Galerand : Je dois commencer par évoquer le militantisme, d’abord en milieu « mixte » –il faudrait dire à hégémonie masculine, blanche, hétérosexuelle et dans une moindre mesure, peut-être, petite-bourgoise - puisque c’est à l’intérieur d’une organisation anticapitaliste de ce type que se situe, pour moi, le moment de la découverte pratique du féminisme et les conflits qui l’ont accompagnée sont constitutifs de mon rapport au féminisme et de mes questionnements.

Rapport seminaire Elsa. Consubstantialité vs intersectionnalité? | Érudit | Nouvelles pratiques sociales v26 n2 2014, p. 44-61  Elsa Galerand Département de sociologie, Université du Québec à Montréal Résumé Cet article consiste à situer la théorisation de la « consubstantialité des rapports sociaux » (Kergoat, 1978-2012) au regard des tensions qui traversent actuellement la réflexion sur l’articulation des systèmes d’oppressions. Prenant acte d’oppositions persistantes dans le champ de « la recherche intersectionnelle », il montre en quoi le concept de « consubstantialité des rapports sociaux », en raison du contexte dans lequel il s’enracine, se démarque d’autres cadrages existants.

D’une part, il envisage l’imbrication des différentes oppressions depuis une compréhension dynamique des rapports de pouvoir. D’autre part, il se rattache au bagage théorique issu du féminisme matérialiste qu’il propose de retravailler plutôt que d’écarter les notions clés de l’héritage marxien que la vague culturaliste tend à évacuer. Abstract. La liberte de religion comme pretexte. L’Afro-féminisme: histoire, fondements et luttes | UPop Montréal. Dans l’ambiance d’un sympathique bar branché, hors de milieux militants et académiques, participez au cours L’afro-féministe : histoire, fondements et luttes.

Les 6 séances se proposent de discuter des problématiques et des enjeux sociaux-politiques soulevés par les théoriciennes du Black Feminism. Après une première séance qui porte sur l’histoire du mouvement et ses objectifs, les cours sont l’occasion de faire un cursif état des lieux de l’afro-féminisme au Québec, en France et aux États-Unis en parlant des oppressions et des mythes qui font obstacle à l’empowerment et la reconnaissance des femmes noires. Ouvertes à toutes et tous, indifféremment de son positionnement socio-politique et de sa connaissance du sujet, les séances permettent d’évoquer l’interaction entre l’afro-féminisme au Québec et les autres mouvements féministes. Chacune des séances ouvre un dialogue constructif sur les stratégies et les moyens de résistances.

Professeur-e(s) La traduction du Black Feminism américain en contextes francophones. À l’occasion de l'arrivée en librairie de Ne suis-je pas une femme, la première traduction française du classique afroféministe de bell hooks (dont voici un résumé), les éditions Cambourakis et la galerie La Centrale/Powerhouse tenaient une table ronde autour de la traduction du Black Feminism américain en contextes francophones. Cet ouvrage traduit en France et qui vient d'être lancé au Québec fait l’objet d’au moins deux dé/relocalisations. La première dans la langue et la seconde spatiale, dans deux territoires francophones différents, la France et le Québec. En effet, si la traduction en français de livres aussi iconiques que celui de bell hooks est une bonne nouvelle, il reste nécessaire de concevoir ce type d’ouvrages comme des inspirations et/ou des outils pour nos propres luttes d’émancipation, sans devoir toujours se référer aux Etats-Unis.

La discussion était animée par Amandine Gay, auteure de la préface de Ne suis-je pas une femme, réalisatrice et pigiste. Congrès + AGE : vers un projet féministe de société. Le 19 septembre dernier, les membres de la FFQ réunies en Assemblée générale extraordinaire (AGE), ont adopté plusieurs orientations politiques importantes qui guideront et ancreront le travail de la Fédération dans les prochaines années. L’AGE a permis ainsi de finaliser la longue démarche du Congrès d’orientation de la FFQ et de traiter des propositions qui n’avaient pas pu l’être en mars dernier, faute de temps.

Réaffirmation de l’intersectionnalité pour orienter la vision et les pratiques de la FFQ Parmi ces orientations, on peut retenir tout d’abord une affirmation claire de l’approche intersectionnelle à tous les niveaux. Cette approche guide à la fois la vision et les prises de positions de la FFQ qui « visent à déconstruire et éliminer le patriarcat et tous les autres systèmes d’oppression avec lesquels il est imbriqué, tels que le capitalisme, le racisme, l’impérialisme, l’hétérosexisme, le colonialisme, le capacitisme et l’âgisme ».

Renforcement des alliances et des solidarités. Interventionfeminineintersectionnelle marchand corbeil. Cartographies des marges : intersectionnalité, politique de l'identité et violences contre les femmes de couleur. Notes Cet article, dans une version plus longue, a d’abord été publié dans Martha Albertson Fineman, Rixanne Mykitiuk (eds), The Public Nature of Private Violence (New York, Routledge, 1994), sous le titre « Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color » (p. 93-118). Nous remercions Kimberlé Williams Crenshaw de nous avoir permis de le publier en français (ndlr). Je reste redevable aux nombreuses personnes qui m’ont soutenue au cours de ce projet. Pour l’aide inappréciable qu’elles m’ont apportée en facilitant les études de terrain sur lesquelles s’appuie cet article, je tiens à remercier Maria Blanco, Margaret Cambrick, Joan Creer, Estelle Cheung, Nilda Rimonte et Fred Smith.

Je dois beaucoup aux remarques de Taunya Banks, Mark Barenberg, Darcy Calkins, Adrienne Davis, Gina Dent, Brent Edwards, Paul Gewirtz, Lani Guinier, Neil Gotanda, Joel Handier, Duncan Kennedy, Henry Monaghan, Elizabeth Schneider et Kendall Thomas. Se libérer sans vous, se libérer de vous. Après les années sombres de la ségrégation, la mixité émaille les politiques publiques et s’impose comme un dogme. De la parité homme-femme aux réflexions entourant le sort réservé aux autochtones, tout le monde embrasse la cause. Certains opprimés choisissent malgré tout de se retirer dans des groupes non mixtes, provoquant une levée de boucliers.

Cercles de discussions réservés aux femmes, manifestations exclusivement noires, groupes autochtones étanches : les espaces de mobilisation non mixtes s’inscrivent en faux dans l’air du temps, porté sur le mélange. Mais si le vernis du vivre ensemble craque, c’est qu’il cache encore, pour plusieurs, des formes d’oppression teintées par le sexisme, le racisme et les inégalités économiques. Et qu’en discuter « ensemble » n’est pas toujours la meilleure des solutions. Dominations multiples Le visage du « dominant » est multiple et changeant, selon l’endroit où l’on se trouve sur la carte de la discrimination. Opprobre asymétrique. 37584 UDT REDOC Prog Brest 4 6 2015 2. Pub 06112012 83352. Féminisme - Faut-il faire le jeu du "Diviser pour régner" ? Depuis quand des féministes se permettent-elles d’évaluer le degré de souffrance et les séquelles de la violence sexuelle induite par les rapports sociaux de genre et la hiérarchie des sexes, à l’aulne de la couleur de la peau, de l’âge, de la fonction ou du revenu des femmes qui la vivent ou la craignent ?

De quelles dérives, ou de quels clivages, le mouvement des femmes se nourrit-il lorsqu’il analyse la ségrégation sexuelle moins pénible si elle est vécue par une femme blanche, sous prétexte que la construction des structures sociales dominantes a été faite par ses pairs masculins et, qu’ainsi, les femmes de sa couleur seraient moins discriminées que ses sœurs noires ou immigrantes victimes aussi d’autres oppressions ? Autrement dit, le genre constitue un principe d’organisation politique et sociale en vertu duquel les hommes et femmes ont une identité propre, des rôles et responsabilités spécifiques qui les situent différemment dans le pouvoir. Et ce ne serait plus entièrement vrai ? Ignorer et défendre la domination masculine : le piège de l’intersectionnalité.

Le film « La Couleur des sentiments » est l’un des rares mettant en scène la solidarité entre femmes contre la suprématie masculine. Une femme, Eugenia, blanche et riche - qui pourtant n’échappe pas aux carcans phallocrates : elle doit subir les foudres de son entourage car elle ne veut pas se marier, et désire se consacrer à sa passion du journalisme - décide, face au racisme que subissent les femmes noires, de leur permettre de s’exprimer en racontant leur vécu en tant que domestiques pour des familles blanches. Pour une fois, c’est le vécu des femmes noires qui est raconté, et non celui des hommes noirs, en l’occurrence.

Ce qui rend le propos de la photo présentée inopérant : ce n’est pas les Blancs qui aident les Noirs à mettre fin au racisme. Ce sont des femmes, blanches et noires, qui font preuve de solidarité pour rendre compte de la situation des femmes noires et mettre ainsi le système phallocrate en difficulté. L’approche postmoderniste ne le permet pas. L’intersectionnalité . AAC n°19 – Penser l'intersectionnalité. Les catégorisations de classe, d’âge, de sexe, de sexualité, de ’race’, etc., contribuent à homogénéiser les groupes, ce qui pose souvent problème pour rendre compte de la réalité sociale dans sa diversité et sa complexité. Comment ’classer’, regrouper afin de monter en généralité, sans être schématique ou caricatural ? Comment décrire les phénomènes de domination tout en évitant le piège de l’abstraction globalisante ? La notion d’ « intersectionnalité » (Crenshaw ; 2005) propose de penser l’entrecroisement des caractéristiques sociales.

Elle dé-essentialise en montrant la co-construction des relations de pouvoir à la base des inégalités. Les enjeux méthodologiques : comment appréhender l’intersectionnalité ? Les articles, rédigés aux normes de la revue, au format .doc ou .odt, devront être adressés à Maud Navarre, avant le 31 mars 2014, à l’adresse électronique suivante : mnavarre@laposte.net. La liste des propositions retenues sera communiquée, courant juin 2014. Bibliographie. Enjeux et défis de l'intersectionnalité. Entretien avec Sirma Bilge. Sirma Bilge est l’auteur de Communalisations ethniques post-migratoires : le cas des « Turcs » de Montréal. Elle a codirigé deux numéros thématiques de Journal of Intercultural Studies sur « Women, Intersectionality and Diasporas » (2010) et « The New Politics of Racialized Sexualities » (à paraître en mai 2012).

Elle a aussi publié plusieurs articles dans les revues scientifiques. Professeure agrégée au département de sociologie de l’université de Montréal, et fondatrice-directrice du pôle de recherche « Intersectionnalité » (aujourd'hui défunt) au sein du Centre d’études ethniques des universitaires montréalaises (CEETUM), ses présents travaux portent sur les intersections des formations sociales de race, d'ethnicité, de genre et sexualités et de classe et s'efforcent d'examiner comment les notions d'identité et d’altérité nationales/ethniques/raciales s’articulent par le truchement des normativités de genre et de sexualité.

Propos recueillis par Fanny Gallot. Interventionfeminineintersectionnelle marchand corbeil. L’intersectionnalité, un mot à la mode. Ce qui fait le succès d’une théorie féministe. Anthias, F. (1998) ‘Rethinking Social Divisions: Some Notes Towards a Theoretical Framework’, Sociological Review 46(3), p. 557–80. Anthias, F. et N. Yuval-Davis (1983) ‘Contextualizing Feminism: Gender, Ethnic and Class Divisions’, Feminist Review 15, p. 62–75. Brah, A. (1996) Cartographies of Diaspora: Contesting Identities. Londres, Routledge. Brah, A. et A. Brown, W. (2001) Politics out of History. Buitelaar, M. (2006) ‘“I Am the Ultimate Challenge”: Accounts of Intersectionality in the Life-Story of a Well-Known Daughter of Moroccan Migrant Workers in the Netherlands’, European Journal of Women’s Studies 13(3), p. 259–76.

Burman, E. (2003) ‘From Difference to Intersectionality: Challenges and Resources’, European Journal of Psychotherapy, Counselling and Health 6(4), p. 293–308. Butler, J. (1989) Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity. __________, (1993) Bodies That Matter: On the Discursive Limits of ‘Sex’. Butler, J. et J. Carby, H. (1982) ‘White Woman Listen! Cartographies des marges : intersectionnalité, politique de l'identité et violences contre les femmes de couleur. Notes Cet article, dans une version plus longue, a d’abord été publié dans Martha Albertson Fineman, Rixanne Mykitiuk (eds), The Public Nature of Private Violence (New York, Routledge, 1994), sous le titre « Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color » (p. 93-118). Nous remercions Kimberlé Williams Crenshaw de nous avoir permis de le publier en français (ndlr).

Je reste redevable aux nombreuses personnes qui m’ont soutenue au cours de ce projet. Pour l’aide inappréciable qu’elles m’ont apportée en facilitant les études de terrain sur lesquelles s’appuie cet article, je tiens à remercier Maria Blanco, Margaret Cambrick, Joan Creer, Estelle Cheung, Nilda Rimonte et Fred Smith. Je dois beaucoup aux remarques de Taunya Banks, Mark Barenberg, Darcy Calkins, Adrienne Davis, Gina Dent, Brent Edwards, Paul Gewirtz, Lani Guinier, Neil Gotanda, Joel Handier, Duncan Kennedy, Henry Monaghan, Elizabeth Schneider et Kendall Thomas. Cartographies des marges : intersectionnalité, politique de l'identité et violences contre les femmes de couleur. Intersectionnalité [nom] : concept visant à révéler la pluralité des discriminations de classe, de sexe et de race. Comme en géométrie, ça parle de trajectoires qui se croisent et de zones de recoupement. Mais en France «l’intersectionnalité» est une notion avant tout utilisée par les sociologues.

Le concept est à première vue simple: montrer que la domination est plurielle et tenter de mesurer l’impact de discriminations multiples - de sexe, de classe, de race surtout, mais aussi de handicap ou d’orientation sexuelle - qui se croisent, parfois se renforcent, mais pas toujours. On sait les discriminations dont les femmes sont victimes. On étudie celles qui visent les Français d’origine algérienne. Un «hit concept» A l’origine du concept, une juriste féministe américaine, Kimberlé Crenshaw, qui conceptualise alors une idée issue du black feminism américain. Rapidement, l’intersectionnalité s’exporte et fait fureur - au risque de devenir «gadget», note Florence Rochefort. Penser de manière plurielle la domination masculine (3) «Qu’est-ce que l’intersectionnalité» ? Sonya Faure.