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ÉCONOMIE

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Le décryptage éco. A Davos, la Chine fait souffler le vent de l'histoire. Il s’est passé, mardi 17 janvier, dans la petite station suisse de Davos, un moment absolument incroyable, un retournement historique qui figurera demain dans tous les manuels. Jamais encore un président chinois n’était venu à Davos et ne s’était ainsi adressé au monde. Et mardi, sanglé dans un costume noir impeccable, chemise blanche, cravate rouge éclatante, quasi impérial, le président chinois s’est exprimé d’un ton grave, celui du vieux sage, pour défendre la mondialisation, le libre-échange et l’ouverture au monde. Lui, Xi Jinping, qui dirige d’une main de fer la Chine communiste, a lancé un appel à continuer la mondialisation, à investir dans les nouvelles technologies, à accélérer la transition énergétique et à renforcer le multilatéralisme.

Il faut se frotter les yeux pour y croire. On est ainsi complètement à fronts renversés et dans l’affirmation de la puissance chinoise. La Chine ne veut plus mettre son drapeau dans sa poche, elle investit d’ailleurs partout dans le monde. L’Italie risque-t-elle de dynamiter l’Europe. L’Italie inquiète et les banques italiennes encore plus. Elles font partie des plus grandes détentrices de créances douteuses en Europe : 21,4% du total selon l’’Autorité bancaire européenne. Alexandre Mirlicourtois, Directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi, revient sur cet inquiétant diagnostique. Retrouvez toutes les vidéos de Xerfi sur XerfiCanal TV. Le groupe Xerfi est le leader des études économiques sectorielles. Il apporte aux décideurs les analyses indispensables pour surveiller l'évolution des marchés et de la concurrence, décrypter les stratégies et les performances des entreprises, en France comme à l'international. >> Etes-vous sûr d'avoir la meilleure banque ?

Nokia, le repreneur d’Alcatel, traîne Apple en justice sur 32 brevets. Nokia entame un bras de fer avec Apple. Le géant finlandais de la high-tech, qui a absorbé Alcatel, a porté plainte contre Apple, l’accusant d’avoir violé 32 brevets technologiques et répondant ainsi aux initiatives prises par le fabricant d'iPhone. Mardi, le fabricant des iPhone et des iPad avait en effet porté plainte contre Acacia Research et contre Conversant Intellectual Property Management, accusant les deux entreprises de collusion avec Nokia (NOKIA-4,53 € -4,59 %) pour lui extorquer injustement des revenus exorbitants.

>>> Vidéo. Grands groupes français : du déclin à la relève (Olivier Passet, directeur des synthèses chez Xerfi) Retrouvez toutes les vidéos de Xerfi sur XerfiCanal TV. Le groupe Xerfi est le leader des études économiques sectorielles. A lire aussi L'Apple car, en panne ou en pause ? Nokia, qui fut un temps le numéro un mondial incontesté des téléphones portables, a manqué le virage des smartphones initié par Apple et son iPhone en 2007. La Pologne devient le premier Etat au monde à émettre des obligations vertes.

Le mouvement est lancé: après des entreprises et des investisseurs institutionnels, les Etats commencent à émettre des obligations vertes (ou green bonds) pour financer la transition vers une économie bas carbone, un phénomène prometteur pour la finance climat. La surprise est venue de Pologne: cette semaine, ce pays, souvent décrié pour son soutien inconditionnel au très polluant charbon, est devenu le premier Etat au monde à émettre des obligations souveraines vertes. "L'intérêt pour notre émission a été très fort et cela nous a permis de l'augmenter à 750 millions d'euros par rapport aux 500 millions d'euros prévus initialement", s'est félicité le ministère des Finances polonais, cité par l'agence PAP. "C'est assez surprenant, car la Pologne n'est pas vue comme le pays le plus ambitieux sur la question du climat", a réagi auprès de l'AFP Igor Shishlov, chef de projet Finance et climat à l'institut I4CE, basé en France.

La France bientôt Appétit des investisseurs (Avec AFP) Chine, Russie, Brésil : 3 minutes pour comprendre la crise des pays émergents-fortuneo. Avec +2,9 % en 2016, la croissance de l'économie mondiale s'annonce décevante (1). Principale cause : les incertitudes liées au ralentissement des géants émergents, Chine, Russie et Brésil en tête. Chute des matières premières et ralentissement chinois. Les craintes face à une potentielle récession de l'économie mondiale ont animé les discussions du dernier Forum de Davos. Petite nouveauté : ce n'est plus l'Europe qui est au centre des préoccupations, mais une série de pays émergents, parmi lesquels trois appartenant au fameux groupe des BRICS. Au-delà de la chute du cours des matières premières qui frappe de plein fouet les États exportateurs (Amérique latine, Russie...), c'est surtout le ralentissement du géant chinois qui fait tressaillir le monde.

Chine : l'usine du monde montre des signes de faiblesse Les soubresauts de la Bourse de Shanghai l'été dernier avaient donné quelques sueurs froides aux places financières. Il y a encore quelques années, l'économie russe fanfaronnait. L'Inde, l'économie la plus dynamique du monde. Alors on ne va pas jouer à "Questions pour un champion", vous pensez peut-être à la Chine, et bien non, c’est l’Inde.

L’Inde est aujourd’hui le pays qui se développe le plus vite, le pays qui a la plus forte croissance au monde, près de 8% au cours du premier trimestre 2016, et plus de 7 et demi % sur les douze derniers mois. Et c’est un événement important, parce que c’est la première fois que l’Inde double la Chine, elle lui passe devant pour lui ravir la première place en terme de croissance. Alors quand on remet cette ascension en perspective, c’est encore plus spectaculaire : il y a vingt ans, l’Inde était certes déjà un géant démographique avec une population de plus d’un milliard d’habitants, mais elle était surtout un nain économique, étouffé par la pauvreté, et bien ce n’est plus le cas.

Dans un contexte international très morose, l’Inde tire son épingle du jeu, c’est un pays en pleine transformation, qui change de visage, même si la route est encore longue. L'Inde, star de la croissance en 2016 - Fortuneo. Avec 7,9 % de croissance au 1er trimestre 2016 (1), l'Inde confirme son nouveau rang de géant économique le plus dynamique de la planète. Malgré ces bons chiffres, le géant asiatique doit encore affronter plusieurs défis de taille. À l'heure où la Chine, traditionnelle locomotive de la croissance mondiale, montre quelques signes de faiblesses, l'Inde fait progressivement figure de nouvel eldorado.

Le Premier Ministre Narendra Modi, élu en 2014, a lancé un vaste plan de réformes et de modernisation des infrastructures (électriques, ferroviaires et routières), qui ont permis de renforcer la croissance et d'attirer les investisseurs. Si l'économie indienne est aujourd'hui encensée par les grandes organisations internationales, l'un des grands défis du pays sera de permettre que ce dynamisme profite au plus grand nombre. Des indicateurs économiques au beau fixe Outre la vigueur de la croissance, d'autres indicateurs confirment cette conjoncture positive. Des défis colossaux à relever. L’Inde devient 6e économie mondiale, détrônant la Grande-Bretagne. Economie URL courte L'économie de l'Inde devrait dépasser celle du Royaume-Uni pour la première fois depuis plus de 100 ans, devenant ainsi la sixième économie mondiale en termes de PIB après les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et la France, annonce le magazine américain Foreign Policy. © Sputnik.

Mikhail Tsyganov Un tel résultat est un symbole de la croissance économique rapide de l'Inde et, inversement, de la crise post-Brexit que traverse le Royaume-Uni. Sur le plan économique, l'année a été significative pour l'Inde. En février, le pays a surpassé la Chine en tant que pays affichant la croissance économique la plus rapide. L'ancienne métropole coloniale, le Royaume-Uni, devrait afficher une croissance de seulement 1,8 % en 2016 et 1,1 % en 2017.

L'économie indienne a bénéficié d'une baisse des prix des matières premières et d'une inflation plus faible que prévu, selon le FMI. Brexit et cours du pétrole : quelles conséquences pour notre économie ? - Fortuneo. David Cameron a enlevé aux dirigeants de l’Union européenne des concessions qui devraient l’aider à éviter le Brexit. Cette éventualité aurait des conséquences économiques difficiles à chiffrer aujourd’hui. Dans le même temps, la baisse du prix du baril est-elle une bonne chose ? Des incertitudes bien anticipées Brexit, volatilité des prix du baril, crise des migrants… en prise avec des sujets ne relevant pas directement de l’économie, la croissance européenne est encore loin d’évoluer dans un contexte idéal en 2016. Brexit or not Brexit? Vendredi dernier, les concessions obtenues par le Premier ministre britannique portaient sur des points sensibles pour la politique intérieure, notamment sur la question de l’immigration et sur l’équilibre des pouvoirs de décisions entre Londres et Bruxelles.

Cela suffira-t-il à convaincre les Britanniques de voter "Oui" au référendum organisé le 23 juin prochain ? Un risque hypothétique, des conséquences déjà visibles Pétrole moins cher, tous gagnants ? Brexit : l'immensité de la tâche commence à apparaître. Le FMI, les inégalités, et la recherche économique. Partager cet article Le FMI a publié il y a quelques semaines une étude remettant en cause certains des mécanismes inégalitaires décrits dans mon livre « Le Capital au 21e siècle » (voir cet article publié dans « Le Monde », et l’étude complète du FMI ici).

Disons le clairement: je suis très heureux que mon livre ait pu contribuer à stimuler le débat public sur les inégalités, et toutes les contributions à ce débat sont bonnes à prendre! En l’occurrence, l’étude du FMI me semble toutefois relativement faible et peu convaincante, et je voudrais brièvement expliquer ici pourquoi. Pour être tout à fait exact, j’avais déjà répondu à des arguments similaires dans mon livre (qui malheureusement est fort long!) , ainsi que dans plusieurs articles plus brefs et plus récents (voir par exemple celui-ci, celui-là, ou bien cet autre là; d’autres textes sont disponibles ici).

Mais il est bien normal que le débat se poursuive, surtout s’agissant de questions aussi complexes et aussi controversées. Uber: où l’on voit que le digital ne change rien (ou pas grand-chose) « Il faut que tout change pour que rien ne change ». La célèbre sortie de Tancrède dans Le Guépard semble s’appliquer à merveille à cette France d’aujourd’hui qu’on nous présente en pleine transformation digitale, mais qui, en fait, ressemble de plus en plus… à elle-même. La meilleure illustration en est la nouvelle crise des VTC. On y voit en fait bien plus de vieux schémas (d’ailleurs modérément engageants) que de configurations inédites. 1 - La violence des rapports au travail n’est en rien abolie « Digital », « collaboratif » et autres qualificatifs charmants laissent à penser que la « nouvelle économie » est comme désincarnée et jouit d’une sorte de fluidité permanente assurant des rapports onctueux entre salariés (oops – exécutants indépendants) et patrons (re-oops – donneurs d’ordre). 2 - Le financement de la protection sociale pose les mêmes problèmes que dans le cadre salarié 3 - L’ordre public n’est toujours pas assuré Avec le digital, tout change – et rien ne change.

Les VTC créent largement plus d'emplois qu'ils n'en détruisent. Le concept de destruction créatrice développé par l'économiste Joseph Schumpeter s'applique-t-il à l'économie collaborative? En clair, Uber et Airbnb font-ils plus de bien que de mal à l'emploi? Les données brutes présentées par l'assureur-crédit Coface ce 13 décembre poussent à le croire, en ce qui concerne les VTC tout au moins. Entre janvier 2012 et août 2016, plus de 32 000 entreprises VTC auraient été créées en France. Sur la même période, 640 sociétés de taxis auraient connu une défaillance (+ 58% de défaillances sur ces trois années et demi).

La comparaison appliquée aux emplois donne un rapport de 29 000 emplois créés d'un côté, pour 2 200 détruits de l'autre. "En termes de création d'entreprise et d'emploi, l'essor des VTC a largement compensé la hausse des défaillances des acteurs traditionnels", résume l'économiste Guillaume Rippe-Lascout. Pour sortir ces chiffres, la Coface n'a pas pu se baser sur des données directes et précises.

Sauver les taxis ou l'emploi? L'économie du partage est-elle durable ? Une session du séminaire Développement durable et économie de l'environnement 12h30 - 14h00, à Reid Hall Présentation : Revente d'objets de seconde main, location d'objets entre particuliers, prêt gratuit : Internet réinvente nos pratiques et notre rapport aux biens matériels, bouscule l’économie conventionnelle et suscite l'enthousiasme des entreprises, médias et acteurs politiques. En optimisant l’usage des biens que nous produisons, cette « nouvelle » économie du partage laisse envisager un espoir pour l’environnement. Mais l’économie du partage est-elle vraiment durable ? Cette question sera au cœur des discussions lors de cette séance, sur la base d’un nouveau rapport de l’Iddri présenté par Damien Demailly, complété par le point de vue de deux acteurs directement concernés par ces enjeux : un responsable politique – François-Michel Lambert – et un représentant de porteurs de projets de l’économie du partage – Antonin Léonard.

>> Voir l'interview de Damien Demailly. Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens, par Lori M. Wallach (Le Monde diplomatique, novembre 2013) Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir !

— une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (1). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage. Tribunaux spécialement créés Procès pour hausse du salaire minimum.