Grandes fortunes familiales contrôlant finance. Corruption des hommes politiques. Affaire Cahuzac : 600 000 euros, vraiment ? "Holdings" de sociétés et de finance. Après Cahuzac, l'UE donne priorité à la lutte contre l'évasion fiscale. Par: rédaction 7/04/13 - 20h51 Source: AFP Pierre Moscovici © reuters. Tirant les leçons de l'affaire Cahuzac, Paris souhaite rendre automatique l'échange d'informations bancaires dans l'Union européenne, en s'appuyant sur une demande croissante de transparence, attestée par l'évolution de la position d'un Luxembourg longtemps réputé opaque. Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, a proposé dimanche la mise en place d'"un Fatca européen", qui permettrait "un échange d'informations automatique".
"C'est un des sujets fondamentaux de la réorientation de l'Europe", a renchéri un peu plus tard son ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. "Les Etats-Unis ont réusssi à le faire, nous devons être capable de le faire", a-t-il dit. Le Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act) est une loi américaine, adoptée en 2010, qui vise à lutter contre l'évasion fiscale.
Intégralité audition du banquier Qui Pourrait Faire Sauter La République. Obama perce le secret bancaire suisse. Quand les Européens négocient avec les paradis fiscaux, cela se fait poliment autour d’une table, et cela prend des décennies. Les Américains utilisent des méthodes un peu plus musclées. « Vous êtes complices de vos clients fraudeurs et nous allons vous inculper », ont-ils dit aux dirigeants de l’UBS, la principale banque suisse. Et en prime, « nous pouvons vous supprimer votre licence bancaire sur le sol américain ». Pour étouffer l’incendie, l’UBS a fourni la semaine dernière les noms de 250 de ses clients, susceptibles d’avoir fraudé le fisc, au Département de justice américain.
En prime, la banque helvétique accepte de payer une amende de 780 millions de dollars au fisc américain. En clair, le numéro un mondial de la gestion de fortune a balancé les noms de certains de ses clients, avec la bénédiction du gouvernement suisse et de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Récupérer 100 milliards de dollars Un secret suisse bien gardé © Nardo. Le secret bancaire s'évade de Suisse. Dans l'affaire Cahuzac comme dans la saga Offshore Leaks, une même conclusion émerge: le secret bancaire suisse n'est plus ce qu'il était. Décryptage avec un charmant spécialiste. Les avoirs suisses d'un ministre français du Budget retrouvés, la création de sociétés offshore par des banques européennes dans d’exotiques paradis fiscaux décortiquée : depuis quelques semaines, le secret bancaire a mauvaise mine.
Lui qui avait fait la réputation entière de la Confédération helvétique semble s'envoler vers d'autres cieux, au climat plus clément que celui des bords du Léman. Cette évolution paraît presque chagriner l'interlocuteur de Bakchich, un banquier helvète spécialiste des montages tortueux, au verbe délicieux lorsqu’il décrit le vieil attrait pour les établissements suisses des étrangers en général et des français en particulier. L'Orient lointain, avenir du secret bancaire Pour l'UBS, «le supermarché», un ticket d’entrée de 100.000 euros seulement sera nécessaire.
Paradis pour les uns enfers pour les autres... D’un paradis à l’autre, ils font fructifier leur capital …. Offshore Leaks : qui détient les comptes secrets ? «Offshore Leaks» : une enquête choc aux multiples ressorts. Une trentaine de médias publient les résultats d'une longue enquête collaborative sur les sociétés offshore et leurs riches clients. Parmi les noms mentionnés dans les données figure celui du trésorier de campagne de François Hollande. Après WikiLeaks, Vatileaks, Offshore Leaks sera-t-il le nouveau scandale mondial en vue? Une trentaine de médias étrangers et Le Monde pour la France publient jeudi matin les résultats d'une longue enquête collaborative sur les sociétés offshore et les paradis fiscaux.
Plus de 2,5 millions de documents ont été analysés, expliquent le journal suisse Le Matin et le Guardian , deux des titres impliqués dans l'enquête. «Ces fuites, qui ont le potentiel de causer un choc sismique, montrent à quel point la finance offshore s'est répandue dans le monde», explique le Guardian. Un disque dur de 260 gigaoctets Le Guardian a mis en exergue quelques personnalités mentionnées dans ces documents. A QUI PROFITE « OFFSHORE LEAKS ? Suite au séisme médiatique provoqué par cet événement, certains journalistes commencent à se poser des questions, une en particulier : Et si ce n’était qu’une gigantesque manipulation ? C’est vrai, qu’en dehors de l’effet d’annonce, il n’y a pas, pour le moment, beaucoup de grain à moudre….. Par Myret Zaki « Ce qu’on a, pour l’heure, c’est du vent. En outre, qui donc a piraté ces données ?
D’où vient ce mystérieux disque dur ? Aucune information à ce sujet. « Offshore Leaks ». Mais concrètement, seule la taille de l’opération était au centre des premiers articles : le nombre de documents concernant des sociétés offshore (2,5 millions !) S’agit-il d’un pétard mouillé ? Pour la Suisse, on a pour l’instant le nom d’un mort, le photographe Gunter Sachs, qui aurait détenu entre 1993 et 2007 deux sociétés offshore aux Iles Cook, ainsi que cinq trusts. Par ailleurs, il manque l’essentiel. Comment le lecteur peut-il être sûr qu’un gouvernement intéressé n’est pas derrière cette opération ?