Www.senat.fr/rap/r11-703/r11-7031.pdf. Financement des établissements de santé. Les modes de financements antérieurs Jusqu’en 2003, les établissements de santé connaissaient des modes de financements différents selon leur nature juridique. Les établissements publics de santé et les établissements privés participant au service public hospitalier (PSPH) étaient dotés depuis 1983 d’une enveloppe de fonctionnement annuelle et limitative - appelée dotation globale (DG). Celle-ci était calculée en fonction du nombre de journées et reconduite, chaque année, sur la base de l’exercice précédent, modulée d’un taux directeur de croissance des dépenses hospitalières. Une très faible part du budget faisait l’objet d’une négociation entre tutelle et établissement et la situation, figée en 1983, perdurait dans le temps. Ces établissements bénéficiaient, donc, d’ores et déjà de paiements à l’activité, sur la base de tarifs régionaux variables et non sur celle d’un tarif national unique.
La montée en charge de la tarification à l’activité Le maintien d’autres sources de financements. Www.irdes.fr/EspaceDoc/DossiersBiblios/HistoriqueReformesHospitalieres.pdf. Www.irdes.fr/EspaceDoc/DossiersBiblios/HopitalFrance.pdf. La plume et le bistouri: Hopitaux de Paris, les raisons d'une triple démission. Hier, nous faisions état de la démission surprise de trois médecins hospitaliers du service de médecine interne de l'hopital St Antoine à Paris. Des démissions qui soulignent une lassitude grandissante de la part de médecins, face à une bureaucratie pesante. Le mois dernier, c'était le chef de service des urgences de l'hopital St Louis qui quittait ses fonctions. Un bateau ivre? Jusqu'à quand? Mouvement isolé ou symptôme grandissant d'un lourd malaise? La ministre de la santé a lancé une mission confiée à Edouard Couty , dont on attend le rapport en janvier.
En tout cas, à Paris comme ailleurs, il manque un discours offensif sur l'hôpital. Eric Favereau Voilà la lettre ouverte à Mireille Faugère, directrice générale de l’Assistance publique – hôpitaux de Paris de ces trois médecins Madame la directrice générale, 1) Augmentation de l'activité et dérive de notre prise en charge du médical vers le social exclusif sans moyens adéquats 2) Des locaux inadaptés et vétustes. L’hôpital en réanimation / Revue Pratiques - Idées. Bertrand Mas, Frédéric Pierru, Nicole Smolski, Richard Torrielli : L’hôpital en réanimation (éditions du croquant) : Revue Pratiques, Les cahiers de la médecine utopique, n° 56 L’alimentation entre intime et intox Il s’agit d’un diagnostic aussi complet que possible, posé par un ensemble de médecins, de sociologues, de psychologues, d’économistes ou de chercheurs en sciences politiques. Le moins qu’on puisse dire est que le constat est alarmant.
Dans la préface le ton s’apparente même à l’appel au secours, voire à la résistance. En cause : l’application à l’hôpital des méthodes du « nouveau management » et de ses outils, indicateurs de performance, benchmarking ou « évaluation comparative », « responsabilisation » des professionnels etc. Les suppressions d’emplois massives qui font porter la pression sur les personnels et accentuent la dégradation des relations entre soignants et patients, génèrent démotivation et souffrance au travail, « burn out » et risque sanitaire, finalement.
Conjoncture : Hôpitaux : le retour à l'équilibre à nouveau reporté. Le déficit cumulé des hôpitaux publics s'est élevé à 487 millions d'euros l'an dernier contre 544 millions en 2010, selon la Fédération hospitalière française. La FHF ne s'attend pas à un retour à l'équilibre avant 2013. Les hôpitaux publics peinent à réduire leur déficit. De 544 millions d'euros, il est passé à 487 millions en 2011, selon les projections réalisées par la Fédération hospitalière française (FHF). Certes, ce chiffre ne représente que 1,02% de leur budget mais on est loin du retour à l'équilibre pour 2012 fixé par Nicolas Sarkozy alors président de la République. Selon Gérard Vincent, délégué général de la Fédération française hospitalière (FHF), «il ne sera pas atteint avant 2013». Une situation qui s'explique par la progression plus forte des dépenses des établissements en 2011 (+3,4%) que les recettes (+2%).
«La hausse des dépenses s'explique pour les deux tiers par la progression des charges du personnel, déclare le délégué général de la FHF. Complément d'enquête - Hôpital public : comment éviter la faillite ? Accès aux soins - La carte de la fracture sanitaire. Protocole Analyse réalisée à partir des données publiques de l’Assurance maladie sur la localisation et les tarifs des médecins de 4 spécialités (généralistes, gynécologues, ophtalmologistes, pédiatres) relevées, au cours du 3ème trimestre 2012, sur www.ameli-direct.fr .
Le tarif retenu a été celui le plus souvent facturé par le médecin pour une consultation simple. Parallèlement, la population de chaque commune a été retravaillée pour tenir compte de la demande de soins spécifique des différentes tranches d’âge, et ce pour chaque spécialité étudiée. Par ailleurs, nous avons tenu compte, pour chaque commune, des praticiens installés jusqu’à 30 minutes de route pour les généralistes, et jusqu’à 45 minutes pour les spécialistes. Ces éléments ont permis de définir une densité de médecins disponibles pour 100 000 habitants. La définition que nous avons retenue pour les déserts médicaux est particulièrement favorable aux médecins. Sale temps pour l’hôpital public : la moitié d’un service jette l’éponge. L'hôpital ne parvient plus à réduire son déficit. "La qualité des soins à l'hôpital est imprévisible"
Des livres sur l'hôpital écrits par des médecins, il y en a pléthore. Plus ceux produits par des infirmières ou des journalistes. Mais c'est la première fois que des représentants d'usagers en signent un. Rencontre avec Thomas Sannié et Claire Compagnon, coauteurs de L'hôpital. Un monde sans pitié (1). Le Point : Comment se portent les hôpitaux français ? Thomas Sannié : On ne sait pas valoriser ce qui fonctionne bien, et on laisse en l'état ce qui va mal. Claire Compagnon : Une personne hospitalisée aujourd'hui ne sait pas si elle va bénéficier de soins de qualité ou non. S'il fallait n'en retenir qu'un, quel est le défaut majeur que vous observez ? Claire Compagnon : Ce sont les conditions d'accueil. Pourquoi insistez-vous autant sur ce point ? Thomas Sannié : Une chose a changé. À quelle cause principale attribuez-vous ces dysfonctionnements ?
Claire Compagnon : En tout cas, ce n'est pas lié à une insuffisance de moyens. Thomas Sannié : Les causes sont multiples. . (1) L'hôpital. L'hôpital public meurt à petit feu : 3 propositions concrètes pour le sauver. Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, en à l'hôpital Delafontaine, à Saint-Denis, le 17 mai 2012 (M. FEDOUACH / AFP) Il est assez fréquent de présenter l'hôpital public comme une victime sans ressources, esseulée dans un monde ultra-concurrentiel et capitaliste. Telle Jeanne d'Arc, l'hôpital public serait sur le bûcher, fier et digne, mais victime sacrificielle de ce que l'on a coûtume d'appeler la privatisation du service public. Mais cela est faux, malheureusement... L'hôpital est en surcapacité et c'est ce qui le tue à petit feu. Quel est le constat ? 1. Cette surcapacité est d'abord patrimoniale (3 millions de mètres carré de surfaces seulement hospitalières pour l'AP-HP, on exclut donc dans ce chiffre les logements et autres musées et fondations...).
Rappelons qu'il y a plus d'hôpitaux en France qu'aux États-Unis... Alors que faire ? Si la critique est rare dans le monde de l'hôpital public, elle est stérile si elle n'est pas suivie de propositions. 1. Podcast - L'hôpital va-t-il vraiment si mal ? - Idées. « Au cours des dernières années, nous avons vu changer le profil des patients qui nous étaient adressés, dans un contexte de pression croissante et d’exigence de rentabilité…Notre service est devenu un tel repoussoir que l’ensemble de l’équipe médicale et paramédicale a honte des conditions d’accueil que nous proposons…Nous estimons que les conditions minimales ne sont plus réunies pour que nous puissions continuer à prendre en charge nos patients, sans discrimination, dans la dignité. » Voici quelques extraits de la lettre ouverte adressée la semaine dernière à Mireille Faugère, la directrice générale de l’AP-HP (l’Assistance publique-hôpitaux de Paris).
Lettre signée par 3 médecins de l’hôpital Saint-Antoine, lesquels ont donc choisi de démissionner et d’aller exercer dans le privé. Claire Compagnon, Marianne Binst et Fabienne Bézio J-C Francis © Radio France A vrai dire, ce genre de propos ne nous surprend plus vraiment. . « Le service public hospitalier va-t-il vraiment si mal ? »