Le corium de Fukushima (1) : description et données. Corium : c’est le mot tabou de Tepco. Pourquoi l’entreprise responsable de la plus grande catastrophe nucléaire au monde n’en parle jamais ? Tout simplement parce que c’est la matière la plus dangereuse jamais créée par l’homme, une sorte de magma incontrôlable et ingérable, aux conséquences incommensurables. Étant donné que beaucoup d’informations contradictoires circulent sur cette matière rare et mal connue, cet article va essayer de faire le point des connaissances actuelles. On ne communique pas beaucoup sur le sujet dans le milieu du nucléaire, sauf entre experts. En effet, c’est la bête noire du monde de l’atome, car cette matière n’existe qu’en cas d’accident grave. Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011 ont produit chacun leur corium.
Pour réaliser cet article, j’ai tiré beaucoup d’informations du forum technique de Radioprotection Cirkus. Version téléchargeable de l'article entier au format pdf (taille 400 Ko) Sommaire Le corium de Fukushima 1. 2. Flamanville : l'EPR prend 4 années de retard dans la vue ! > Nucléaire. EDF a annoncé, mercredi 20 juillet, un retard supplémentaire de deux ans - portant à quatre ans le retard - sur le chantier du réacteur nucléaire de 3e génération EPR de Flamanville (Manche), dont la mise en service est désormais attendue en 2016.
Rappelons que celui d'Olkiluoto, initié en 2005, accuse lui aussi près de quatre ans de retard ! L'électricien français explique ce retard par des "raisons tant structurelles que conjoncturelles". Conséquences immédiates : le coût estimé de la construction a doublé depuis le lancement et passera ainsi de 3,3 Mds d'euros à 6 Mds d'euros ! EDF précise que Flamanville 3 demeure "la première centrale nucléaire construite en France depuis 15 ans" et constitue également "le premier EPR" . « Nous sommes confrontés à des exigences exceptionnelles sur ce grand chantier et nous avons dû reconstituer un tissu industriel adapté nous permettant de mener ce projet ambitieux. Mais quel sera le montant définitif de la facture ? Nucléaire : le nouveau coup d'éclat de Greenpeace. Des militants de Greenpeace se sont introduits, lundi matin, dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, à 95 km au sud-est de Paris, a annoncé l'organisation écologiste, une "intrusion" confirmée par la gendarmerie.
Dans un communiqué, Greenpeace précise avoir pénétré vers 6 heures dans cette centrale nucléaire "pour faire passer le message que le nucléaire sûr n'existe pas". D'autres tentatives d'intrusion ont eu lieu, dans la nuit de dimanche à lundi, dans la centrale nucléaire EDF de Blaye, en Gironde, et dans le centre de recherches nucléaires de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé la direction de la gendarmerie. Des échelles et des banderoles ont été retrouvées près des sites par les gendarmes, qui n'ont procédé à aucune interpellation. EDF a indiqué que des banderoles ont été déployées à Blaye ainsi qu'à Chinon, en Indre-et-Loire.
"Dysfonctionnements" (Besson) "Il faut revoir l'approche globale de la sécurité des centrales. PSPG et GIGN prêts à intervenir. Le maintien du nucléaire entrainerait un coût de 746 milliards d’euros. Energie Tribune Avec un art consommé du scoop, le Figaro du jour donne la parole au Haut Commissaire à l’énergie atomique. Bernard Bigot plaide, avec foi, pour une France nucléaire. La somme des contre-vérités diffusées dans cette interview prêterait presque à sourire si elle n’émanait pas d’un personnage aussi influent.
Ceci a amené Agir pour l'Environnement à effectuer un rapide calcul du coût du maintien du nucléaire. Grand économiste devant l’éternel, Monsieur Bigot n’hésite pas un instant à sortir sa grande calculette et appliquer « une règle de trois », estimant ainsi que si l’Allemagne évalue à 250 milliards d’euros sa sortie du nucléaire, le parc français étant plus de trois fois plus important, le coût français serait donc trois fois plus élevé… L’économie est une chose finalement assez accessible ! Or, que la France sorte ou non du nucléaire, la fermeture des réacteurs nucléaires qui arrivera tôt ou tard (espérons-le le plus tôt possible !) : pétition pour sortir du nucléaire . L’image des irradiés qu’on nous cache. En une seule image, OWNI propose un état des lieux global des contaminations provoquées par les installations nucléaires françaises au cours des dix dernières années.
La France, par tradition, dissimule ces données chiffrées. Derrière lesquelles tentent de vivre, ou survivre, les fantômes de la contamination. Sur OWNI, aujourd'hui, plusieurs articles sont consacrés à cette maladie honteuse, bien de chez nous. Du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude…Rapport de l’OMS de 1955, Cité par Jacques Ellul, in Le bluff technologique, p 294 “Légère irradiation d’un expérimentateur”, “perte de protection biologique dans un local de travail”, “accident de niveau 1 sur une échelle qui en compte 7”. RAS, nucléaire : rien à signaler, pour reprendre le titre du documentaire d’Alain de Halleux. Planque radioactive. Le nucléaire, c'est une bonne affaire sauf pour celui qui descend la poubelle.
Actuellement, près d'un petit village de la Meuse, un gigantesque chantier attend d'abriter sous-terre plus de 70.000 mètres cubes de déchets nucléaires. Le projet effraie - à raison - les habitants. Deux organisations ont été créées pour arroser d'argent leurs élus et leur collectivité. Cigéo : modélisation de la zone du futur site principal, vue en surface. Entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne, à proximité du village de Bure, étrange ambiance. 15 km2 sous-terre Pour faire accepter le projet, deux groupes d’intérêt public formés pour l’occasion achètent la paix civile en arrosant de subventions les communes et les entreprises : Objectif Meuse et le GIP de Haute-Marne.
L’importance qu’il y a à choisir un site pour stocker les déchets de haute et moyenne activité à vie longue en vue d’une mise en exploitation du centre de stockage en 2025. La Meuse sera la poubelle nucléaire de France ! Areva se fait subtiliser des fûts d’uranium concentré - Nucléaire. "La Vérité sur le nucléaire", de Corinne Lepage : le non-choix du nucléaire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Hervé Kempf "Bon, je m'lève, je m'casse" : c'est par ces mots élégants que, le 19 juin, le ministre de l'énergie, Eric Besson, quittait le plateau de l'émission télévisée "Capital", sur M6.
Les questions qui lui étaient posées étaient certes critiques à l'égard de l'énergie nucléaire, mais lui laissaient pleinement le temps de répondre précisément. Mais voilà : les nucléaristes sont devenus si dogmatiques qu'ils ne tolèrent plus le doute. L'énervement de M. Besson révèle l'attitude des dirigeants de ce pays : imaginer sortir du nucléaire y est, selon le sous-titre du livre de Corinne Lepage, un "choix interdit". Il y a pourtant urgence, ne serait-ce que pour la bonne santé de la démocratie, à rouvrir ce choix. C'est que derrière l'accident de Fukushima, le 11 mars, émerge un cortège d'interrogations qu'il serait nécessaire d'examiner sereinement et ouvertement. LA VÉRITÉ SUR LE NUCLÉAIRE de Corinne Lepage. JAPON • Les mensonges du lobby de l’atome. Le militant Takashi Hirose dresse un sévère réquisitoire contre les fournisseurs d’électricité. Il leur reproche de dissimuler la vérité et de faire des bénéfices en monopolisant les réseaux de l’archipel.
Pour faire peur au peuple qui n’y connaît rien, la mafia du nucléaire, rassemblée autour du ministère de l’Economie et de l’Industrie, a brandi la menace suivante : “Si l’on supprime le nucléaire, les prix du charbon et du gaz vont augmenter et la facture d’électricité de chaque ménage va s’alourdir de 1 000 yens [8,90 euros] par mois.” C’est un mensonge scandaleux ! Les compagnies d’électricité étant des entreprises d’intérêt public, le calcul du prix de l’électricité est fondé sur un système de coût global consistant à additionner tous les coûts et à rajouter une marge bénéficiaire équivalant à 4,4 %.
De ce fait, ces compagnies peuvent aisément se permettre d’augmenter nos factures d’électricité en construisant des centrales nucléaires impliquant des coûts importants. L'EPR, chronique d'un chantier qui s'enlise. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Audrey Garric Le ciel s'assombrit encore davantage au-dessus de l'EPR de Flamanville (Manche). L'annonce d'une nouvelle dérive financière du réacteur nucléaire de troisième génération, avec une réévaluation de 2 milliards d'euros de la facture, portée à 8,5 milliards, s'ajoute aux nombreux aléas qu'a connus le chantier depuis ses débuts il y a quatre ans. L'EPR, d'un fleuron du nucléaire français, est ainsi en passe de devenir l'une des technologies les plus décriées.
Sur le papier, le réacteur pressurisé européen (European Pressurized Reactor), conçu par Areva et l'Allemand Siemens dans les années 1990, est censé représenter, en termes de sûreté, un modèle dans le monde. Le réacteur, d'une puissance de 1 650 mégawatts, aurait ainsi été conçu pour résister à des accidents internes et externes. Lire : EPR : le bétonnage sur le chantier de Flamanville reprendra l'an prochain Lire : EPR de Flamanville : des malfaçons dans les constructions. Tchernobyl : vingt-cinq ans après, le non-lieu qui dérange.
Tchernobyl "n’a pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France. " (AFP) L’enquête sur l’impact du nuage de Tchernobyl en France s’est achevée hier par un non-lieu, dix ans après son ouverture. La cour d’appel de Paris a donc estimé que la catastrophe nucléaire de 1986 n’a pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France. La chambre de l’instruction de la cour d’appel a en particulier mis hors de cause l’ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), le Pr Pierre Pellerin, seul mis en examen, pour "tromperie aggravée", en 2006 dans cette affaire. "L’association qui regroupe les victimes va se pourvoir en cassation contre cet arrêt pour avoir épuisé toutes les voies de recours", a dit Me Bernard Fau, l’avocat des parties civiles. "C’est une décision qui va laisser un goût amer du point de vue des victimes", a-t-il ajouté. Dans la classe politique, les réactions ont été nombreuses.
La centrale nucléaire ukrainienne après l’explosion de 1986.