Du vitriol à la tisane : Bernard Maris commente Alain Minc. Les analyses réalisées ici même sur les « voix enchanteresses de l’économie » sur France Inter, puis sur France Culture, soulevaient accessoirement le « cas » de Bernard Maris, l’économiste de Charlie Hebdo. Fallait-il encore classer l’économiste parmi les hétérodoxes, sinon les hérétiques ? Nous avions conclu que non, tant sa présence médiatique et surtout le contenu de ses interventions ont dérivé vers une acceptation aimablement critique de l’ordre établi, tandis que ses railleries à l’égard des économistes médiatiques se sont évaporées [1]. Sa récente recension du dernier « essai » d’Alain Minc dans l’hebdomadaire Marianne en est une illustration frappante. Le résultat devient cruel pour l’auteur dès lors que ses lecteurs se souviennent de ce que qu’il écrivait sur le même « objet » quinze ans plus tôt.
Coïncidence : le test comparatif que nous proposons est publié au moment où il est question que le grand moraliste Philippe Val prenne la direction de France Inter. Observatoire de la Réputation.