Irak: la contestation s'étend au Kurdistan où deux manifestants sont morts. Dans cette région autonome du Nord, près de 3.000 personnes, en majorité des jeunes, ont manifesté à l'appel de l'Organisation de défense des droits et de la liberté, en accusant de "corruption" les deux partis traditionnels, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et de l'Union patriotique de Kurdistan (UPK de Jalal Talabani).
Ils se sont dirigés vers la rue où se trouvent les sièges des deux formations aux cris de "Gouvernement démission" "Du travail pour les chômeurs", "Les corrompus devant la justice". Le Kurdistan possède son propre gouvernement dirigé par ces deux partis qui sont aussi majoritaires au Parlement régional. "Nous manifestons contre les dirigeants qui utilisent à leur profit l'argent public et nous continuerons à le faire jusqu'à ce que les responsables corrompus soient punis", a affirmé à l'AFP Shaho Mohammad, 20 ans.
Le monde arabe en ébullition pour réclamer la démocratie. Au Kurdistan, la démocratie est encore à la peine. La région autonome kurde se pose en exemple démocratique au Moyen-Orient.
Mais depuis plusieurs mois, les habitants demandent plus de libertés civiles à leur gouvernement régional. Mais cet appel n'est guère entendu, regrette un journaliste kurde. Les dirigeants kurdes parlent souvent de "démocratie florissante" au Kurdistan irakien et c’est grâce à cet effet d’annonce qu’ils se sont assuré le soutien des Occidentaux. Nous avons lu des centaines d’articles sur "cet autre Irak" [d'après le nom de la campagne de communication internationale lancée par le gouvernement régional] mais aujourd'hui il est temps de mettre fin à ce mensonge. De nombreux journalistes, intellectuels, universitaires et leaders de l’opposition ont répété – à de nombreuses reprises – que la "démocratie" du Gouvernement régional du Kurdistan n’était qu’un masque – un masque arboré par de nombreux régimes dictatoriaux. Dans une démocratie digne de ce nom, les partis politiques n’ont pas de milices armées.
Une guerre secrète au Kurdistan. Depuis plusieurs semaines, les militaires iraniens n'hésitent pas à franchir la frontière irakienne pour traquer des militants kurdes. Une offensive passée inaperçue mais qui a déjà fait plusieurs morts. 12 août 2011 | Partager : Voilà maintenant plusieurs semaines que des affrontements armés opposent les Gardiens de la Révolution islamique [armée parallèle du régime islamique] au groupe kurde du PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan). D'importants bombardements ont également lieu. La région est le théâtre d'une guerre non déclarée. Un journaliste kurde syrien menacé au Kurdistan irakien par le PKK. Lire en arabe (بالعربية) Reporters sans frontières est très préoccupée par la sécurité du journaliste kurde syrien, Biradost Azizi, originaire de Qamishli (nord-est de la Syrie), réfugié au Kurdistan irakien depuis son expulsion de Syrie en 2004.
“Nous demandons aux autorités de la région autonome du Kurdistan irakien d’ouvrir des enquêtes sur les événements passés, et prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité de Biradost Azizi. Le PKK doit quant à lui condamner ouvertement les menaces proférées à l’encontre du journaliste ainsi que la tentative d’assassinat dont il a été victime”, a déclaré l’organisation. En 2011, Mohamed Abdu Hamu, plus connu sous le nom de Biradost Azizi, a réalisé de nombreux sujets sur la révolution syrienne en général, et sur le positionnement des Kurdes de Syrie dans le soulèvement syrien en particulier, pour la chaîne de télévision KNN et la radio Nawa.
Reporters sans frontières exprime de sérieuses craintes pour sa sécurité. Inquiétude sur le sort d’un journaliste disparu au Kurdistan irakien. Lire en arabe / بالعربية Reporters sans frontières s’inquiète vivement du sort du rédacteur en chef de la revue Kurde – Israël, Mouloud Anfand, qui selon ses proches et plusieurs sources médiatiques, a disparu depuis le 9 juin 2012, soit onze jours, dans la région autonome du Kurdistan irakien.
“Cette disparition nous fait craindre le pire et nous appelons les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien a tout mettre en œuvre pour retrouver le journaliste, Mouloud Anfand. Aussi, nous demandons qu’une enquête soit immédiatement diligentée”, a déclaré Reporters sans frontières. Résidant au Kurdistan irakien depuis plusieurs années, ce journaliste d’origine iranienne avait quitté la ville d’Erbil pour Suleimanieh, le 9 juin 2012.
Depuis cette date, malgré les recherches actives de ses proches, nous sommes sans nouvelles de lui. Naufrage au large de l'Australie: 123 demandeurs d'asile récupérés. "Les informations dont je dispose actuellement indiquent que 123 personnes ont été récupérées", a déclaré Julia Gillard la Première ministre australienne devant le parlement, précisant qu'il y avait entre 123 et 133 personnes à bord.
Ce nouvel accident survient moins d'une semaine après le naufrage d'un bateau de candidats à l'immigration transportant quelque 200 personnes, la plupart originaires d'Afghanistan. Là aussi, l'embarcation avait sombré au large de l'île Christmas, un territoire australien perdu au milieu de l'océan Indien à 2.600 kilomètres des côtes nord-ouest de l'Australie et 300 kilomètres des côtes indonésiennes. Les secours avaient retrouvé 110 survivants, 17 corps avaient été repêchés et les autres personnes ont été portées disparues. Belga.