background preloader

PRESSE

Facebook Twitter

Accueil. Le 13 novembre : un tournant dans la crédibilité des médias. Comme beaucoup de Français, j’ai suivi vendredi soir en direct les événements qui se déroulaient dans Paris, absorbé par la télévision et un œil sur Twitter.

Le 13 novembre : un tournant dans la crédibilité des médias

Et, comme souvent dans des circonstances dramatiques, je me suis trouvé déchiré entre ma position de simple spectateur, bouleversé par le drame, et celle, par définition plus froide et plus distante, de l’analyste des médias. Le premier constat, c’est que, d’une certaine façon, on ne leur a pas laissé la possibilité de trop montrer. Je ne sais pas ce qu’ils auraient fait s’ils avaient pu approcher au plus près des scènes de crime, mais force est de constater que les premières à avoir retenu les leçons de janvier ont été les forces de l’ordre.

Toutes les caméras se trouvaient à distance, dans l’incapacité de dévoiler le dispositif policier. Cela dit, des signes laissent à penser que les discussions qui ont suivi le 7 janvier ont aussi porté leurs fruits. Le premier dans la retransmission du match France-Allemagne sur TF1. Attentats du 13 novembre : les quatre nouvelles intox qui circulent. Après les attaques de vendredi soir, les réseaux sociaux ont vu passer, durant le week-end, des dizaines de rumeurs, et de nombreuses photos trafiquées.

Attentats du 13 novembre : les quatre nouvelles intox qui circulent

Trois jours plus tard, le flot ne se tarit pas. Voici une sélection de nouvelles informations que les internautes continuent de partager lundi sans les vérifier, alors qu’elles sont fausses ou datées. 1. Le cas de « Zouheir », le vigile héroïque du Stade de France Première histoire : celle d’un agent de sécurité au Stade de France, qui aurait, par son comportement héroïque, empêché les kamikazes d’entrer dans l’enceinte sportive et de commettre encore plus de dégâts.

Un texte, publié par une internaute américaine prénommée Rebekka sur son compte Twitter, a été très relayé sur les réseaux sociaux : [Traduction : nous avons tous vu la vidéo du match de football France-Allemagne, au moment où l’explosion a retenti et où les joueurs se sont regardés, intrigués et confus. Il s’appelle Zouheir, il est musulman.] Attaques de Paris : intox et fausses images émergent à l'étranger. Comme ce fut le cas lors de l’attaque de Charlie Hebdo en janvier dernier, fausses images et rumeurs ont proliféré sur les réseaux sociaux à la suite des attaques à Paris.

Attaques de Paris : intox et fausses images émergent à l'étranger

Ces images ont été partagées aussi bien en France qu'ailleurs dans le monde. Voici une sélection des intox relayées à l’étranger. Nous mettrons cet article à jour avec de nouveaux exemples de désinformation tout au long de la journée. Si vous doutez de la véracité d'une information, d'une image, n'hésitez pas à nous contacter sur : observateurs@france24.com Les théories du complot commencent à sortirComme lors des attentats de Charlie Hebdo, les internautes complotistes ont mis moins de 24h à sortir leurs théories fumeuses. Une preuve ridicule, car il existe bien sûr de nombreuses images amateur tournées hier au stade de France, par exemple celle-ci. Ce même internaute a publié une autre vidéo (attention : images choquantes), toute aussi abracadabrante, sur une autre chaîne YouTube : Anonymous Truthseeker.

ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015 A PARIS

Theorie du complot. Massacre de Baga par Boko Haram : l'impossible bilan. Les bilans du massacre de Baga, commis la semaine dernière par les insurgés de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, varient d'une centaine de morts à 2 000 selon les sources.

Massacre de Baga par Boko Haram : l'impossible bilan

Comment expliquer un tel écart ? Courrier international 14 janvier 2015 | Partager : Le journaliste Will Ross, correspondant de la BBC au Nigeria, tente d'expliquer dans une tribune l'écart entre les bilans diffusés par les autorités nigérianes et ceux publiés par les organisations des droits de l'homme après le massacre de Baga perpétré par Boko Haram la semaine dernière. Alors que le gouvernement du Nigeria parle de 150 morts, Amnesty international évoque 2 000 personnes tuées. Pas de journalistes, pas de réseau téléphonique Pour Will Ross, cela illustre la difficulté de couvrir une guerre qui se joue à huis clos, sans journalistes sur le terrain. "Certes il y a bien sûr les fonctionnaires, dont le travail est de dire au monde ce qui se passe", poursuit Ross.

Le Monde. La Documentation française.