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Compétitiviré française

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Vingt milliards de baisse d'impôts sur trois ans pour les entreprises. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Claire Guélaud et Thomas Wieder La lettre est un peu différente, mais l'esprit est sensiblement le même. A quelques exceptions près, comme la poursuite de l'exploitation du gaz de schiste, les principales recommandations du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité seront suivies par le gouvernement. Jean-Marc Ayrault s'y est engagé, mardi 6 novembre, à l'issue d'un séminaire organisé au lendemain de la publication de ce rapport. Lire : Le détail des annonces de Jean-Marc Ayrault Pour l'essentiel, donc, le premier ministre fait sienne l'analyse de l'ancien patron d'EADS et de la SNCF sur la compétitivité. Il s'engage à stabiliser pendant cinq ans les dispositifs fiscaux en faveur de l'investissement (crédit d'impôt recherche, etc.) et à doubler le nombre des apprentis.

Pour redonner un ballon d'oxygène aux entreprises, M. Dans la pratique, en effet, c'est sous la forme d'un "crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi" que la baisse s'appliquera. Depuis vingt ans, la France diminue les charges des entreprises. Depuis le début des années 1990, les gouvernements ne cessent de vouloir diminuer le coût du travail. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Qui se souvient du rapport Malinvaud de 2001 ? Du rapport Charpin de 1992 ?

Ou de celui de Dominique de la Martinière et Alain Demarolle en 1996 ? Mis à part pour quelques historiens, ces documents sont tombés dans l'oubli. La question des cotisations sociales des entreprises, généralement appelées "charges sociales", est en effet tout sauf nouvelle. Et c'est ce qui est fait, par une série de mesures prises sous les gouvernements Balladur, Rocard et Juppé. Alain Juppé fusionne les deux mesures en 1996, et permet, en 1997, à des entreprises de bénéficier d'allègement sur les salaires de 5 millions d'employés, ce qui abaisse le coût du travail au niveau du smic de 12 %. Parmi ces niches, les exonérations de cotisations sociales représentent une part non négligeable.

Conjoncture : Compétitivité : les forces et les faiblesses de la France. INFOGRAPHIE - Un coût du travail mal maîtrisé, des dépenses publiques trop élevées, une fiscalité lourde et improductive sont les points faibles de notre économie. Mais l'énergie est encore bon marché et ses infrastructures sont ses principaux atouts. Points faibles • Un coût du travail mal maîtrisé En France, une heure de travail coûte, industrie et services confondus, 3,30 euros de plus qu'en Allemagne, à 35,28 euros, d'après l'institut COE-Rexecode (chiffre au deuxième trimestre 2012). Autre raison au coût du travail élevé: les taxes et autres cotisations. Il existe bien des allégements de charge en France, ciblés sur les bas salaires. L'écart de charges creuse ainsi le fossé entre l'hôtellerie-restauration, qui profite d'un coût de main-d'œuvre le moins cher à 21 euros de l'heure, et l'industrie manufacturière (32,81 euros), touchée de plein fouet par la concurrence étrangère. • Des dépenses publiques trop élevées • Une fiscalité lourde et improductive Il s'agirait d'un tabou français.

Compétitivité: il n'y a pas que le coût du travail. Doit-on attendre un miracle, un gain de compétitivité immédiat pour l'économie française, d'une réforme du financement de la protection sociale ? Autrement dit, pour parler clair, d'une baisse des charges sociales ? Jean-Marc Ayrault, qui a installé ce mercredi le haut Conseil du financement de la protection sociale a donné à celui-ci des délais assez courts -trois mois- pour présenter des scénarios de réforme au gouvernement.

Celui-ci s'en inspirera pour revoir le financement de la protection sociale, début 2013. Ce conseil, présidé par l'économiste Mireille Elbaum, devra intégrer les conclusions du commissaire à l'investissement, Louis Gallois, dont le rapport devrait être, lui, remis début octobre. On sait que l'ex président d'EADS a préconisé, début juillet, un transfert massif des cotisations sociales patronales sur la CSG, afin de diminuer sensiblement le coût du travail. Une industrie française pas assez haut de gamme Il n'existe donc pas de handicap a priori.

Conjoncture : Le travail, vache à lait de la protection sociale. Un rapport fait la lumière sur le financement de la protection sociale avant le débat sur la compétitivité. Avant de lancer une réforme aussi importante que celle de la compétitivité, mieux vaut avoir une idée précise de la situation présente. C'est chose faite: le Haut Conseil du financement de la protection sociale, une nouvelle instance de consultation, a remis mercredi à Jean-Marc Ayrault sa note sur l'état des lieux du financement du système social en France.

Une note qui sera examinée à la loupe lors du séminaire gouvernemental de mardi sur la compétitivité. Entre-temps, l'exécutif aura reçu lundi le rapport de Louis Gallois, qui devrait proposer un allégement massif de charges sociales. Bref, les débats auront de quoi être nourris. D'autant que cette première note du Haut Conseil révèle d'emblée l'ampleur des défis. Premier constat, en 2010, 77,3 % des ressources de la protection sociale étaient constitués de prélèvements assis sur le travail. Allègements de charges: Hollande accélère sur la compétitivité. Lors d'une conférence de presse organisée après une rencontre avec les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) dont Christine Lagarde, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) Angel Gurria, de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy, de la Banque mondiale Jim Yong Kim et de l'Organisation internationale du travail (OIT) Guy Rider, le Président de la République a affirmé qu'" aucun sujet ne sera occulté, tout sera traité, tout est mis sur la table " tout en s'engageant à faire en sorte que les mesures qui seront prises n'affectent pas le pouvoir d'achat et la demande intérieure.

" Nous sommes dans un moment où seul doit compter l'intérêt général " a ajouté François Hollande en demandant " un certain nombre de responsabilités aux hauts dirigeants ". En clair des allègements de charges seront annoncés mais qui seront bien en-deçà de ce que réclame le patronat. Maîtrise du calendrier. Ultimatum. Erreur de communication. PARIS, 30 oct 2012 - : La compétitivité de la France en chiffres. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de 73 milliards d'euros, ce qui signifie qu'elle importe beaucoup plus qu'elle n'exporte.

La balance commerciale de la France n'a cessé de se dégrader depuis le début des années 2000. Dans les années 1990, elle avait pourtant été excédentaire, avec un surplus de 23,8 milliards en 1997. De son côté, l'Allemagne enchaîne les excédents -- le surplus s'est élevé à 158 milliards en 2011. Paris a donc perdu des parts de marché: ses exportations représentaient 6,3% des exportations mondiales en 1990, 4,7% en 2000 et seulement 3,3% en 2011. Entre 1996 et 2008, les coûts salariaux horaires ont progressé deux fois moins vite en Allemagne qu'en France. L'évolution française est en ligne avec la moyenne de la zone euro, l'Allemagne faisant figure d'exception notamment en raison de plusieurs phases de modération salariale (1996-1997) après les hausses liées à la réunification. fff/lum/cb/mml Par.

Compétitivité: C'est quoi le problème? Avec la croissance et l’emploi, la compétitivité des entreprises françaises est aujourd’hui au cœur des préoccupations. Pour savoir comment la relancer, François Hollande et son gouvernement consultent les élites et commandent des rapports. Pourquoi les entreprises françaises peinent-elles à imposer leurs produits et services sur les marchés français et étrangers? 20 Minutes fait le point. C’est le coût du travail? C’est ce que pensent certains économistes et surtout les patrons, comme le prouve la lettre qu’ils ont adressée à François Hollande et qui a été publiée ce week-end dans Le Journal du Dimanche. Pour baisser ce coût, ils demandent avant tout de réduire les charges, dont le produit est affecté à la protection sociale, mais aussi l’abaissement de l’impôt sur les sociétés, surtout celui des PME. Reste que pour certains économistes, le coût du travail n’explique pas à lui seul la faiblesse des exportations tricolores.

Ce sont nos produits? Sur ce point, tout le monde est d’accord.