Nucléaire

Facebook Twitter

Sociologie radioactive. Pendant près de dix ans une sociologue a enquêté sur le milieu très particulier de la sous-traitance dans l'industrie nucléaire.

Sociologie radioactive

Entretien déniaisant et constats inquiétants. Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherche à l’Inserm. Entre 1988 et 1997 elle a étudié la sous-traitance dans le milieu de l’industrie nucléaire. Ses travaux portaient sur une centaine d’entreprises sous-traitantes qu’elle a suivies durant cette période. Que désigne l’expression “intervention de maintenance” dans l’industrie nucléaire ? L’essentiel de la maintenance consiste en ce qu’on appelle une servitude nucléaire : l’entretien de la tuyauterie, la robinetterie, l’électronique, la mécanique comme les opérations sur les couvercles de cuves, les contrôles non destructifs (utilisation de radiographie ou la gammamétrie pour mesurer le niveau de rayonnement gamma émis). Quelle est l’origine de l’utilisation des sous-traitants ? Pour commencer, il y a des grosses différences de salaires.

Oui. Siemens renonce définitivement au nucléaire. Le géant de l'industrie allemande Siemens a annoncé dimanche 18 septembre qu'il renonçait à son activité dans le nucléaire pour se renforcer dans le secteur des énergies renouvelables.

Siemens renonce définitivement au nucléaire

"A l'avenir nous continuerons à livrer des pièces conventionnelles, comme des turbines à vapeur. Cela signifie que nous nous bornons à des technologies qui ne servent pas qu'au nucléaire, mais que l'on trouve aussi dans les centrales à gaz ou à charbon", a précisé Peter Löscher, le PDG du groupe, dans un entretien à l'hebdomadaire Der Spiegel Après l'émotion suscitée en Allemagne par la catastrophe de Fukushima, le gouvernement allemand avait décidé en mars d'arrêter immédiatement les plus vieux réacteurs nucléaires du pays puis de condamner les autres à l'horizon 2022.

"Cela a changé les choses pour nous", a reconnu Peter Löscher. Principale conséquence concrète de ce virage stratégique : l'abandon d'un projet de coentreprise entre Siemens et le groupe public russe Rosatom. Québec accusé de banaliser la radioactivité. Le nucléaire près de chez vous. Explosion près du site nucléaire de Marcoule (Gard), risque de fuite radioactive. Un homme est mort lundi et quatre ont été blessés, dont un grièvement, dans l’explosion d’un four servant à recycler des déchets faiblement radioactifs sur l’installation nucléaire Centraco de Codolet (Gard).

Explosion près du site nucléaire de Marcoule (Gard), risque de fuite radioactive

Un accident qui n’a provoqué aucune fuite selon les autorités. L’accident s’est terminé à 16 heures, selon l’Autorité de sûreté nucléaire, qui avait activé son centre d’urgence après l’explosion survenue à la mi-journée. Le four incriminé «servait à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité». Selon un expert de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, il contenait quatre tonnes de métaux dont la radiactivité était de 67.000 becquerels, «sans aucune mesure avec ce qui est contenu dans un réacteur». La victime grièvement brûlée, dont le pronostic vital est engagé selon les pompiers, a été évacuée par hélicoptère au CHU de Montpellier. Aucune fuite radioactive Toutes les victimes sont employées par la Socodei. Risques du nucléaire Enquête. Fukushima, 6 mois après : un quotidien irradié. Vivre, chaque jour : avoir un toit, à manger, aller au bureau, à l’école, se promener … ces choses tellement banales vues d’ici, et qui sont pourtant tellement compliquées à Fukushima, 6 mois après … La vie la bas 80 000 personnes vivaient dans la zone de 20 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, zone évacuée et aujourd’hui morte.

Fukushima, 6 mois après : un quotidien irradié

Cette semaine, environ 200 riverains ont été autorisés à faire une brève visite à leur ancien domicile pour récupérer le maximum d’effets personnels possible. Ce retour à la maison, fut, pour beaucoup, le dernier. Vêtus de combinaisons de protection, de masques et lunettes, il leur a été donné deux heures seulement pour évaluer les dégâts dans leurs habitations et collecter leurs affaires, leurs souvenirs. 6 mois de fuites radioactives ont rendu les villes voisines d’Okuma et de Futaba inhabitables pendant des années, voire des décennies.

Voir le reportage du Guardian Les ouvriers de la centrale : des inconnus dont on ne parle plus. Inside Fukushima - interactive guide.