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Électronique au service du handicap

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Une neuroprothèse permet à des singes de remarcher : des tests chez l'humain en cours. Des singes ont recouvré le contrôle de leur jambe paralysée grâce à une interface sans fil entre le cerveau et la moelle épinière.

Une neuroprothèse permet à des singes de remarcher : des tests chez l'humain en cours

Une étude clinique de faisabilité a commencé à l'Hôpital universitaire de Lausanne (CHUV, Suisse) chez des personnes atteintes d'une blessure de la moelle épinière. En juin 2015, un primate ayant une blessure de la moelle épinière a recouvré le contrôle de sa jambe paralysée grâce à un système neuroprosthétique court-circuitant la lésion. Les résultats sont publiés aujourd'hui dans la revue Nature. Un capteur biodégradable surveille le cerveau de l'intérieur. RÉSORBABLES.

Un capteur biodégradable surveille le cerveau de l'intérieur

Il n’est pas plus gros qu’un grain de riz avec une longueur de 2 mm, une largeur de 1 mm et une épaisseur d’à peine 0,08 mm. Un second prototype occupe à peine plus place. Tous deux sont des dispositifs implantables conçus pour mesurer en temps réel la pression et la température à l’intérieur du cerveau. Surtout, ils ont l’extraordinaire capacité à disparaître dans un délai de quelques jours après leur mise en place dans l’organe. Ces dispositifs complètement résorbables permettraient ainsi d’éviter les risques inhérents à la pose d’un matériel étranger, à savoir la survenue toujours possible d’une infection, d’une réaction inflammatoire, ou encore d’une migration.

Mesure des paramètres physico-chimiques Implantés chez les rongeurs, dans la cavité intracrânienne, ces microdispositifs médicaux se sont montrés capables de mesurer divers paramètres physico-chimiques, avec une précision comparables à des biocapteurs standard, eux, non résorbables. Laure POULIQUEN - Téléchargements mobiles. L’imagerie médicale à haute résolution, défi des prochaines décennies. © Crédit photo : Shutterstock Un grain de beauté suspect ?

L’imagerie médicale à haute résolution, défi des prochaines décennies

Le dermatologue pourra poser un diagnostic immédiatement, sans biopsie ni longue analyse, grâce à l’invention de la start-up Damae Medical, lauréate des prix EDF Pulse 2015. Les applications de ce petit appareil innovant vont au-delà de la dermatologie, comme nous l’explique Anaïs Barut, présidente de l’entreprise. Comment est venue l’idée de cet appareil pour repérer les tumeurs cutanées ? De l'électronique injectée directement dans le cerveau. L’électronique injectée dans le cerveau permettrait d’enregistrer l'activité neurale. © Polygon Medical Animation, Flickr, CC by-nc-nd 2.0 De l'électronique injectée directement dans le cerveau - 2 Photos Cela ressemble à de la science fiction mais la prouesse est bien réelle : dans une étude parue dans Nature Nanotechnology, des chercheurs de l’université de Harvard et du centre national pour les nanosciences et la technologie de Pékin décrivent comment ils ont réussi à injecter directement de l’électronique dans le cerveau de souris.

De l'électronique injectée directement dans le cerveau

Implanter de l’électronique dans le cerveau, cela n’est pas complètement nouveau. La stimulation cérébrale profonde est en effet déjà utilisée pour traiter différentes pathologies depuis des décennies. Mais, comme l’explique Charles Lieber, principal auteur de ces travaux, les nanostructures dont il est question ici opèrent à une échelle complètement différente.

Une fois injecté, le maillage se déroule et se mêle au tissu cérébral. Sur le même sujet. Prothèses : la réalité rejoint la science-fiction. © Crédit photo : Max Ortiz Catalan Peau artificielle ultrasensible, mouvements plus précis, interface de contrôle par la pensée, reconstruction bionique… Les prothèses destinées aux bras, aux mains ou aux jambes ont considérablement évolué ces dernières années.

Prothèses : la réalité rejoint la science-fiction

De quoi offrir de belles perspectives aux personnes handicapées. Le docteur Max Ortiz Catalan, spécialiste de l’implantation de prothèses par ostéointégration, une technique récente et prometteuse, nous explique les avancées actuelles (cruciales) et les espoirs (vastes). Qu’apporte l’ostéointégration dans le domaine des prothèses ? Max Ortiz Catalan : L’ostéointégration est un concept développé dans les années 1960 en Suède par le professeur Brånemark. A lire : Il fabrique ses prothèses de main tout seul Quels sont les grands défis actuels ?

Mes confrères et moi-même rêvons tous de parvenir à créer des prothèses aussi efficaces qu’un membre humain. Quelles sont aujourd’hui les technologies les plus prometteuses ? Consultation robotique : +/- 50 robots médicaux RP-VITA loués dans les hôpitaux. Révolution tech : une main bionique qui dispose du sens du "toucher" L’époque ou les prothèses se définissent comme de « simples » extensions matérielles semble toucher à sa fin.

Révolution tech : une main bionique qui dispose du sens du "toucher"

Il est maintenant possible de créer une interconnexion entre celle-ci et le cerveau de son utilisateur afin de lui rendre ses capacités sensorielles. Pour preuve cette nouvelle main bionique sensitive qui permet de retrouver le sens du « toucher ». Cette main bionique extraordinaire est le fruit du travail des chercheurs de l’Ecole Polytechnique de Lausanne (EPFL) en Suisse et de la Scuola Superiore Sant’Anna (SSSA) en Italie.

Cette main se connecte aux nerfs des bras de la personne amputée. Pour cela, il est nécessaire de pouvoir implanter des électrodes à l’endroit ou la main a été amputée. L’interconnexion établie, la prothèse est alors capable de transmettre des pulsations électriques aux différents nerfs.

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