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Austérité ultra-libérale

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How the Case for Austerity Has Crumbled by Paul Krugman. The Alchemists: Three Central Bankers and a World on Fire by Neil Irwin Penguin, 430 pp., $29.95 Austerity: The History of a Dangerous Idea by Mark Blyth Oxford University Press, 288 pp., $24.95 The Great Deformation: The Corruption of Capitalism in America by David A.

How the Case for Austerity Has Crumbled by Paul Krugman

PublicAffairs, 742 pp., $35.00 In normal times, an arithmetic mistake in an economics paper would be a complete nonevent as far as the wider world was concerned. Why? Indeed, Reinhart-Rogoff may have had more immediate influence on public debate than any previous paper in the history of economics. The real mystery, however, was why Reinhart-Rogoff was ever taken seriously, let alone canonized, in the first place. So why wasn’t there more caution? In the beginning was the bubble. All that was needed to collapse these houses of cards was some kind of adverse shock, and in the end the implosion of US subprime-based securities did the deed. Why is this a problem? So was a second Great Depression about to unfold? Objectivité et informatique – L’affaire Rogoff – Reinhart. Il me semble assez clair que les politiques d’austérité, engagées dans l’Union Européenne, à partir de 2009, sous la direction principalement d’Angela Merkel, Jean-Claude Trichet (président de la BCE jusqu’à l’automne 2011), et Olli Rehn (commissaire européen aux affaires économiques), ont échoué.

Objectivité et informatique – L’affaire Rogoff – Reinhart

Voir le récent billet de pistes de lecture sur ce thème. Ces politiques d’austérité ont échoué à réduire les déficits et les dettes des pays concernés. Elles ont aussi échoué à relancer les économies des pays concernés. Au contraire, elles les ont très efficacement massacrées. A part dans quelques cas très particuliers (en général, de tout petits pays complètement tributaires de facteurs extérieurs, par exemple la Lettonie), et dans le cas de l’Allemagne, qui s’est mise dans la situation d’être seule bénéficiaire du malheur de tous les autres (tout déboire ailleurs dans la zone euro attire un peu plus capitaux et travailleurs low-cost en République Fédérale).

Ce ne sont pas des erreurs. Echec des politiques d'austérité. Des chiffres et de la divergence entre la France et l’Allemagne. Je suis étonné que certains chiffres extrêmement puissants ne soient pas assez connus.

Des chiffres et de la divergence entre la France et l’Allemagne

Ainsi, on parle beaucoup de divergence entre la France et l’Allemagne, entre l’économie française et l’économie allemande, entre la société française et la société allemande. Il me semble que le grand économiste Jacques Sapir (dont le blog est un trésor), au printemps dernier, avait trouvé les chiffres qui résument le mieux cette divergence. Par exemple, dans une interview à Atlantico le 25 mai 2012 : Pour parler de couple, il faut être deux. Or, la réalité est que les économies de nos deux pays divergent, et cela depuis des années. Cette intervention implique notamment qu’on admette qu’un des buts essentiels d’un système économique, c’est de créer des emplois pour les gens. Face aux créanciers, effronterie argentine et frilosité grecque, par Maurice Lemoine. Tout commence par une idée éblouissante.

Face aux créanciers, effronterie argentine et frilosité grecque, par Maurice Lemoine

Pour mettre un terme à l’inflation qui ravage le pays à son arrivée au pouvoir en 1989 (1), le président péroniste Carlos Menem — flanqué de son superministre de l’économie Domingo Cavallo, formé à Harvard et ancien fonctionnaire de la dictature (1976-1983) — fixe le taux de change de la monnaie argentine de manière rigide : 1 peso pour 1 dollar. Il grave ce système dit du « currency board » dans la Constitution. Qualifiée de « big bang » et encouragée dès l’origine par le Fonds monétaire international (FMI), cette politique réussit dans un premier temps : l’inflation disparaît, la croissance s’affermit. Le 1er janvier 2001, la Grèce remplit les critères de Maastricht et rejoint la zone euro. L’Allemagne conduit l’Union européenne droit dans le mur.

Angela Merkel lors du Sommet européen sur le budget à Bruxelles, le 8 février 2013 (Michel Euler/AP/SIPA) L’Europe est le seul bloc de l’économie mondiale pour lequel on annonce une croissance quasi-nulle en 2013.

L’Allemagne conduit l’Union européenne droit dans le mur

En matière de chômage, de pauvreté, l’UE atteint un pic historique. Comment en est-on arrivé là ? Ce qui explique la situation catastrophique de l’UE porte un nom et une explication : le traité budgétaire. L’Europe a fait un choix inepte : revenir à l’équilibre budgétaire – 0,5% maximum autorisé) – en quelques petites années. Merkel impose l’équilibre sans la solidarité Le plus grave est le « concept » et la « vision » qui animent le pacte budgétaire. C’est là ce que les Allemands ont désigné sous le nom de « Communauté de stabilité budgétaire » : « Communauté » car les pays de l’UE partagent la même monnaie ; « de stabilité budgétaire » car chaque pays garantit chez lui le respect de certains équilibres (0,5% maximum déficit budgétaire, 60% de dette publique). No debate please, we're Europeans.